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L'indice CAC40 a perdu 1,11% à 7 868 points lundi, l'indice phare commençant la semaine groggy à la suite d'un weekend marquée par de violentes émeutes urbaines, aggravant l'image que la France donne au marché, image déjà lourdement dégradée en raison de la situation budgétaire et politique.
L'ensemble du territoire français a connu une série de violences, avec des mairies assiégées ou incendiées, un office du tourisme brûlé et de nombreux commerces pillés. Le ministre du Commerce et des PME, Serge Papin, a expliqué qu'au moins 3 000 enseignes ont été ciblées par les débordements.
Le Premier ministre, Sébastien Lecornu, a annoncé des mesures de "chômage partiel" pour les commerces touchés, ainsi que le déploiement d'un fonds de soutien spécifique. Le chef du gouvernement a écarté dans l'immédiat la mise en place de l'état d'urgence préférant passer par des couvre-feux.
"Avec la France déjà confrontée à un contexte budgétaire difficile et l'élection de 2027 qui approche, le week-end ajoute une couche supplémentaire de risque politique pour les marchés", commente Deutsche Bank.
"La tension sociale française se prolonge sur les marchés financiers. Après les incidents du week-end, les actions françaises reculent et l’écart de rendement entre les obligations françaises et allemandes avoisine 145 points de base. Les investisseurs s’interrogent sur la capacité du pays à conjuguer apaisement social et redressement budgétaire", ajoute Antoine Fraysse-Soulier, responsable de l'analyse des marchés pour etoro.
"L’évolution des finances publiques constitue également un point d’attention. De nouvelles dépenses ou l’abandon de certaines économies pourraient compliquer la préparation du budget 2027. Si les investisseurs doutent davantage de la trajectoire budgétaire française, ils pourraient demander une rémunération supérieure pour financer l’État. Les marchés resteront attentifs à l’évolution du climat social et à la trajectoire budgétaire du pays. La confiance dépendra notamment de la capacité des pouvoirs publics à répondre aux tensions tout en préservant la soutenabilité des finances publiques."
Du côté des valeurs, plusieurs titres se sont retrouvés sous pression dans la foulée de ces émeutes. Stellantis a perdu 3,3%. Les banques ont été particulièrement malmenées, Société Générale perd 3,4%, BNP Paribas 2,5% et Crédit Agricole SA 2,6%.
De l'autre côté de l'Atlantique, les principaux indices sur actions ont terminé la séance de lundi en ordre dispersé, à l'image du Dow Jones (-0,07%) et du Nasdaq Composite (+1,11%). Au profil plus généraliste, le S&P500, baromètre de référence de l'appétit pour le risque aux yeux des gérants de fonds, a grignoté 0,41% à 7 690 points.
Un point sur les autres classes d'actifs à risque: vers 08h00 ce matin,
> Sur le marché des changes la monnaie unique se traitait à un niveau proche des 1,1232$.
> Le baril de WTI, l'un des baromètres de l'appétit pour le risque sur les marchés financiers, s'échangeait autour de 98,80$.
> Les Treasuries 10 years, rendement des obligations souveraines fédérales à échéance 10 ans, se négociaient légèrement au-dessus des 5,12%.
> Quant au VIX, il valait 18,44 à la dernière clôture du S&P500.
A l'agenda macroéconomique ce mardi, à suivre en priorité l'indice ZEW de confiance dans l'économie allemande à 11h00.
ELEMENTS GRAPHIQUES CLES
L'indice phare tricolore a rompu la base, en toute fin du mois de septembre, d'une formation classique en triangle baissier, dans une libération d'énergie importante. Cette libération a connu confirmation dès la séance suivante, dans une volatilité et des volumes importants, donnant du sens au mouvement.
La moyenne mobile à 20 jours (en bleu foncé) constitue un niveau de résistance dynamique majeur. Les consolidations, comme autant de tentatives maladroites de stopper l'hémorragie, sont courtes.
L'indice vient de sortir par le bas d'un biseau (wedge) de consolidation.
PREVISION
Au regard des facteurs graphiques clés que nous avons mentionnées, notre avis est négatif sur l'indice CAC 40 à court terme.
Ce scénario baissier est valable tant que l'indice CAC 40 cote en dessous de la résistance à 8118.00 points.
Le conseil BFM Bourse
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