(BFM Bourse) - L’indice parisien a débuté la séance de ce lundi 14 juillet en net repli. Les États-Unis ont annoncé qu’ils comptaient instaurer des droits de douane de 30% sur les importations européennes à compter du 1er août. Bruxelles, de son côté, tente de jouer la carte de la diplomatie.
La Bourse de Paris débute la semaine avec de nombreuses informations à digérer. Ce lundi 14 juillet, la place tricolore a ouvert en nette baisse, son principal indice, le CAC 40, cédant 0,71% vers 9h, à 7.774,08 points.
Le marché parisien réagit aux annonces du week-end sur les droits de douane américains. Le président américain, Donald Trump, a annoncé qu’il comptait instaurer des droits de douane de 30% sur les importations provenant de l’Union européenne et du Mexique à compter du 1er août.
"Pour être honnête, il y a un mois, Trump a menacé l'Union européenne d'imposer des droits de douane de 50%, on pourrait donc dire que c'est une amélioration ! Le marché pense généralement qu'il s'agit d'une tactique de négociation et qu'il est peu probable que de tels tarifs soient appliqués", commente Jim Reid de Deutsche Bank.
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L'Europe veut négocier
Pour l’heure, les États-Unis appliquent un taux plancher aux importations européennes de 10%.
Donald Trump a prévenu qu’il alourdirait encore les droits de douane frappant l’Europe, si le bloc venait à riposter.
Bruxelles, de son côté, joue la carte de l’apaisement. L’Union européenne temporise pour le moment quant à une éventuelle contre-offensive. La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a déclaré que l’Europe comptait toujours privilégier "une solution négociée". "Cela reste le cas et nous utiliserons le temps dont nous disposons maintenant jusqu'au 1er août", a assuré dimanche la cheffe de l'exécutif européen.
"L'Union européenne et le marché espèrent donc que la diplomatie l'emportera", conclut Jim Reid.
Les ministres du Commerce de l'Union européenne se réunissent lundi à Bruxelles pour affiner leur stratégie face à aux annonces de Donald Trump.
Du côté des valeurs, Hermès est pénalisé par un abaissement de recommandation de la part de Jefferies qui est passée d'"acheter" à "conserver" sur le titre. L'action perd 3% et accuse la plus forte baisse du CAC 40.