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CAC 40

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CAC 40 : Les probabilités de reflux ponctuel progressent

vendredi 11 juin 2021 à 08h31

(BFM Bourse) - Sans aucun allant après deux rendez-vous majeurs (Conseil des Gouverneurs de la Banque Centrale Européenne et inflation aux Etats-Unis), le marché parisien s'est contracté jeudi, son indice phare, le CAC 40, perdant 0,26% à 6 546 points.

Sans que cela ne surprenne réellement les investisseurs, les "colombes" de la Banque Centrale Européenne l'ont encore une fois emporté, l'institution annonçant que le rythme rapide des achats d'actifs dans le cadre du programme d'achat d'urgence en cas de pandémie (PEPP) serait maintenu au troisième trimestre. La banque centrale s'est cependant dit considérablement plus confiante quant aux perspectives économiques, relevant sensiblement relevé ses projections de croissance du PIB pour 2021 et 2022 et indiquant que les risques sur la conjoncture étaient désormais "équilibrés" (et non plus orientés davantage à la baisse comme c'était le cas jusqu'alors). Une analyse de la situation qui correspond à l'hypothèse d'une sortie, progressive, de la phase de politique ultra-accommodante à partir de l'automne.

Vincent Manuel, Directeur des investissements chez Indosuez Wealth Management, étaie cette idée: "Voici maintenant la partie difficile de l'équation : l’avenir des programmes d'achat d'actifs. La décision de lancer le Programme d'achat d'urgence face à la pandémie (PEPP) s’inscrivait dans un contexte de pandémie massive et de récession historique. Maintenant que la vaccination est en cours et que le retour au travail s’intensifie, avec une croissance du PIB revue à 4,6% cette année, il sera peut-être difficile pour la BCE de justifier de prolonger le PEPP au-delà du printemps 2022. A huis clos, on peut s'attendre à de longues discussions entre les membres du Conseil de la BCE sur ce sujet dans les mois à venir, et il ne faut pas s'attendre à ce que le PEPP devienne une mesure d’assouplissement quantitatif pour l'éternité."

De son côté, la Fed réunira son comité de politique monétaire (FOMC) les 15 et 16 juin prochain. En attendant, la puissante institution monétaire dirigée par J. Powell devra composer avec les tout derniers chiffres de l'inflation, publiés hier par le Département du Travail. Hors éléments jugés volatils (énergie, alimentation, alcool et tabac), les prix ont augmenté en mai en rythme mensuel de 0.7%, au-dessus d'un consensus à +0,5% et un mois d'avril à +0.9%. Nous pouvons clairement donc parler d'échauffement des prix, sans pouvoir caractériser sa temporalité. La Fed continue d'ailleurs de qualifier de temporaire cette hausse des prix.

Côté valeurs, au sein du CAC, la mise en examen de Peugeot dans le cadre de l'enquête sur la fraude aux contrôles antipollution des anciennes générations de moteurs diesel a pesé sur le cours du constructeur (-1,31% à 17 euros pour Stellantis). Alstom n'a pas profité (-0,9%) du contrat d'environ 1,3 milliard d'euros, dont "près d'un milliard" pour le constructeur ferroviaire français qui menait le consortium, en vue de la construction d'une nouvelle liaison ferroviaire au Mexique. Credit Agricole s'est en revanche adjugé en revanche 2,4% après le lancement de son programme de rachat d'actions pour un montant maximal proche de 560 millions d'euros. Sur le reste de la cote, le fabricant de matériaux semi-conducteurs Soitec a grimpé de 2,9% après avoir fait part de son intention de tripler son chiffre d'affaires sur les 5 prochaines années, tout en portant sa marge d'Ebitda à 35%.

De l'autre côté de l'Atlantique, les principaux indices sur actions ont terminé la séance de jeudi dans le vert, à l'image du Dow Jones (+0,06% à 34 466 points) mais surtout du Nasdaq Composite, à forte "coloration" technologique (+0,78% à 14020 points). Le S&P 500 est parvenu à grappiller 0,47% à 4 239 points.

Un point sur les autres classes d'actifs à risque: vers 08h00 ce matin sur le marché des changes, la monnaie unique se traitait à un niveau proche des 1,2190$. Le baril de WTI, l'un des baromètres de l'appétit pour le risque sur les marchés financiers, s'échangeait autour de 70,20$.

A l'agenda statistique ce vendredi, à suivre en priorité l'indice de confiance de consommateurs (U-Mich), en données préliminaires à 16h00.

ELEMENTS GRAPHIQUES CLES

Depuis la formation brutale d'un gap baissier ample le 11 mai (avec réplique le 19), le marché parisien est entré dans une phase hautement technique, dont l'expression graphique reflète le degré d'émotivité des opérateurs. Sous une zone de résistance qui s'installe progressivement autour des 6 500 points, une figure d'accumulation encore en cours de tracé, se poursuit entre les points bas du 13 mai, sur mèche basse (6 150 points) et la résistance évoquée. Une sortie ponctuelle au-delà de la marge haute est en cours, avec le début d'un profil graphique en diamant. Nous reviendrons en détail sur les implications psychologiques d'une telle figure si son tracé se confirme.

PREVISION

Au regard des facteurs graphiques clés que nous avons mentionnées, notre avis est négatif sur l'indice CAC 40 à court terme.

Ce scénario baissier est valable tant que l'indice CAC 40 cote en dessous de la résistance à 6710.00 points.

Le conseilLogo TradingSat

CAC 40
Négatif
Résistance(s) :
6710.00 / 6944.00
Support(s) :
6445.00 / 6220.00 / 6000.00

Graphique en données horaires

CAC 40 : Les probabilités de reflux ponctuel progressent (©ProRealTime.com)

Graphique en données quotidiennes

CAC 40 : Les probabilités de reflux ponctuel progressent (©ProRealTime.com)
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