(BFM Bourse) - Dans quatre jours, mardi prochain 8 juin 2010, s'ouvre le procès de celui qui a fait trembler la Société Générale sur ses bases en janvier 2008.
Jérôme Kerviel, accusé d'avoir fait perdre 4,9 milliards d'euros à la banque de La Défense, risque 5 ans de prison.
Il a cependant toujours refusé d'endosser le rôle du bouc émissaire dans cette affaire. « Je veux prouver à tout le monde que mes supérieurs savaient ce que je faisais et m'ont aidé à le faire, afin que je fasse gagner plus d'argent à la banque », déclarait ainsi l'ancien trader dans une interview à Bloomberg TV fin mai.
Jérôme Kerviel s'est aussi exprimé au sujet du livre qu'il a récemment publié, « L'engrenage, Mémoires d'un trader », destiné surtout à établir la vérité : « Je veux corriger tous les faux messages qui circulent sur moi depuis deux ans (...), et lever le voile sur ce qui se passe dans ce genre d'activités ».
Le Figaro dresse aujourd'hui le portrait des défenseurs des deux parties qui vont s'affronter. Avec d'un côté Olivier Metzner, ténor du barreau, « réputé pour sa très grande connaissance des procédures », qui « a notamment défendu et obtenu la relaxe de Dominique de Villepin dans le procès Clearstream », indique le journal.
Face à lui, l'avocat de la Société Générale, Jean Veil, le fils de Simone Veil, qui a notamment défendu Dominique Strauss-Khan dans l'affaire de la Mnef.
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