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Cac 40 : La Bourse de Paris flambe avec la Chine et Draghi

(Tradingsat.com) - L'indice parisien a terminé la semaine en beauté, se rapprochant ainsi un peu plus de la barre des 5.000 points (+2,53% à 4.923,64 points). Le marché parisien continue d'être porté par le discours prononcé jeudi par "Super" Mario Draghi, le président de la Banque centrale européenne (BCE). Ce dernier a indiqué lors de sa conférence de presse que plusieurs mesures avaient été discutées par l'état-major (le conseil des gouverneurs) de la banque centrale pour muscler encore davantage son action, alors que l'institution prévoit déjà de racheter pour 1.100 milliards d'euros de titres sur les marchés d'ici à septembre 2016. Le tout pour tenter de relancer une inflation qui peine à redémarrer dans la zone euro. Mario Draghi a également annoncé qu'un réexamen de la politique monétaire de la BCE serait opéré en décembre prochain.

Des paroles qui font le bonheur des marchés depuis hier et qui ont continué de propulser la cote parisienne. "Les investisseurs n'attendaient pas une BCE aussi accommodante. Le marché se dit désormais qu'il y aura forcément de nouvelles mesures si l'inflation ne décolle pas", observe Alexandre Baradez chef de la stratégie marché chez IG.

Ce n'est pas la première fois que Mario Draghi, tel un charmeur de serpent, réussit à orienter de sa voix les Bourses dans le sens qu'il veut. "Il a cette capacité à emmener les marchés sur un message fort avant même que les mesures interviennent. Et lorsque celle-ci sont effectivement annoncées, il surprend toujours positivement, en annonçant plus que ce qui était attendu", souligne Alexandre Baradez.

Ce dernier note toutefois que le mouvement à la hausse se fait, comme souvent non pas sur des annonces concrètes mais sur des spéculations et pense qu'il y a peut-être un peu de "surachat" dans le mouvement d'aujourd'hui.

Un constat que ne partage pas Fabien Laurenceau, stratégiste action chez Aurel BGC. Car, indique-t-il, un deuxième facteur vient catalyser le marché. En début d'après-midi, la banque centrale chinoise a annoncé une baisse de l'ensemble de ses taux. L'annonce correspond d'ailleurs à une accélération des gains du CAC 40 vers 13h15.

"C'est un symbole. On comprend que les autorités chinoises sont prêtes à agir pour relancer l'économie, ce qui est toujours bien pris par les marchés", commente Fabien Laurenceau. "L'arme monétaire reste très puissante aux yeux des marchés. Ils ont encore en tête l'exemple de la Réserve fédérale américaine qui a mené une politique monétaire ultra-accommodante et dont on a vu les effets sur les indices. Il y a donc un effet auto-réalisateur", ajoute-t-il.

Du côté des valeurs, la séance a été de nouveau très animée. Kering s’est envolé de 10,60% à 172,75 euros. Les ventes de l’ex-PPR ont encore progressé au troisième trimestre même si sa croissance organique s'est essoufflée en raison des difficultés persistantes de sa marque phare Gucci, pour laquelle le groupe prévoit une fin d'année plus favorable.

Havas a fortement progressé (+6,39% à 7,99 euros) en réaction à la publication par le groupe publicitaire d'un chiffre d'affaires en croissance de +15,7% au troisième trimestre 2015, à 516 millions d'euros, avec une croissance organique de +5,5%.

En revanche, Saft s'est effondré de 23,97% à 24,33 euros après avoir dit attendre un ralentissement des ventes au quatrième trimestre dans le secteur pétrolier et le stockage d’énergie. Le spécialiste des batteries de haute technologie a ajusté en conséquence ses objectifs annuels.

Ingenico a perdu 5% à 109,25 euros. La société spécialisée dans les moyens de paiement a annoncé la perte d’un client important dans le paiement en ligne représentant un chiffre d’affaires annuel d’environ 50 millions d’euros. Pour Natixis, cela « va pénaliser la croissance organique de l’activité Services et de l’ensemble du groupe au quatrième trimestre 2015 et au premier semestre 2016. »

Enfin, Eiffage a fini à l'équilibre (-0,07% à 56,40 euros) après avoir été perturbé en séance par le décès brutal de son PDG Pierre Berger.

Par la rédaction

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