(BFM Bourse) - La Bourse de Paris a terminé en recul lundi (-0,73%), entamant la semaine de façon maussade sur fond d'appréciation de l'euro face au dollar, le marché restant par ailleurs attentif aux publications d'entreprises.
L'indice CAC 40 a cédé 37,62 points à 5.093,77 points, son plus bas niveau en clôture depuis le 21 avril, dans un volume d'échanges de 3,83 milliards d'euros. Vendredi, il avait fini en recul de 1,07%.
Après une ouverture à l'équilibre, la cote a oscillé autour de l'équilibre une majeure partie de la journée avant de perdre du terrain en cours d'après-midi, alors que l'euro reprenait son ascension.
"L"euro poursuit sa hausse, du coup les actions de la zone euro performent moins bien que les actions américaines", explique à l'AFP Ludovic Dufour, gérant allocataire d'actifs chez Mandarine Gestion.
L'appréciation de la devise de la zone euro face au dollar était en effet perçue comme potentiellement nocive pour les sociétés exportatrices, entraînant à la baisse les marchés actions de la région.
Par ailleurs, "les marchés vont devenir moins liquides avec des ajustements alors qu'on s'approche du mois d'août", précise Ludovic Dufour, qui remarque que les investisseurs attendent aussi que soient publiés mardi les chiffres de la croissance au deuxième trimestre dans la zone euro ainsi que plusieurs données clefs aux Etats-Unis, dont le rapport mensuel sur l'emploi, vendredi.
Mais avant cela, le marché a digéré la publication de l'inflation dans la zone euro. Ce chiffre, scruté de près par la Banque centrale européenne, est restée stable en juillet, à 1,3%, toujours bien en dessous de l'objectif de 2,0% de l'institution de Francfort.
Les opérateurs ont aussi regardé du côté de la microéconomie alors que la saison des résultats d'entreprises se poursuit.
Sur le plan des statistiques, outre l'inflation européenne, le marché a pris connaissance des chiffres de l'activité économique dans la région de Chicago, en recul en juillet.
Par ailleurs, toujours outre-Atlantique, les promesses de ventes de logements ont rebondi plus que prévu au mois de juin.
Sur le front des valeurs, Veolia a progressé de 2,03% à 19,06 euros, porté par des objectifs confirmés pour 2017.
A l'inverse, Legrand s'est enfoncé de 4,5% à 58,40 euros après la publication de ses résultats semestriels, qui ont montré une sous-performance de l'activité du groupe en France au deuxième trimestre.
Amundi a regagné du terrain (+2,92% à 65,3 euros) après avoir chuté vendredi sur fond de bénéfice net ressorti en dessous des attentes.
Genfit a grimpé de +5,55% à 27,01 euros, signant la plus forte hausse du SBF 120, à la faveur d'un net regain d'intérêt des investisseurs pour certaines valeurs du secteur des biotechnologies, à l'image également de Transgene (+6,8%), Onxeo (+5,8%) et dans une moindre mesure DBV Technologies (+1,7%).
F/B. avec AFP