(BFM Bourse) - Le CAC 40 a terminé en légère hausse ce lundi 16 mars alors que les marchés ont continué de suivre l'actualité au Moyen-Orient.
La Bourse de Paris commence la semaine sur une légère progression. Le CAC 40 a gagné 0,3% à 7.935,97 points à la clôture de ce lundi 16 mars.
Les marchés ont continué de suivre l'évolution du conflit au Moyen-Orient. Les États-Unis ont bombardé durant le week-end l'île de Kharg en Iran. "C'est particulièrement significatif parce qu'environ 90% des exportations de pétrole brut de l'Iran y sont expédiées", écrit Deutsche Bank.
"Pour l'instant, Trump a déclaré dans un message qu'il avait choisi de ne pas détruire l'infrastructure pétrolière, mais il a également dit qu'il y reconsidérerait si l'Iran interférait avec le passage des navires par le détroit d'Ormuz", poursuit la banque allemande.
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Quatre réunions de grandes banques centrales
Le pétrole recule un peu. Le contrat de juin sur le Brent de mer du Nord recule de 1% à 97,91 euros tandis que celui de même échéance sur le WTI coté à New York abandonne 3,3% à 95,46 dollars le baril.
Les cours du baril ont reculé dans l'après-midi, le marché espérant que davantage de tankers passeront par le détroit d'Ormuz, par lequel transite en temps normal l'équivalent de 20% de la consommation mondiale de pétrole. Selon Bloomberg, après deux bateaux indiens, un tanker pakistanais a traversé sans encombre ce détroit, ces derniers jours.
Donald Trump a par ailleurs mis la pression sur ses alliés et sur la Chine pour qu'ils aident à sécuriser le trafic d'hydrocarbures par le détroit d'Ormuz.
Cet environnement complexe ne facilite pas la tâche des grandes banques centrales. Cette semaine les quatre grandes banques des pays développés, à savoir la Réserve fédérale américaine (Fed), la Banque centrale européenne (BCE), la Banque d'Angleterre et la Banque du Japon se réunissent.
"Toutes ces banques centrales devront communiquer clairement leur positionnement par rapport à l’évolution très incertaine de la situation autour de l’Iran et de ses conséquences sur les prix de l’énergie, avec en toile de fond les risques pour l’inflation", écrit Alexandre Baradez, chef de l'analyse de marché chez IG Markets.
Du côté des valeurs, les variations restent contenues. Unibail-Rodamco-Westfield (+2,7%) enregistre la plus forte hausse, tandis que Capgemini (-2,6%) accuse le repli le plus marqué. Sur le marché des changes, l'euro prend 0,7% face au dollar à 1,15 dollar.
