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SOCIETE GENERALE

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Societe generale : La Société Générale enregistre une perte historique en 2020 mais rassure sur ses provisions

mercredi 10 février 2021 à 12h28
Société Générale domine le CAC 40 malgré sa perte annuelle

(BFM Bourse) - En dépit de sa première perte annuelle depuis plusieurs décennies, le titre Société Générale poursuit vivement son rebond dans le sillage de ses résultats, les provisions liées à la crise sanitaire ayant pesé moins qu'attendu sur ses bénéfices au cours du dernier trimestre.

Au rebond depuis son récent creux –à l’instar d’un secteur bancaire qui profite des espoirs de "reflation" (ré-augmentation de l'inflation) et de la remontée des taux obligataires- le titre Société Générale semble bien parti pour boucler sa 8e séance consécutive dans le vert. Mieux, celui-ci domine le palmarès de l’indice phare mercredi matin avec une avance de 3,2% à 17,96 euros vers 11h35 – ce qui porte à +18% sa performance depuis son point bas touché en séance, le 29 janvier dernier. La troisième banque cotée française (derrière BNP Paribas et Crédit Agricole) affiche ainsi de nouveau une valorisation supérieure à 15 milliards d’euros.

La poursuite du rebond observée ce jour intervient en réaction aux résultats annuels meilleurs qu’escompté dévoilés par le groupe avant-Bourse. Société Générale a réalisé sur la période octobre-décembre 2020 un bénéfice net part du groupe de 470 millions d'euros, en baisse de 28,1% par rapport à la période correspondante de 2019, quand son produit net bancaire (PNB) trimestriel a reculé de 6% à 5,84 milliards d'euros. Sur l'ensemble de l’exercice, Société générale affiche une perte nette part du groupe de 258 millions d'euros mais un bénéfice hors éléments exceptionnels (qui comprennent notamment des "pertes de valeur sur goodwill"* de 684 millions d’euros, et des dépréciations d’impôts différés pour 630 millions) de 1,435 milliard. Le PNB annuel, lui, a diminué de 10,4% à 22,1 milliards d'euros et les coûts ont été réduits de 5,7% à 16,7 milliards.

À noter qu’il s’agit de la première perte annuelle de Société Générale depuis au moins trente ans puisque le groupe avait réussi le tour de force de dégager un bénéfice net de 947 millions d'euros en 2007 malgré une perte de 4,9 milliards sur des "activités de marché non autorisées et dissimulées" (affaire Kerviel).

Ce résultat est principalement le fruit du contexte sanitaire exceptionnel qui a contraint la banque à renforcer massivement ses provisions et à passer diverses charges comptables, notamment au premier trimestre au cours duquel sa perte nette part du groupe a atteint 1,6 milliard d’euros.

Déception dans les activités de marché

Société Générale met toutefois en avant "une amélioration de ses performances commerciales et financières" au cours de la deuxième partie de l'année dans un "environnement toujours incertain". Son PDG Frédéric Oudéa, cité dans le communiqué, évoque "un rebond des activités très encourageant depuis mi-mai". Le groupe précise constater "un net rebond" au sein de certains métiers, une "forte résilience" chez d'autres et une "normalisation" sur les activités de marchés, très éprouvées début 2020.

Le détail des résultats du quatrième trimestre dévoile néanmoins un repli des revenus des activités de marchés, dont le groupe s'efforce de réduire le profil de risque: ceux du trading d'actions ont diminué de 7% sur un an et ceux des activités taux, crédit et changes (FIC) de 16%. Sur l'ensemble de l'année, les revenus de la branche "Activités de marché et services aux investisseurs" ont chuté de 20,1% à 4,164 milliards d'euros, avec une très nette surperformance des activités "Taux, crédit et change" (+14,9% à 2,29 milliards d'euros) vis-à-vis des activités "Actions" (PNB en repli de 49,0% sur un an, à 1,27 milliard). Cette performance contraste avec celles (record) affichées par les grandes banques américaines, JP Morgan et Goldman Sachs en tête.

Coût du risque maîtrisé

Le coût net du risque -qui correspond aux dotations et reprises de provisions sur l’ensemble des risques bancaires (de crédit, de contrepartie, opérationnel)- ressort à 689 millions d'euros au quatrième trimestre, contre 518 millions sur juillet-septembre et 371 millions sur octobre-décembre 2019. Le consensus IBES-Refinitiv tablait sur 993 millions. À fin 2020, le coût net du risque a atteint 3,306 milliards, soit 2,6 fois plus qu'en 2019, ce qui représente 64 points de base (ou 0,64%) des encours de crédits. Ce bond résulte essentiellement de l'augmentation des provisions au titre des encours sains -pour un montant total de 1,37 milliard, dont 1,01 milliard lié à la revue des scénarios macroéconomiques.

Société Générale affiche par ailleurs un ratio de solvabilité "Common Equity Tier 1" (CET1) de 13,4% à fin décembre, supérieur de près de 440 points de base à l'exigence fixée (à 9,03%) par la BCE. Le groupe s'est fixé pour objectif de conserver un ratio CET1 supérieur de 200 points au niveau réglementaire.

Pour l'exercice en cours, le groupe table à ce stade sur une légère croissance de ses revenus ainsi que sur une diminution du coût du risque et confirme son objectif d'un taux de distribution de 50% du résultat net part du groupe sous-jacent. À cet égard, Société Générale proposera à l'assemblée générale des actionnaires du 18 mai prochain le paiement d'un dividende de 0,55 euro par action en numéraire, puis prévoit un plan de rachat d'actions, au 4e trimestre 2021, d'un montant équivalent à celui consacré au dividende, soit environ 470 millions d'euros.

*"Lors de la prise de contrôle d’une entreprise, le Groupe inscrit à son bilan consolidé chacun des actifs et passifs de sa nouvelle filiale à leur juste valeur comme s’il les avait achetés individuellement. Mais le prix d’acquisition d’une entreprise est généralement supérieur à la valeur nette réévaluée de ses actifs et passifs. Cette survaleur, appelée "écart d’acquisition" (ou "goodwill") peut représenter une partie du capital immatériel de l’entreprise (notoriété, qualité des équipes, part de marché, etc.) qui contribue à sa valeur globale, ou encore la valeur des synergies futures que le Groupe espère développer par l’intégration de cette nouvelle filiale au sein de ses activités existantes. Dans le bilan consolidé, l’écart d’acquisition constitue un actif incorporel dont la durée de vie est présumée indéfinie ; il n’est pas amorti et ne génère ainsi aucune charge récurrente dans les résultats futurs du Groupe. Le Groupe vérifie cependant chaque année que la valeur de ses écarts d’acquisition n’a subi aucune dépréciation. Dans le cas contraire, une charge irréversible est immédiatement constatée en résultat, indiquant que la rentabilité du capital immatériel de l’entité acquise est inférieure aux attentes initiales ou que les synergies espérées n’ont pu être réalisées", précise Société Générale dans son document d'enregistrement universel 2020.

Quentin Soubranne - ©2021 BFM Bourse
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