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CAC 40

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CAC 40 : Poursuite de la congestion autour des 5 000 points

lundi 14 septembre 2020 à 08h34

(BFM Bourse) - A l'issue d'une semaine marquée par une vague de prises de profits sur le secteur technologique américain, et par un statu quo de la BCE, le CAC est resté dans une figure de congestion proche des 5 000 points, barre symbolique qui fait techniquement sens (voir plus bas).

Pour rappel jeudi, la Banque Centrale Européenne n'a pas infléchi d'un iota sa politique, et n'a pas donné d'orientations stratégiques majeures pour les mois à venir, comme l'avait fait la Fed en préambule du dernier symposium de Jackson Hole.

Emmanuel Auboyneau, Gérant Associé Amplegest, a noté: "On attendait la présidente de la BCE sur la parité euro dollar après la forte remontée de la monnaie européenne cet été. Elle a confirmé que ce sujet était bien à l'ordre du jour des réflexions de la BCE, tout en indiquant qu'il ne fallait pas surréagir et que cette question ne faisait pas partie des missions affichées de la banque. Cependant, comme la remontée de l'euro contribue au mouvement actuel de désinflation, la Banque Centrale ne peut que s'en préoccuper. La parité euro dollar est donc sous surveillance, sans plus de précision. Pas sûr que ces déclarations puissent agir dans le sens d'un repli de l'euro face au la monnaie américaine…"

Christine Lagarde s'est toutefois voulu rassurante en déclarant que "les risques déflationnistes sont en baisse". Pour Carsten Brzeski, chef économiste chez ING, la dirigeante de l'institution s'est livrée à un "exercice d'équilibre verbal intéressant, voire risqué". "Mentionner le taux de change dans sa déclaration introductive pour la première fois depuis plus de deux ans et insister sur les révisions à la hausse des prévisions d'inflation (sous-jacente) pourrait à terme déclencher un nouveau renforcement de l'euro", écrit-il. Ce qui, selon lui, "signifie que la BCE semble s'inquiéter de l'appréciation de l'euro, mais pas trop encore".

John Placard (Mirabaud) a synthétisé: "Amélioration des perspectives économiques ou encore niveau de l'euro considéré comme « raisonnable », Christine Lagarde a dépeint un tableau de la zone euro avec certes des incertitudes, mais un retour de la confiance. Il n'en fallait pas plus pour que les investisseurs reprennent du poil de la bête tout comme l'euro d'ailleurs. Le doute quant à de nouvelles interventions monétaires pourrait ainsi refaire surface et gâcher quelque peu la fête."

Cette semaine, outre une actualité monétaire riche, "les investisseurs seront attentifs aux discussions concernant le Brexit et les débats sur la loi controversée proposée par Boris Johnson la semaine dernière, qui doivent démarrer ce lundi. Si cette loi passait, cela pourrait remettre en cause l’accord signé l’an dernier, qui a permis aux deux blocs économiques d’officialiser la sortie du Royaume-Uni de l’Union Européenne en janvier." note Vincent Boy, analyste de marché IG France.

Au chapitre statistique, l'indice des prix à la consommation en Allemagne pour le mois d'août en données finales est ressorti à -0,1%, parfaitement dans la cible, selon les données DeStatis. Outre Atlantique, les chiffres des prix à la consommation ont également été publiés, par le Bureau of Labor Statistics. Quelle que soit l'assiette de produits retenue, la dynamique mensuelle des prix sur le mois d'août a dépassé les attentes (+0,4%).

Outre-Atlantique, "les investisseurs n'ont pas non plus apprécié l'échec hier (jeudi) au Sénat d'un nouveau programme d'aide d'environ 500 milliards de dollars proposés par les républicains", affirme John Plassard, spécialiste en investissements pour Mirabaud Securities. Ce plan doit venir s'ajouter à un arsenal de mesures de soutien à l'économie américaine, initiées par le gouvernement ainsi que la Banque centrale.

