(BFM Bourse) - La Bourse de Paris a clôturé en légère baisse (-0,12%) mardi, après un nouveau sommet en dix ans atteint en début de séance, les investisseurs préférant sécuriser leurs gains avant la réunion de la Banque centrale européenne (BCE) jeudi.
L'indice CAC 40 a lâché 6,73 points à 5.535,26 points, dans un volume d'échanges limité de 3,6 milliards d'euros. La veille, il avait fini en hausse de 0,28%.
Profitant de l'accord trouvé au Sénat américain lundi soir, qui a mis fin au blocage budgétaire, la cote parisienne est revenue mardi matin à son plus haut niveau depuis le 4 janvier 2008, à 5.567,03 points. Mais au fil de la séance, la place s'est essoufflée.
"Le moteur de la hausse des marchés depuis le début de l'année est vraiment cette croissance qui intervient en même temps dans plusieurs marchés stratégiques, que ce soient l'Asie, les Etats-Unis ou l'Europe", a commenté auprès de l'AFP Andrea Tuéni, un analyste de Saxo Banque.
A cela s'est ajouté "une nouvelle encore positive sur l'économie avec les prévisions de croissance du FMI revues à la hausse" lundi et la fin de la fermeture partielle des administrations fédérales américaines, "ce qui a permis au marché de repartir du bon pied", a-t-il complété.
Mais si l'indice parisien a très bien démarré la journée, "cela s'est un petit peu gâté ensuite", a-t-il observé.
"Avant la réunion de la Banque centrale européenne (BCE) jeudi et dans un marché quand même très porteur, qui est monté très vite ce matin, les investisseurs ont intérêt à lever un peu le pied pour assurer leurs gains sans forcément partir tête baissée à la hausse" a expliqué M. Tuéni.
Par ailleurs, la progression de la cote parisienne a été ralentie selon lui par l'évolution en ordre dispersé de Wall Street ainsi que par la remontée de l'euro - qui se rapprochait de ses plus hauts de janvier - face au dollar.
Sur le terrain des valeurs, Carrefour a pris la tête de l'indice CAC 40 avec une hausse de 3,22% à 19,06 euros, les investisseurs accueillant favorablement le virage stratégique pris par le géant de la distribution, qui prévoit des milliers de suppressions de postes et des investissements renforcés dans le numérique.
Avec AFP