(BFM Bourse) - La Bourse de Paris a terminé en baisse mardi (-0,64% à 4.673,81 points), pénalisée par le secteur des matières premières, le marché refusant de prendre le moindre risque à deux jours d'une réunion de la BCE. Le marché parisien a ouvert proche de l'équilibre, avant de décrocher nettement dans la matinée.
"Le marché évolue peu depuis une semaine après son récent mouvement de reprise. Il manque de catalyseur pour continuer à progresser et attend les discours des banques centrales", relève Frédéric Rozier, conseiller de gestion chez Meeschaert Gestion Privée. Les investisseurs attendent avec impatience la réunion de la Banque centrale européenne (BCE) jeudi, espérant qu'elle tiendra un discours accommodant et laissera la porte ouverte à un renforcement de son programme de rachats d'actifs, face à une économie en zone euro à la peine.
Pourtant, un sondage effectué par la BCE tend à montrer que les conditions de crédits aux entreprises s'améliorent marginalement. "Si cette information est une bonne nouvelle (...), elle tendrait cependant à dire que lors de la réunion de jeudi, le président Mario Draghi ne devrait pas annoncer de nouvelles mesures d'aide à l'économie", indique Frédéric Rozier.
Du côté des valeurs, le secteur des matières premières a été sous pression. ArcelorMittal a perdu 2,89% à 5,31 euros tandis que Total a cédé 0,92% à 44,55 euros.
De son côté, l’action Saint-Gobain a flanché de 3,32% à 37,08 euros. Le titre du leader mondial de l'habitat durable a été dégradé par la banque suisse UBS, qui a décidé d’abaisser sa recommandation de "Neutre" à "Vendre" tout en ramenant son cours cible à 36 euros.
Crédit Agricole a perdu 0,99% à 11,05 euros alors que la banque française Crédit Agricole a accepté de payer 800 millions de dollars aux autorités américaines pour clore les enquêtes de régulateurs sur des violations d'embargo contre l'Iran et le Soudan, selon une source proche du dossier.
En revanche, Soitec a pris 5,19% à 0,81 euro à la suite de la publication d'un chiffre d'affaires consolidé de 55,4 millions d’euros au deuxième trimestre 2015-2016, en nette hausse de 23 % (+3 % à taux de change constants), contre 45,2 millions d'euros l'année dernière.
Enfin, Sartorius Stedim Biotech a bondi de 5,94% à 298,80 euros, inscrivant de nouveaux sommets historiques au-delà des 300 euros (+7,96% à 304,5 euros à 9h55) à la suite d'annonce d'une accélération de sa croissance organique au troisième trimestre 2015.