Côté valeurs, le n°1 mondial du luxe LVMH (+3,03% à 416,60 euros) a annoncé jeudi qu'il allait saisir la justice américaine contre le joaillier américain Tiffany, qu'il accuse de "mauvaise foi", au lendemain de la suspension de leur opération de rapprochement à 16,2 milliards de dollars. Ce bond a profité aux autres valeurs du secteur (+2% à 570,60 euros pour Kering, +1,36% à 743,20 euros pour Hermès). Enfin, Ubisoft s'adjuge 5,62% à 74,08 euros grâce à un relèvement de cible de Jefferies. C'est Boiron (+8,90% à 39,15 euros) qui a dominé le palmarès du SRD vendredi, alors que Société Générale et Oddo BHF ont relevé leur opinion sur la valeur la veille.

De l'autre côté de l'Atlantique, les principaux indices sur actions ont terminé la séance de vendredi en ordre dispersé, le Dow Jones parvenant à grappiller 0,48% à 27 665 points et le Nasdaq Composite, à forte "coloration" technologique, perdant 0,60% à 10 853 points. Le S&P 500, baromètre de référence de l'appétit pour le risque aux yeux des gérants de fonds, a fini pour sa part sur une note de quasi stabilité à 3 340 points.

Un point sur les autres classes d'actifs à risque: vers 08h00 ce matin sur le marché des changes, la monnaie unique se traite à un niveau proche des 1.1850$. Le baril de WTI, l'un baromètre de l'appétit pour le risque sur les marchés financiers, s'échangeait autour de 37.50$.

À l'agenda statistique ce lundi, à suivre en priorité la production industrielle en Zone Euro à 11h00. L'agenda se densifiera demain avec les indices ZEW et le rapport mensuel sur l'industrie aux Etats-Unis.

ELEMENTS GRAPHIQUES CLES

Revenons sur le piège à la hausse observé jeudi dernier. Il a encore des conséquences aujourd'hui. Le bull trap (piège à la hausse) est un phénomène classique en finance de marché comportementale: l'acheteur, appâté une première fois, l'est une seconde fois avec le sentiment de faire une affaire encore meilleure avec un point d'entrée jugé bon. Dès lors, la volatilité à la hausse progresse, et l'investisseur est de plus en plus persuadé d'avoir flairé la bonne affaire, sans se poser aucune question sur la justification de la hausse. Si le mouvement haussier ne prend pas corps, le piège se referme.

Pour autant, le cadre technique général ne s'en trouve pas changé. Au harami de la séance du 12 août, a succédé une bougie tout aussi caractéristique lundi 31 août, une bougie dite englobante baissière, dont le corps rouge, déjà ample en soi au demeurant, recouvre intégralement le corps le la bougie précédente, celle de vendredi. Si l'on y ajoute l'observation d'une clôture proche, très proche même, des points bas de séance lundi, des volumes épais et en accélération, et une rupture d'un seuil aussi technique que symbolique, le message délivré est peu avenant.

Dans l'immédiat, le bilan technique est finalement assez clair: tant que l'indice clôture au-dessus des 5 000, l'apport d'oxygène est assuré. En deçà, l'affaire se complique.

PREVISION

Au regard des facteurs graphiques clés que nous avons identifiés, notre opinion est neutre sur l'indice CAC 40 à court terme.

On prendra soin de noter qu'un franchissement des 5132.00 points raviverait la tension à l'achat. Tandis qu'une rupture des 4770.00 points relancerait la pression vendeuse.

Idée d'investissement
avec Société Générale
Si vous souhaitez miser sur notre scénario, le Warrant Société Générale 1R82S est adapté.

Le conseilLogo TradingSat

CAC 40
Neutre
Résistance(s) :
5132.00 / 5509.00 / 5725.00
Support(s) :
4770.00 / 4691.00 / 4368.00

Graphique en données horaires

CAC 40 : Poursuite de la congestion autour des 5 000 points (©ProRealTime.com)

Graphique en données quotidiennes

CAC 40 : Poursuite de la congestion autour des 5 000 points (©ProRealTime.com)
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