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CAC 40

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CAC 40 : Timide rebond avant rechute des cours ?

Aujourd'hui à 08:32

(BFM Bourse) - Cet article, en accès libre, est produit par l'équipe de recherche en analyse et stratégie boursière de BFM Bourse. Pour ne manquer aucune opportunité, consultez l'intégralité des analyses et découvrez nos portefeuilles en accédant à notre espace Privilèges.

Séance de transition à la Bourse de Paris, qui est parvenu à contenir son hémorragie mercredi 04 mars, en reprenant timidement, et dans des volumes bien inférieurs à la veille, 0,79% à 8 167 points. Le bilan depuis le début de l'année est de... +0,22% ! La raison de ce retracement impressionnant: naturellement, la flambée des cours du brut consécutive à la guerre américano-israélienne en Iran.

En guerre avec Israël et les États-Unis, l'Iran a affirmé avoir le contrôle total du détroit d'Ormuz, par lequel transite actuellement environ 1/5ème du brut et du GNL mondial. La veille, le président américain Donald Trump a assuré que les pétroliers passant par le détroit pourraient être escortés par la marine américaine. Le locataire de la Maison Blanche a aussi affirmé que les coûts d'assurances des navires seraient pris en charge par les États-Unis. De quoi apaiser modestement des tensions, dans des salles des marchés qui se demandent nerveusement combien de temps durera ce conflit, dont les impacts géopolitiques dépassent largement les seules frontière de l'Iran.

"Notre scénario central (probabilité de 50 %) envisage une campagne relativement courte et décisive. Le pétrole se stabiliserait autour de 75 dollars par baril, ce qui augmenterait temporairement l’inflation globale d’environ 0,5 point de pourcentage et pèserait modestement sur la croissance", anticipe les économistes de Safra Sarasin.

Car le nœud du problème est bien celui-ci: dans quelle mesure les prix du brut resteront proche des 75$ pour le WTI, et quelles peuvent être les impacts sur les prix alors même que les économies développées de part et d'autre de l'Atlantique semblaient sortir de l'ornière inflationniste ?

"Le principal risque structurel réside dans le détroit d'Ormuz, point de passage stratégique pour le pétrole au niveau mondial. Environ 14 millions de barils par jour (soit environ 32 % du pétrole brut transporté par voie maritime dans le monde) transitent par ce détroit. Toute perturbation significative de ces flux entraînerait probablement un choc d'approvisionnement important. Certains pétroliers modifieraient leurs itinéraires, tandis que les primes d'assurance contre les risques de guerre augmentent, décourageant les expéditions", décrypte Wisdom Tree dans une note de marché.

"Il est important de noter qu'une fermeture physique du détroit n'est pas nécessaire pour perturber les marchés. L'Iran n'a peut-être pas la capacité navale de bloquer complètement cette voie maritime, mais la hausse des primes d'assurance contre les risques de guerre peut constituer une contrainte de facto sur les flux. Si les attaques contre la navigation se multiplient, les coûts d'assurance pourraient augmenter fortement, rendant le transit prohibitif. Dans un tel scénario, les prix du pétrole devraient augmenter pour compenser la hausse des coûts de transport, créant ainsi une spirale infernale des primes de guerre."

Au chapitre statistique, publiés mardi, les derniers chiffres des prix à la consommation de février - avant le début conflit, donc -, ont dépassé les attentes, en ressortant à +2,4% contre +2,2%, hors éléments volatils (alimentation, énergie, alcool et tabac). Outre Atlantique, l'enquête du cabinet privé en ressources humaines ADP publiée mercredi, a fait état de 63 000 créations de postes dans le secteur privé. Un avant-goût avant la publication vendredi du rapport fédéral NFP (Non Farm Payrolls) pour le mois passé.

Côté valeurs, Nexans a progressé de 6,8% profitant d'une note positive de Barclays qui a relevé sa recommandation à "surpondérer" et son objectif de cours à 157 euros. Accor (+4,3%) a aussi bénéficié d'un coup de pouce d'un bureau d'études, en l’occurrence Kepler Cheuvreux qui est passé à l'achat sur le titre d'exploitant d'hôtels. Dassault Aviation a repris 4,8%, porté par des résultats annuels supérieurs aux attentes.

A contrario, Euroapi a plongé une nouvelle fois (-27%) après avoir abaissé ses objectifs de moyen terme. Du côté des petites et moyennes capitalisations, Nacon, placé en redressement judiciaire, s'est effondré de 44,7% à sa reprise de cotation, quand sa maison mère Bigben interactive a lâché 31,6%.

De l'autre côté de l'Atlantique, les principaux indices sur actions ont terminé dans le vert, à l'image du Dow Jones (+0,49%) et du Nasdaq Composite (+1,29%). Le S&P500, baromètre de référence de l'appétit pour le risque aux yeux des gérants de fonds, a regagné 0,78% à 8 167 points.

Un point sur les autres classes d'actifs à risque: vers 08h00 ce matin

> Sur le marché des changes la monnaie unique se traitait à un niveau proche des 1,1620$.

> Le baril de WTI, l'un des baromètres de l'appétit pour le risque sur les marchés financiers, s'échangeait autour de 72,66$.

> Les Treasuries 10 years, rendement des obligations souveraines fédérales à échéance 10 ans, se négociaient légèrement au-dessus des 4,12%.

Le spread France / Allemagne, écart entre l'obligation souveraine française et son homologue référente allemande à 10 ans, vaut 60 points de base.

> Quant au VIX, il valait 21,15 à la dernière clôture du S&P500.

A l'agenda macroéconomique ce jeudi, à suivre les inscriptions hebdomadaires aux allocations chômage outre Atlantique, à 14h30.

ELEMENTS GRAPHIQUES CLES

Après un deuxième gap très ample en autant de séance, l'indice phare français a tracé une bougie en marubozu noir d'école mardi 03 mars. Les dégagements se sont construits tout au long de la séance, marquant une mobilisation continue du camp vendeur. Au point de retracer en deux séances seulement les gains engrangés en deux mois. De qui corroborer l'adage boursier qui stipule que "la Bourse monte en prenant l'escalier et descend par l'ascenseur".

Naturellement, la dynamique des volumes d'échanges sera scrutée tout au long de la réaction technique amorcée le 04 mars, sans conviction.

PREVISION

Au regard des facteurs graphiques clés que nous avons mentionnées, notre avis est négatif sur l'indice CAC 40 à court terme.

Ce scénario baissier est valable tant que l'indice CAC 40 cote en dessous de la résistance à 8645.00 points.

Le conseil BFM Bourse

CAC 40
Négatif
Résistance(s) :
8645.00
Support(s) :
8062.00 / 7940.00 / 7682.00

Graphique en données horaires

CAC 40 : Timide rebond avant rechute des cours ? (©ProRealTime.com)

Graphique en données quotidiennes

CAC 40 : Timide rebond avant rechute des cours ? (©ProRealTime.com)
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