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CAC 40

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CAC 40 : Un rebond fragile, à l'image du cessez-le-feu entre Washington et Téhéran

Aujourd'hui à 08:32

(BFM Bourse) - Cet article, en accès libre, est produit par l'équipe de recherche en analyse et stratégie boursière de BFM Bourse. Pour ne manquer aucune opportunité, consultez l'intégralité des analyses et découvrez nos portefeuilles en accédant à notre espace Privilèges.

Après une très forte libération d'énergie mercredi, dans le sillage de l'annonce d'une trêve de deux semaines entre Washington et Téhéran, le CAC a fini proche de l'équilibre jeudi, symboliquement dans le rouge (-0,22%), alors que la prime de risque sur le pétrole est encore en cours de réévaluation par un marché déconcerté.

"Plusieurs indices laissant penser que le cessez-le-feu ne tenait pas tout à fait comme prévu", remarque Deutsche Bank. "Ainsi, les Émirats arabes unis et le Koweït ont tous deux déclaré hier que leurs défenses aériennes avaient intercepté des drones en provenance d’Iran. Du côté iranien, le président du Parlement, Mohammed Ghalibaf, a déclaré que trois points de l’accord de cessez-le-feu avaient été violés", ajoute l'établissement allemand.

Le baril de brut léger texan, qui connaissait un point bas mardi à 91$, est déjà de retour à proximité immédiate du seuil hautement symbolique des 100$, à 98,50$.

De Washington à Téhéran, chacun revendique pourtant la victoire. Donald Trump évoque une "victoire totale et complète", assurant que la question du nucléaire iranien serait désormais "parfaitement réglée". En Iran, le ton est tout aussi ferme: les autorités saluent "une grande victoire", tout en rappelant que la guerre n’est pas terminée et que la trêve reste conditionnée à l’issue des négociations.

Les prix du pétrole restent "durablement soutenus malgré la désescalade", selon Ray Sharma-Ong, Deputy Global Head of Multi-Asset Bespoke Solutions chez Aberdeen Investments, qui anticipe "une détente des prix du pétrole par rapport aux niveaux actuels sous tension, à condition que le cessez-le-feu tienne et que les flux via le détroit d’Ormuz reprennent. Toutefois, un retour aux niveaux d’avant-crise paraît peu probable."

"Les perturbations physiques et logistiques ne disparaîtront pas du jour au lendemain. À cela s’ajoutent des coûts de transport plus élevés, des primes d’assurance liées au risque de guerre, des retards, des congestions, des réacheminements inefficaces, des stratégies de stockage préventif et une prime de risque géopolitique persistante, autant de facteurs qui devraient maintenir les prix du pétrole à un niveau durablement supérieur à celui d’avant conflit."

Cette concentration de l'attention du marché sur le cadre géopolitique en ferait presque oublier les publications macroéconomiques qui s'égrainent, implacablement. Le marché vient de prendre connaissance d'une révision à la baisse, en données finales, du PIB du 4ème trimestre à +0,5%, contre +0,7% pour la dernière estimation. Une publication passée quelque peu sous les radars... Quant à l'inflation "PCE", sans surprise, elle ressort à 0,4%, en plein dans la cible. Pour rappel, il s'agit de la mesure préférée de la Fed dans son appréciation de la dynamique des prix.

Totalenergies qui a repris 2,7% avec la hausse des cours du pétrole tandis que Capgemini accuse la plus forte baisse du CAC 40 (-4,6%), emporté dans un mouvement de repli sectoriel puisque Dassault Systèmes a reculé de 4,05%. Hors CAC 40, Rexel a repris 3,3%, soutenu par une note de Jefferies qui est passé à l'achat sur le titre du distributeur électrique. Alstom a reculé de 8,5% ce jeudi alors que la société a publié des indications "preview" au titre de ses résultats pour l'exercice 2025-2026, clos fin mars dernier. Des craintes sur ses marges et sa génération de cash semblent peser sur le titre. Maisons du Monde s'est effondré de 28,6% après avoir annoncé l'échec de discussions pour réaménager sa dette et la recherche de nouveaux investisseurs.

De l'autre côté de l'Atlantique, les principaux indices sur actions ont terminé la séance de jeudi dans le vert, dans une amplitude mesurée, à l'image du Dow Jones (+0,58%) et du Nasdaq Composite (+0,83%). Le S&P500, baromètre de référence de l'appétit pour le risque aux yeux des gérants de fonds, a grignoté 0,62% à 6 824 points.

Un point sur les autres classes d'actifs à risque: vers 08h00 ce matin

> Sur le marché des changes la monnaie unique se traitait à un niveau proche des 1,1690$.

> Le baril de WTI, l'un des baromètres de l'appétit pour le risque sur les marchés financiers, s'échangeait autour de 98,50$.

> Les Treasuries 10 years, rendement des obligations souveraines fédérales à échéance 10 ans, se négociaient légèrement au-dessus des 4,23%.

Le spread France / Allemagne, écart entre l'obligation souveraine française et son homologue référente allemande à 10 ans, vaut 71,1 points de base.

> Quant au VIX, il valait 19,49 à la dernière clôture du S&P500.

A l'agenda macroéconomique ce vendredi, à suivre en priorité les prix à la consommation outre Atlantique, à 14h30, ainsi que les données préliminaires de l'indice de confiance du consommateur américain (U-MIch) à 16h00.

ELEMENTS GRAPHIQUES CLES

Après un deuxième gap très ample en autant de séances, l'indice phare français a tracé une bougie en marubozu noir d'école mardi 03 mars. Les dégagements se sont construits tout au long de la séance, marquant une mobilisation continue du camp vendeur. Au point de retracer en deux séances seulement les gains engrangés en deux mois. De qui corroborer l'adage boursier qui stipule que "la Bourse monte en prenant l'escalier et descend par l'ascenseur".

Les 8 000 points symboliques ont cédé vendredi 06 mars, et cette rupture est pleinement validée sur gap le lundi 09 mars. Le pullback consécutif a valeur de confirmation. On notera la clôture exactement sur les points bas de séance vendredi 20 mars et la relative faiblesse des volumes sur le rebond en semaine 13, ne donnant que très peu de confiance dans la configuration graphique et technique de l'indice phare à court terme, qui s'oriente vers une troisième (et ultime ?) accélération baissière depuis le début de la guerre en Iran.

Avis neutre à l'échelle de la séance à venir, avec un rééquilibrage momentané des forces en présence.

PREVISION

Au regard des facteurs graphiques clés que nous avons identifiés, notre opinion est neutre sur l'indice CAC 40 à court terme.

On prendra soin de noter qu'un franchissement des 8645.00 points raviverait la tension à l'achat. Tandis qu'une rupture des 7940.00 points relancerait la pression vendeuse.

Le conseil BFM Bourse

CAC 40
Neutre
Résistance(s) :
8645.00 / 8800.00
Support(s) :
7940.00 / 7682.00 / 7512.00

Graphique en données horaires

CAC 40 : Un rebond fragile, à l'image du cessez-le-feu entre Washington et Téhéran (©ProRealTime.com)

Graphique en données quotidiennes

CAC 40 : Un rebond fragile, à l'image du cessez-le-feu entre Washington et Téhéran (©ProRealTime.com)
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