Connexion
Mot de passe oublié Pas encore de compte ?

Pétrole Brent

BRN - MP0000000BRN
- -

Pétrole brent : Le baril de pétrole se stabilise au-dessus des 40 dollars sur fond de reprise de la demande

vendredi 3 juillet 2020 à 12h08
Les cours pétroliers sont en voie de stabilisation

(BFM Bourse) - Après avoir nettement rebondi entre son plus bas historique touché fin mars et début juin, les cours pétroliers sont désormais en voie de stabilisation autour de 40 dollars le baril depuis désormais un mois, malgré la perspective d'une fin progressive des coupes historiques de la production des pays membres de l'Opep+.

Le marché pétrolier serait-il en voie de normalisation, après avoir vécu un premier semestre complètement fou qui a vu le prix d'un baril de WTI plonger en territoire négatif pour la première fois de l'histoire? Tout porte à le croire, au vu de l'évolution des cours des deux références mondiales de brut depuis un mois, le baril de Brent européen ayant évolué dans un canal compris entre 39 et 43 dollars sur la période.

Des prix bas et amenés à le rester? C'est l'avis de deux majors pétroliers, BP et Shell, qui ont respectivement procédé à des dépréciations d'actifs pour des montants compris entre 13 et 17,5 milliards de dollars pour le premier et jusqu'à 22 milliards de dollars pour le second. En cause, des anticipations de prix bas pour l'or noir sur les 30 prochaines années, horizon sur lequel le géant britannique mise sur un prix moyen de 55 dollars par baril de Brent, quand le groupe britannico-néerlandais anticipe lui un baril autour de 60 dollars.

Jeudi, les prix du pétrole ont terminé en hausse, portés par la forte baisse des stocks de brut aux Etats-Unis et ce malgré la perspective d'une fin progressive des coupes historiques de production de l'Opep+ évoquée par Moscou.

Des stocks qui baissent davantage que prévu

"Après une pause en début de séance, liée aux inquiétudes concernant le rythme des nouvelles contaminations au Covid-19 aux États-Unis et aux restrictions qu'elles impliquent, les prix du pétrole ont regagné du terrain et sont repassés en territoire positif", remarque Louise Dickson du cabinet Rystad Energy. "Les courtiers n'ont pas encore oublié l'annonce (mercredi) d'une baisse des réserves de brut aux Etats-Unis" bien plus importante qu'anticipé, ajoute-t-elle.

Selon le rapport hebdomadaire de l'Agence américaine d'informations sur l'Energie (EIA), les stocks de brut ont en effet reculé de 7,2 millions de barils la semaine dernière, pour s'établir à 533 millions de barils après avoir atteint un plus haut historique à plus de 540 millions de barils à fin de la semaine précédente. Il s'agit d'un repli hebdomadaire nettement supérieur à celui auquel s'attendait le consensus (-1,6 millions), et de la baisse la plus importante sur 7 jours depuis la première semaine de janvier.

"Généralement, une baisse des stocks indique soit une évolution positive de la demande ou une évolution négative de l'offre. Mais comme l'offre est actuellement assez stable, le marché suppose que la demande reste forte", malgré les nouvelles infections et les restrictions liées au Covid-19, souligne Louise Dickson. Cet optimisme a aussi été alimenté par l'annonce de la création de 4,8 millions d'emplois en juin aux Etats-Unis, un record.

Pas d'extension de l'accord avec la Russie

Les prix du brut ont toutefois été lestés jeudi en cours de séance par des déclarations du ministre russe de l'Energie. Selon des propos rapportés par une agence russe, Alexandre Novak a écarté, après une réunion avec son homologue azerbaïdjanais, l'extension au mois d'août des coupes drastiques de production auxquelles les pays membres de l'Opep+ s'astreignent depuis début mai.

"Nous avons uniquement étendu pour juillet le niveau de réduction qui a été fixé en mai-juin", a-t-il rappelé, ajoutant "qu'à partir du 1er août nous devrions avoir une restauration partielle du volume des réductions".

Le club de producteurs constitué des membres de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et dix alliés, dont la Russie, a annoncé en avril une coupe drastique de sa production de 9,7 millions de barils par jour (mbj) sur deux mois, en mai et juin. Cette réduction volontaire, destinée à mieux aligner le volume de l'offre sur celui d'une demande en chute libre afin de soutenir les prix, avait été reconduite quasi intégralement pour le mois de juillet. Deux nouveaux paliers doivent suivre avec une réduction de 7,7 mbj jusqu'à décembre, puis à 5,8 mbj de janvier 2021 à avril 2022.

Une production au plus bas depuis 20 ans pour l'Opep

Selon une étude Reuters, la production de pétrole des pays de l’Opep est tombée au mois de juin à son plus bas niveau depuis vingt ans, les treize membres du cartel ayant pompé en moyenne 22,62 millions de barils par jour (bpj), soit 1,92 million de bpj de moins qu’au mois de mai. Le surengagement de l’Arabie saoudite (dont la production a chuté à 7,55 mbj, soit un million de baril par jour de moins que ce à quoi le pays s'était engagé, au plus bas depuis 2002) et d’autres ayant plus que compensé l’incapacité de l’Irak et du Nigeria à respecter leurs propres objectifs de réduction de la production.

Si la nouvelle dégradation de la situation sanitaire, en particulier aux Etats-Unis où plus de 55.000 nouvelles contaminations (un record journalier depuis le début de la pandémie) ont été recensés jeudi, alimentent les craintes sur la reprise économique, donc également sur la demande en carburant, le repli reste modéré pour les principales références mondiales d'or noir vendredi matin. Peu avant 11h30, le baril de Brent cède 1,16% à 42,64 dollars quand celui de WTI recule de 1,33% à 40,11 dollars.

Quentin Soubranne - ©2020 BFM Bourse
Votre avis
TradingSat
Portefeuille Trading
+310.80 % vs +1.36 % pour le CAC 40
Performance depuis le 28 mai 2008

Newsletter bfm bourse

Recevez gratuitement chaque matin la valeur du jour sélectionnée par Logo TradingSat