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CAC 40

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Cac 40 : Le marché parisien poursuit une séquence de hausses jamais vue depuis 1999

mercredi 17 novembre 2021 à 18h05
poursuit une séquence de hausses jamais vue depuis 1999

(BFM Bourse) - Grâce à un très léger gain mercredi, l'indice phare tricolore a accumulé 14 séances dans le vert en l'espace de 15 jours. Un enchaînement qui ne s'était pas observé depuis novembre 1999 (où la série avait été jusqu'à 15 hausses en 16 séances).

Aucun record ne semble pouvoir résister au marché parisien en ce mois de novembre 2021, qui restera dans les annales boursières. Mercredi, le CAC 40 a signé une hausse symbolique (+0,06% à 7156,85 points) mais non moins significative puisqu'elle marque la 14e progression en l'espace des 15 dernières séances, une série inédite depuis... novembre 1999. Alors en pleine bulle Internet, le principal échantillon de la cote parisienne avait réussi l'exploit d'enchaîner 15 hausses sur 16 séances, une série désormais à portée de main...

Contrairement à 1999, ce nouveau "rallye" d'anthologie est toutefois plus prudent (et d'une ampleur bien moindre en pourcentage comme on l'a vu ce mercredi), les investisseurs s'interrogeant toujours sur la réponse que les banques centrales vont apporter face à la persistance des craintes inflationnistes. Pour le directeur adjoint des investissements chez Mirabaud John Plassard, les opérateurs sont ainsi "toujours partagés entre le FOMO ("fear of missing out") et les questions concernant l’inflation après les propos du responsable de la Fed James Bullard ayant affirmé que la baisse des rachats d’actifs de la part de l’institution monétaire américaine pourrait aller plus rapidement que prévu". Le fameux tapering pourrait même être totalement accompli avant mi-juin 2022 selon le président de la Fed de St Louis.

Si une hausse plus forte que prévu des ventes au détail aux Etats-Unis en octobre a renforcé l'optimisme des marchés quant à la vigueur de la reprise de la première économie mondiale, et permis au CAC, au Dax et au Stoxx 600 d'atteindre de nouveaux sommets mardi, cette statistique positive pourrait également inciter la Fed à réduire davantage son soutien. "Les données confirment le sentiment que les choses vont plutôt bien et que la Fed peut se permettre d'être un peu plus agressive si elle le souhaite sans gâcher la fête", estime Rob Carnell chez ING. Le président américain Joe Biden doit d'ailleurs annoncer d'ici la fin de la semaine s'il reconduit ou non Jerome Powell au poste de président de la Fed.

Outre-Atlantique, les principaux indices évoluaient en modeste repli au moment de la clôture européenne en dépit de solides résultats des groupes de distribution Target, TJX et Lowe's, le Nasdaq parvenant à conserver l'équilibre.

À Paris, l'indice phare n'a connu que peu de variations importantes, en l'absence d'actualité propre aux entreprises. En tête du palmarès, Schneider Electric (+1,76%) est revenu au plus haut historique ou quasi, suivi de Saint-Gobain (+1,7%) et Legrand (+1,5%), quand Worldline est retombé dans ses travers (-3,1%), Alstom (-2,75%) et Safran (-2,1%) complétant le trio de queue.

Hors du CAC, l'équipementier automobile Faurecia a fini légèrement dans le vert après avoir annoncé qu'il détiendrait 79,5% de son homologue allemand Hella, spécialisé dans l'éclairage, à l'issue de son offre publique lancée en septembre. La discrète holding de la famille Burelle (propriétaire de Plastic Omnium) poursuit de son côté sa vive remontée (+7,7% après +6,1% mardi) sur fond de rattrapage après un parcours boursier compliqué en 2021.

Le n°1 européen des résidences de tourisme Pierre & Vacances a au contraire poursuivi sa chute (-5,3%) alors que les candidats à sa recapitalisation semblent loin de se bousculer puisque le groupe n'a reçu qu'une offre ferme, quand il en attendait trois.

Au chapitre énergétique, les cours du brut refluaient de nouveau après des données de pointant vers une hausse hebdomadaire des stocks stratégiques. Le baril de Brent cédait 1,63% à 81,09 dollars en fin de journée quand celui de WTI reculait de 2,32% à 78,89 dollars.

Tombé à un plus bas depuis juillet 2020 face au billet vert dans la nuit après les statistiques américaines alimentant le scénario d'un resserrement monétaire prochain outre-Atlantique, la monnaie unique se stabilisait à bas niveau à 1,1321 dollar.

Guillaume Bayre - ©2021 BFM Bourse
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