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Cac 40 : Soulagée par l'absence de sanctions américaines contre la Chine, la Bourse repart de l'avant

lundi 1 juin 2020 à 13h47
Optimiste, la Bourse de Paris démarre la semaine du bon pied

(BFM Bourse) - Le CAC 40 entame le mois de juin avec optimisme malgré l'embrasement social aux États-Unis et malgré la "contre-attaque" promis par la Chine après les déclarations de Donald Trump. Si ce dernier a demandé à son administration de révoquer le statut spécial accordé à Hong Kong, le président américain n'a pas relancé la guerre commerciale et les marchés s'en contentent.

La Bourse de Paris a démarré la semaine en nette hausse dans le sillage des places asiatiques, l'absence de sévères représailles américaines contre la Chine relançant l'appétit pour les actifs jugés risqués. À la mi-journée, le CAC 40 parvient à conserver une bonne partie de ses gains initiaux, affichant une progression de 1,01% à 4.742,68 points vers 12h10, après avoir bouclé la semaine dernière sur un repli de 1,59% vendredi mais sur une avance hebdomadaire de 5,6%.

Les investisseurs craignaient que Donald Trump ne remette en cause les efforts réalisés pour aboutir à une première phase d'un accord commercial avec la Chine signée en janvier en prônant de nouvelles sanctions commerciales contre le géant asiatique. Le président américain, qui dénonce depuis plusieurs jours la loi controversée sur la sécurité nationale que Pékin veut imposer à Hong Kong, a calmé le jeu en se contentant de demander la révocation du statut commercial préférentiel de l'ancienne colonie britannique avec les Etats-Unis.

La Chine relance la guerre commerciale

Finalement, "la réponse de Trump n'a pas été si dure que les marchés ne le redoutaient", écrit David Madden, analyste pour CMC Markets. S'ils pensaient pouvoir classer le risque d'escalade des tensions commerciales sino-américaines pour se concentrer sur la macroéconomie, les investisseurs ont eu la désagréable surprise de voir la Chine agiter une nouvelle menace de "contre-attaque" après les déclarations de Trump lundi matin. Selon Bloomberg, l'empire du Mileu n'aurait pas tardé à mettre ses menaces à exécution, mettant un terme à ses importations de produits agricoles américaines (notamment le soja et le porc) et menaçant ainsi l'accord commercial.

"Tout propos ou action qui nuit aux intérêts de la Chine se heurtera à une ferme contre-attaque", a prévenu lundi Zhao Lijian, porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères. Ferme mais avare en détails, Donald Trump avait par ailleurs annoncé vendredi que les Etats-Unis suspendaient l'entrée sur leur territoire des ressortissants chinois présentant un "risque" pour la sécurité du pays.

Donald Trump a par ailleurs demandé à ses collaborateurs d'enquêter sur les entreprises chinoises cotées à Wall Street. "La Chine exhorte les États-Unis à immédiatement remédier à ces erreurs et à abandonner leur mentalité de Guerre froide", a souligné Zhao Lijian lors d'une conférence de presse.

Les États-Unis au bord de l'implosion, le marché regarde ailleurs

Le marché ne semble par ailleurs pas ébranlé par les manifestations "les plus violentes depuis des décennies" selon la presse américaine, contre les violences policières et le racisme dans plusieurs villes aux Etats-Unis dont Washington, après le meurtre de George Floyd par un policier à Minneapolis. Pour ne rien arranger, la Chine a dénoncé lundi la "maladie chronique" du racisme aux Etats-Unis.

Les opérateurs préfèrent détourner leur attention de ces violents heurts pour se focaliser sur des facteurs d'optimiste tels que la reprise économique en Chine. L'activité manufacturière y a rebondi plus que prévu en mai grâce à la levée des restrictions due à l'épidémie de Covid-19. L'indice, calculé par le cabinet IHS Markit pour le groupe de médias Caixin, qui s'était effondré en février à 40,3 avec la paralysie du pays provoquée par le Covid-19 est remonté à 50,7.

En zone euro, "le principal point d'attention de la semaine sera la réunion de la BCE jeudi", souligne Christopher Dembik, responsable de la recherche économique chez Saxo Banque. La Banque centrale européenne pourrait renforcer son programme d'urgence destiné à limiter l'impact économique de la pandémie de nouveau coronavirus.

Unibail, Publicis et l'automobile au rebond

Sur le front des valeurs, Peugeot grimpe de 4,7% à 12h40, le marché automobile français ayant certes encore plongé en mai (-50,3% sur un an), sous l'effet des mesures de confinement, mais les constructeurs discernent de premiers signes de reprise. Renault prend aussi 4,6% alors que son président Jean-Dominique Senard, a assuré dimanche qu'il n'avait "aucune intention" de fermer le site du constructeur automobile de Maubeuge (Nord) mais que la Fonderie de Bretagne (FDB) "n'avait pas vocation" à rester au sein du constructeur.

Au sein du CAC, les meilleures performances sont pour Unibail (+7%) et Publicis (+5,7%), deux groupes qui ont beaucoup souffert pendant la crise et entrevoient le bout du tunnel avec les signaux de reprise économique.

Sur le reste de la cote, le groupe Flo bondit de 15,4% à la veille de la réouverture des bars et des terrasses en France. Europcar, en revanche, cède 2,4% en réaction à la baisse de recommandation de Morgan Stanley à "pondération en ligne".

Après avoir enregistré un rebond spectaculaire en mai, les cours pétroliers évoluent en léger repli lundi sous le coup de prises de bénéfices. À 12h45, le baril de WTI lâche 0,7% à 35,24 dollars quand celui de Brent grignote 0,11% à 37,88 dollars.

Enfin, sur le Forex, la monnaie unique poursuis sur sa lancée et reprend encore 0,1% face au billet vert, à 1,1111 dollar.

Quentin Soubranne - ©2020 BFM Bourse
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