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CAC 40

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CAC 40 : Cap sur les prix PCE

Aujourd'hui à 08:30

(BFM Bourse) - Cet article, en accès libre, est produit par l'équipe de recherche en analyse et stratégie boursière de BFM Bourse. Pour ne manquer aucune opportunité, consultez l'intégralité des analyses et découvrez nos portefeuilles en accédant à notre espace Privilèges.

Digérant finalement assez facilement la copie trimestrielle d'NVidia, solide mais sujette à questionnements, et envisageant différents scénarios politiques français, le marché parisien a terminé proche de l'équilibre jeudi, dans une séance marquée graphiquement par le comblement complet et précis du gap baissier de mardi.

le spécialiste des processeurs graphiques a livré des résultats en ligne avec les attentes au titre de son deuxième trimestre. Mais sa cible de revenus pour le trimestre en cours a déçu les attentes les plus optimistes, en raison d’incertitudes sur les livraisons de puces H20 en Chine.

Le point noir de la publication réside dans les perspectives de revenus pour le trimestre en cours. Pour cette période qui court de début août à fin octobre, la société a indiqué tabler sur un chiffre d'affaires autour de 54 milliards de dollars. Ce chiffre implique une croissance sur un an de 54% pour la période, en décélération par rapport à celles des deux précédents trimestres (56% pour le deuxième et 69% pour le premier).

Cette prévision s'avère, sur le papier, en ligne avec le consensus (la prévision moyenne des analystes) Visible Alpha, situé autour de 53,54 milliards de dollars. Mais Gene Munster, gérant chez Deepwater AM, explique que Wall Street attendait un chiffre plus proche de 55 milliards de dollars et Bloomberg note que certaines estimations étaient logées autour de 60 milliards de dollars.

"Ces perspectives renforcent l’inquiétude quant au fait que le rythme des investissements dans les systèmes d’IA est insoutenable", écrit l'agence de presse.

Sur l'actualité politique française, le marché reste suspendu au va-tout joué par le premier Ministre français, François Bayrou, avant l'échéance du 08 septembre et un vote de confiance à l'Assemblée. Allant jusqu'à dénoncer "le confort des boomers", le Palois s'est dit prêt à discuter "de tout", sauf du fond de la question, c'est-à-dire un effort budgétaire de 44 Milliards d'euros. Autant dire que les probabilités d'un vote de confiance à la majorité des députés sont epsilonesques à ce stade.

Parmi les scénarios qu'envisage le marché, une démission du gouvernement, suivie d'une nomination d'un nouveau premier Ministre, à la couleur politique différente. A moins qu'une nouvelle dissolution de l'Assemblée Nationale ne viennent rebattre les cartes. Un scénario dont la probabilité est chiffrée à 65% par Wilfrid Galand, Directeur - Stratégiste chez Montpensier Finance.

"La volatilité pourrait alors être forte, au gré des différents sondages et jusqu'aux élections (qui doivent se tenir dans un délai de 20 jours minimum et 40 jours maximum après le décret de dissolution. Elle pourrait toucher l'ensemble des actifs de la zone euro y compris la monnaie unique, avec la France toujours en première ligne. Une poussée du rendement à 10 ans de l'OAT vers 4% est un risque."

A l'heure où nous écrivons ces lignes, le 10 ans français dépasse les 3,50, contre 3,42% pour son homologue grec.

"Dans ce cadre, la réaction de la BCE serait très attendue", poursuit le décideur en gestion d'actifs. "L'utilisation des mécanismes de stabilisation d'urgence de la zone euro reste une possibilité qui pourrait rapidement être sur la table des gouverneurs à Francfort, en étroite coordination avec les autorités de l'Union Européenne. Dans un souci de préservation de l'intégrité de l'Union Monétaire, l'institution de Francfort ne pourrait rester inactive et la pression sera importante sur Christine Lagarde."

Côté valeurs, Renault a signé la plus forte hausse du CAC 40 (+3,6%) suivi de Kering (+2,4%). Le luxe continue de bien se porter puisque LVMH a pour sa part gagné 2,2%. Pernod Ricard a finalement terminé en hausse de 1,4% après avoir livré des résultats mitigés au titre de son exercice 2025-2026. D'un côté, la rentabilité et la génération de cash ont dépassé les attentes, de l'autre les perspectives ont été décevantes. Hors CAC 40, Eiffage a perdu 2,5% après avoir publié un résultat opérationnel courant inférieur de 2% aux attentes au premier semestre, selon Oddo BHF.

Au chapitre macroéconomique, pas d'écart au consensus sur les inscriptions hebdomadaires aux allocations chômage, en ligne à proximité immédiate des 230 000 nouvelles unités. En revanche, les données préliminaires du PIB T2 ont dépassé les toutes premières estimations, à +3,3% en rythme annuel.

De l'autre côté de l'Atlantique, les principaux indices sur actions ont terminé dans le vert, à l'image du Dow Jones (+0,16%) et du Nasdaq Composite (+0,53%). Le S&P500, baromètre de référence de l'appétit pour le risque aux yeux des gérants de fonds, a grappillé 0,32% à 6 500 points.

Un point sur les autres classes d'actifs à risque: vers 08h00 ce matin sur le marché des changes, la monnaie unique se traitait à un niveau proche des 1,1670$. Le baril de WTI, l'un des baromètres de l'appétit pour le risque sur les marchés financiers, s'échangeait autour de 64,60$. Les Treasuries 10 years, rendement des obligations souveraines fédérales à échéance 10 ans, se négociaient légèrement au-dessus des 4,20%. Quant au VIX, il valait 14,43 à la dernière clôture du S&P500.

A l'agenda macroéconomique ce vendredi, à suivre en priorité les prix PCE (personal consumption expenditures), la jauge d'inflation préférée de la Fed.

Fed qui pour rappel s'oriente très probablement vers une baisse de 25 points de base du loyer du Dollar le mois prochain à l'issue de son Comité de politique monétaire. Un FOMC qui sera d'autant plus suivi qu'à l'occasion du symposium de Jackson Hole, le patron de la puissante institution monétaire a pavé la voie vers un peu plus de souplesse. En tous cas, l'outil FedWatch du CME Group chiffre à 88,2% les probabilités d'une contraction de 25 points de base des Fed Funds.

Les PCE (excluant les éléments volatils que sont l'énergie et l'alimentation) sont attendu en hausse stable de 0,3%.

ELEMENTS GRAPHIQUES CLES

Le vaste range (canal latéral), dont l'amplitude a une nouvelle fois été redéfinie les 31 juillet et 1er août, conserve du sens, et le refoulement des cours lundi 25 août, au contact de la borne haute vient le confirmer. Les 7 500 points sont renforcés dans leur rôle de support autant que les 7 940 points le sont dans leur rôle de résistance. Ce sont donc des zones d'intervention à privilégier, dans ce marché clairement bipolarisé.

PREVISION

Au regard des facteurs graphiques clés que nous avons identifiés, notre opinion est neutre sur l'indice CAC 40 à court terme.

On prendra soin de noter qu'un franchissement des 7940.00 points raviverait la tension à l'achat. Tandis qu'une rupture des 7682.00 points relancerait la pression vendeuse.

Le conseil BFM Bourse

CAC 40
Neutre
Résistance(s) :
7940.00 / 8260.00
Support(s) :
7682.00 / 7512.00

Graphique en données horaires

CAC 40 : Cap sur les prix PCE (©ProRealTime.com)

Graphique en données quotidiennes

CAC 40 : Cap sur les prix PCE (©ProRealTime.com)
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