(BFM Bourse) - La Bourse de Paris a fini la séance de lundi en repli de 0,60%, le marché se montrant prudent vis-à-vis de la politique économique du président américain Donald Trump, lors d'une séance à l'agenda clairsemé.
L'indice CAC 40 a cédé 29,26 points (-0,60%) à 4.821,41 points, dans un volume d'échanges modéré de 2,8 milliard d'euros. Vendredi, le marché parisien avait grignoté 0,20%.
La cote a ouvert dans le rouge et n'a pas réussi à revenir à l'équilibre, circonspecte après des annonces du nouveau dirigeant américain.
Il y a du côté des investisseurs un "manque d'initiatives et un peu de frilosité", explique Andrea Tuéni, analyste de Saxo Banque.
"Les marchés ont beaucoup progressé depuis l'élection de Donald Trump (en novembre, NDLR), en raison des mesures espérées en terme de fiscalité ou autres", rappelle l'analyste. Or, "pour le moment, les mesures que Donald Trump semble vouloir porter sont plutôt liées au protectionnisme. Cela déçoit un peu les investisseurs", poursuit-il.
Donald Trump a signé l'acte de retrait des Etats-Unis du traité de libre-échange transpacifique (TPP), négocié pendant des années par l'administration Obama et vu comme un contrepoids à l'influence grandissante de la Chine. Cette signature a été officialisée après la fermeture du marché.
La veille, M. Trump avait affirmé qu'il allait commencer à renégocier l'Accord de libre-échange nord-américain (Aléna) avec les dirigeants du Canada et du Mexique qu'il doit rencontrer prochainement.
Sur le front des valeurs à Paris, Veolia a signé la meilleure performance du CAC 40, grimpant de 1,9% à 15,76 euros, après avoir inauguré lundi son nouveau siège social à Aubervilliers (Seine-Saint-Denis), un déménagement qui lui permet de regrouper sur un seul site plus de 2.000 salariés et de faire d'importantes économies, selon son PDG, Antoine Frérot.
De son côté, Crédit Agricole a souffert (-2,7% à 12,05 euros) après l'annonce faite à la veille du week-end par la banque de la dépréciation dans ses comptes de la valeur de sa filiale LCL pour 491 millions d'euros.
F.B. avec AFP