(BFM Bourse) - L'indice parisien baisse lourdement en fin de matinée alors que le président américain a déclaré que les hostilités avec l'Iran reprenaient.
Alors que le marché l'avait un peu vite oublié, le conflit au Moyen-Orient se rappelle à son bon souvenir.
Ce mercredi 8 juillet, le CAC 40 dévisse de 2,17%, à 8.253,44 points vers 11h10.
L'indice parisien souffre après que le président américain, Donald Trump, a enterré le cessez-le-feu qui prévalait avec l'Iran.
"En ce qui me concerne, c'est terminé (...) c'est simplement une perte de temps de négocier avec eux, ce sont des menteurs", a affirmé le président américain à Ankara, interrogé sur le cessez-le-feu avec l'Iran, qu'il a qualifié de pays "malade".
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Les taux se tendent
Cette déclaration survient après la reprise des hostilités entre les deux pays dans la nuit. Les forces américaines ont lancé des frappes contre plus de 80 cibles en Iran, notamment des systèmes de défense aérienne, des réseaux de commandement et de contrôle, des installations radar côtières et des capacités de missiles antinavires, en réponse aux récentes attaques contre des navires marchands dans le détroit d’Ormuz, rapporte Deutsche Bank.
Ces frappes ont coïncidé avec la décision du Trésor américain de révoquer une dérogation qui autorisait de nouvelles ventes de pétrole iranien, une mesure qui menace de compromettre le fragile accord de paix provisoire conclu le mois dernier entre les États-Unis et l’Iran, ajoute l'établissement allemand.
"Ces événements ont ravivé les inquiétudes concernant l'approvisionnement énergétique et les risques géopolitiques", explique Deutsche Bank.
Ces évènements plombe les marchés actions qui avaient largement été portés, ces dernières semaines par le protocole d'accord de paix et la réouverture du détroit d'Ormuz, qui a permis la reprise de l'approvisionnement des hydrocarbures. Ce qui avait éloigné le spectre d'une "stagflation" – une faible croissance accompagnée d'une hausse des prix – redoutée par les investisseurs.
Ce regain de tensions provoque une envolée des cours du pétrole. Le contrat de septembre sur le Brent de mer du Nord grimpe de 5,6% à 78,30 dollars le baril tandis que celui d'août sur le WTI coté à New York avance de 5,8% à 74,51 dollars le baril.
Les rendements des titres de dette des États grimpent aussi, en raison du retour du risque "stagflationniste".
Le taux obligation française à 10 ans prend 0,11 point de pourcentage à 3,9% tandis que celui de l'Allemagne se tend de 0,07 point à 3,06%.
Du côté des valeurs, les titres sensibles aux tensions en Iran chutent logiquement. C'est le cas d'Air France-KLM qui perd 5,7%, plombé par la remontée des cours du pétrole, mais aussi des actions cycliques comme Société Générale (-5,6%) ou Saint-Gobain (-4,5%).
A contrario les actions pétrolières et parapétrolières progressent, Vallourec prend 3% et Totalenergies 3% également.
Du coté des devises, l'euro perd 0,04% face au dollar à 1,14 dollar.
