Bourse > Societe generale > Societe generale : Séance euphorique sur les banques, l'embellie pourrait ne pas durer...
SOCIETE GENERALESOCIETE GENERALE GLE - FR0000130809GLE - FR0000130809
47.600 € -1.03 % Temps réel Euronext Paris
47.955 €Ouverture : -0.74 %Perf Ouverture : 48.120 €+ Haut : 47.310 €+ Bas :
48.095 €Clôture veille : 3 895 590Volume : +0.48 %Capi échangé : 38 447 M€Capi. :

Societe generale : Séance euphorique sur les banques, l'embellie pourrait ne pas durer...

Séance euphorique sur les banques, l'embellie pourrait ne pas durer...Séance euphorique sur les banques, l'embellie pourrait ne pas durer...

(Tradingsat.com) - Déjà très bien orientées depuis vendredi, les valeurs bancaires ont très fortement accéléré mardi leur remontée. Souvent la plus affectée pendant les phases de baisse, Société Générale (+16,8% à 20,5 euros) a cette fois-ci amplifié la hausse en signant la meilleure performance du CAC 40. BNP Paribas (+14,2% à 30,05 euros), Crédit Agricole (+13,1% à 5,19 euros), Natixis (+11% à 2,37 euros) ou encore Dexia (+8% à 1,51 euro) ne sont pas en reste.

Le secteur et l'ensemble du marché parisien ont largement profité aujourd'hui des espoirs de renforcement du Fonds européen de stabilité financière (FESF) et d'une intervention de la Banque centrale européenne (BCE) pour endiguer la crise de la dette

Selon la chaîne financière CNBC, des « responsables européens » envisagent de rassembler une partie des fonds du FESF dans un fonds commun de créances (FCC, special purpose vehicle) qui émettrait des obligations et achèterait de la dette souveraine européenne avec un "levier" financé par la BCE.

Une telle solution semble toutefois susciter des réserves chez les analystes. Sa mise en place parait d'abord « difficile » aux yeux d'Aurel BGC, qui souligne qu'elle nécessiterait l'unanimité des pays européen ainsi que l'accord de la BCE sur le financement d'un levier pour acheter de la dette d'Etats.

D'autre part, de l'avis de CM-CIC Securities, si un renforcement du FESF pourrait constituer une bonne nouvelle, la possibilité de l'utiliser en collaboration avec la BCE en démultipliant jusqu'à 8 fois sa capacité d'action, sorte de « solution à l'américaine », marquerait « une course en avant qui serait un véritable danger pour la zone euro ».

Les autorités américaines souhaitent en effet que leurs homologues européennes les suivent sur la mise en place d'un fonds dont l'objet serait d'injecter des fonds dans les banques sous forme d'actions de Préférence, à l'image du TARP mis en place en 2008 outre-Atlantique pour recapitaliser le secteur bancaire.

Mais un tel scénario présente des risques dans la mesure où il « suppose que la croissance économique sera assez forte dans les prochaines années pour permettre aux banques de générer assez de résultats pour rembourser les fonds reçus du FESF », souligne pour sa part Natixis.

Quoi qu'il en soit, si l'espoir d'un renforcement du FESF et d'une intervention de la BCE redonne actuellement de l'espoir aux investisseurs, attention aux désillusions. « L'embellie ne devrait pas durer tant ses rumeurs semblent exagérées », met en garde CM-CIC Securities.


Je donne mon avis

TÉLÉCHARGEZ GRATUITEMENT L’APPLI