(BFM Bourse) - Décidément, cette dernière ligne droite de l'année a tout l'air d'un chemin de croix pour l'indice CAC 40, qui péniblement oscille autour des 6 550 points, sous la pression de l'explosion des cas de Covid-19 en Chine. Les opérateurs ont un œil attentif à l'explosion du nombre de cas en Chine continentale, à l'aune des craintes grandissantes de retour de mesures drastiques de fermeture de l'usine du monde. C'est cette mise sous forte tension des chaînes d'approvisionnement dans une économie encore largement mondialisée, qui peut constituer un frein majeur à l'appétit pour le risque au tournant de l'année. Jeudi toutefois, l'indice phare parisien est parvenu à grappiller 0,97% à 6 573 points, dans le sillage d'une réaction à Wall Street, alimentée en grande partie par les stars de la tech.
Côté statistiques, la publication des inscriptions hebdomadaires aux allocations chômage, parfaitement dans les attentes, à 225 000, ne sont en réalité venues que confirmer l'état de tension du marché de l'emploi outre Atlantique. La hausse de ces nouvelles inscriptions est ténue, et surtout, le marché y était préparé.
Côté valeurs, la santé et notamment les groupes proposant des tests Covid-19 ont bénéficié des inquiétudes liées à la pandémie. Eurofins a signé la plus forte hausse du CAC 40 avec une progression de 3,09% à 68,64 euros. Ipsen s’est adjugé 4% et bioMérieux a gagné 3,3%.
De l'autre côté de l'Atlantique, les principaux indices sur actions ont progressé jeudi, dans des proportions très variables: si le Dow Jones a gagné 1,05% à 33 200 points, le Nasdaq Composite a rebondi de 2,59% à 10 478 points. Le S&P 500, baromètre de référence de l'appétit pour le risque, a gagné 1,75% à 3 849 points.
Un point sur les autres classes d'actifs à risque: vers 08h00 ce matin sur le marché des changes, la monnaie unique se traitait à un niveau proche des 1,0650$. Le baril de WTI, l'un des baromètres de l'appétit pour le risque sur les marchés financiers, s'échangeait autour de 77.50$.
A suivre en priorité à l'agenda macroéconomique ce vendredi, l'indice PMI de Chicago à 15h45.
ELEMENTS GRAPHIQUES CLES
L'indice tricolore a tracé en une séance l'intégralité de l'amplitude de la figure de consolidation au-dessus des 6 550 points, dont l'intégrité a été menacée. La clôture jeudi 15/12 s'est faite très proche des points bas de séance, et la puissance des volumes est venu apporter du crédit à l'option d'une rupture, à terme de ce seuil. Première tentative vendredi, avec validation par les volumes.
Si la fédération sectorielle n'est pas encore au rendez-vous, le signal technique envoyé est clairement négatif.
Dans l'immédiat, le pullback mercredi 21/12 doit être infirmé ou confirmé définitivement pour envoyer un quelconque signal exploitable. Il a pour l'instant été confirmé par deux fois. Les trajectoires relatives de deux moyennes mobiles remarquables envoient également un signal d'alerte.
PREVISION
Au regard des facteurs graphiques clés que nous avons mentionnées, notre avis est négatif sur l'indice CAC 40 à court terme.
Ce scénario baissier est valable tant que l'indice CAC 40 cote en dessous de la résistance à 6550.00 points.
Le conseil BFM Bourse
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