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Alors que les interrogations se multiplient sur les niveaux de valorisations atteints par les champions de la tech outre Atlantique, à l'approche ce mercredi de la publication de la copie de Micron, le marché parisien restait sur la défensive, avec des reflux marqués sur Soitec (-6,99%) ou STMicro (-8,53%), sur le segment hautement sensible des semi-conducteurs. En revanche, la tech "à l'ancienne", avec les guillemets qui s'imposent, parvenait à grappiller des points mardi, à l'image de CapGemini (+0,96%) ou Dassault Systèmes (+2,35%). Le CAC a perdu 0,71% à 8 340 points, revisitant la borne haute du gap haussier du 12 juin, formé alors sur un sentiment de soulagement sur le front géopolitique.
Outre Atlantique, le Composite a perdu 2,21% et le Nasdaq100, plus concentré, 3,29%. "La première raison de la correction, ce sont probablement les prises de bénéfices après un rallye aussi conséquent, notamment à l’approche des résultats de Micron Technology aux Etats-Unis attendus mercredi soir", analyse Alexandre Baradez (IG France), qui s'interroge sur les raisons de "cette vigilance ? D’abord parce que l’action a bondi de 2000% en l’espace de 14 mois seulement (!) et ensuite parce que le marché se souvient de Broadcom il y a quelques jours : de très bons résultats mais les projections sur les revenus du troisième trimestre sont ressorties en dessous des attentes et surtout, l’entreprise n’a pas relevé ses prévisions annuelles. Ce qui avait été interprété comme un signal de possible ralentissement à venir de la demande des hyperscalers."
Concernant les baromètre d'activité PMI publiés hier matin pour la Zone Euro, ils s'affichent au-dessus de la barre des 50 points, à 51,3 pour l'industrie, mais en-deçà pour les services, à 48,9, en première estimation pour le mois de juin.
Chris Williamson, Chief Business Economist à S&P Global Market Intelligence , commente ainsi les derniers chiffres de l'enquête PMI Flash : "L'économie de la zone euro fait actuellement preuve d'une résilience suffisante pour éviter, de justesse, d'entrer en récession. L'indice PMI Flash du mois de juin n'indique qu'un faible recul de l'activité globale du secteur privé de la zone euro par rapport au mois de mai, cette tendance laissant présager une stabilité du PIB de la zone de la monnaie unique au deuxième trimestre par rapport au premier. La contraction récemment observée dans le secteur des services montre, en juin, des signes encourageants de ralentissement. Le secteur du tourisme et des loisirs signale notamment un regain de demande après les perturbations initiales liées à la guerre au Moyen-Orient."
"Fait encourageant, la baisse des prix de l'énergie se répercute déjà sur les entreprises : les taux d'inflation des coûts et des prix facturés ont fléchi en juin, tendance suggérant que les prix pourraient maintenant avoir atteint leur plafond."
Côté valeurs, ce sont les dossiers estampillés "IA" qui ont le plus souffert, comme vu plus haut, y compris Legrand (-4,71%) et Schneider Electric (-4,53%). Rappelons que ces deux entreprises sont largement imbriquées dans la chaîne de création de valeur de l'intelligence artificielle, sur la partie infrastructures, notamment dans les technologies d'électrification des datacenters. Par ailleurs, Les constructeurs automobiles Renault (-4,8%) et Stellantis (-3,8%) ont souffert alors que les immatriculations européennes ont montré que les constructeurs chinois gagnaient encore du terrain.
De l'autre côté de l'Atlantique, les principaux indices sur actions ont terminé dans le rouge, à l'image du Dow Jones (-0,09%) mais surtout du Nasdaq Composite (-2,21%). Le S&P500, baromètre de référence de l'appétit pour le risque aux yeux des gérants de fonds, s'est replié de 1,44% à 7 365 points.
strong>Un point sur les autres classes d'actifs à risque: vers 08h00 ce matin
> Sur le marché des changes la monnaie unique se traitait à un niveau proche des 1,1500$.
> Le baril de WTI, l'un des baromètres de l'appétit pour le risque sur les marchés financiers, s'échangeait autour de 74,40$.
> Les Treasuries 10 years, rendement des obligations souveraines fédérales à échéance 10 ans, se négociaient légèrement au-dessus des 4,44%.
> Quant au VIX, il valait 18,40 à la dernière clôture du S&P500.
A l'agenda macroéconomique ce mercredi, à suivre en priorité l'indice IFO de confiance des investisseurs en Allemagne à 10h00.
ELEMENTS GRAPHIQUES CLES
Le CAC 40 a fait voler en éclats vendredi sa résistance court terme à 8 280 points, sur gap et dans une hausse des volumes de transactions. L'effet d'attraction du gap baissier du 02 mars, formé au début de la crise au Moyen-Orient, est en vue. Sa borne haute vaut 8 553 points. Ce fossé de cotation, très large, a été grignoté en partie lundi 15 juin. Un petit drapeau de consolidation se dessine sous le reliquat de ce gap.
PREVISION
Au regard des facteurs graphiques clés que nous avons identifiés, notre opinion est neutre sur l'indice CAC 40 à court terme.
On prendra soin de noter qu'un franchissement des 8645.00 points raviverait la tension à l'achat. Tandis qu'une rupture des 8280.00 points relancerait la pression vendeuse.
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