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CAC 40

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Cac 40 : Le marché parisien hésite à l'orée d'une semaine surchargée

lundi 26 juillet 2021 à 12h45

(BFM Bourse) - Dans les derniers instants de calme avant l'avalanche de publications semestrielles qui va s'abattre (à partir de ce soir avec LVMH côté français), les investisseurs s'abstiennent de tout initiative et l'indice CAC 40 accuse un léger repli.

Le calme avant la tempête. Peu animé, le CAC 40 évolue dans le rouge depuis l'ouverture ce lundi matin, après avoir remarquablement rebondi la semaine dernière (malgré sa chute de lundi dernier, l'indice parisien a engrangé un gain hebdomadaire de 1,7%). Vers 12h15, il évolue à 6.551,55 points, soit -0,26% par rapport à vendredi soir, avec moins de 550 millions d'euros échangés pour le moment.

Les entreprises seront très nombreuses cette semaine à présenter leurs résultats : près de 50% (en termes de capitalisation boursière) de l’indice phare américain S&P 500 avec Tesla et Mc Donald dès ce lundi, suivis de Microsoft, Alphabet, Visa ou encore Starbucks mardi ; puis Apple, Facebook, Amazon, Paypal, Pfizer, Qualcomm et Boeing mercredi, Mastercard, Comcast, Exxon Mobil, Merck, Chevron, et Caterpillar jeudi et enfin Procter & Gamble vendredi notamment.

Du côté du CAC 40, une trentaine de sociétés publieront également leurs résultats cette semaine, dont LVMH après Bourse.

Autre rendez-vous majeur, la décision de politique monétaire de la Fed et le discours de son président mercredi soir. Jerome Powell "pourrait être un peu moins accommodant qu’auparavant, tout en conservant un ton rassurant sur l’inflation transitoire et la poursuite des rachats d’actifs ainsi que le maintien des taux bas pour un certain temps encore", anticipe Vincent Bloy, analyste marché chez IG France. "Ce discours sera d’ailleurs suivi le lendemain par des statistiques très surveillées par les marchés, à commencer par les indices PCE de prix à la consommation des ménages, qui permet de jauger de l’inflation et qui reste le plus gros risque pour les investisseurs. En cas de trop forte accélération, cela pourrait forcer la Fed à ajuster sa politique monétaire plus tôt que prévu. Celle-ci reste le principal moteur de croissance des marchés financiers depuis plus d’un an". Le PCE "core" est attendu à 3,7%, soit une nouvelle fois sur ces plus hauts depuis les années 1990 mais également en accélération par rapport au précédent qui était ressorti à 3,4%.

Sur le front de la pandémie, malgré la montée de contagions "il semblerait bien que le marché ait été rassuré par des statistiques sanitaires qui montrent que les vaccins sont bien efficaces", pour ce qui est d'éviter les cas graves et donc les décès, observe Sebastian Paris Horvitz. Combiné à la bonne teneur des premiers résultats, cela explique le mouvement de reprise observée la semaine dernière sur les principaux indices boursiers, notamment à Wall Street qui a signé d'énièmes records historiques vendredi.

"Le défi reste d’accélérer les campagnes de vaccination et continuer à lutter contre le manque d’acceptation d’une partie des populations, même si très minoritaire de refuser les vaccins. Compte tenu des constats actuels, tout en prenant des mesures plus ciblées pour limiter la recrudescence des contagions, nous pensons toujours que la reprise économique ne sera pas mise en danger par le virus, même si dans certains segments de l’économie pourraient voir le retour à la normale ralenti", indique le directeur de la recherche de La Banque Postale Asset Management.

Toutefois un nouvel élément vient cette semaine dégrader quelque peu l'embellie observée sur les marchés en fin de semaine dernière, avec l'annonce de nouvelles mesures des autorités chinoise pour marquer leur contrôle sur l'économie. "Après les géants de l’internet, c’est un autre segment qui se développait très fortement, celui des cours par internet. Les autorités ne veulent plus que ces activités aient une visée de profitabilité et qu’ils bénéficient de capitaux étrangers. Évidemment, tout ce segment s’est effondré en bourse. Ceci sera une nouvelle source d’inquiétude pour les investisseurs, et risque de plomber davantage le marché chinois", observe Sebastian Paris Horvitz. Ce matin, l'indice phare chinois a flanché de 2,34%.

À Paris, la bonne teneur des comptes de Faurecia est accueillie par une baisse de 4,9%, l'action faisant ainsi plus qu'effacer son gain de la semaine précédente pour venir flirter avec un plancher depuis le début de l'année, tandis que Lagardère perd 2,9% après un article du Monde révélant une enquête en cours du Parquet national financier.

Inversement Icade parvient à enregistrer 1% de gains à la suite de la révision en hausse de ses objectifs annuels.

La rubrique fusions-acquisitions s'enrichit du projet de prise de contrôle d'Artefact par Ardian, avec à la clé une OPA sur le titre de l'ex-Netbooster à 7,80 euros sous réserve des conditions usuelles. L'action, qui ne valait plus que 60 centimes au plus fort du krach boursier du printemps 2020, accélère encore de 35% ce matin.

Le contrat à terme sur le baril de Brent (pétrole de la mer du Nord) cède 0,40% à 73,80 dollars.

Très volatil depuis cette nuit, l'euro remonte de 0,23% à 1,1799 dollar, tandis que le Bitcoin gagne encore près de 11% à 38.238 dollars dans l'anticipation de voir le géant Amazon faire son entrée sur le segment des crypto-monnaies.

Guillaume Bayre - ©2021 BFM Bourse
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