(BFM Bourse) - L’indice phare de la Bourse de Paris termine la séance de ce mardi 6 octobre en hausse, mais sa progression a été quelque peu freinée par Schneider Electric, qui perd encore du terrain au lendemain d’une chute de 10%.
La Bourse de Paris est parvenue à se remettre en ordre de marche. Son indice phare, le CAC 40, a gagné 0,40%, à 7.865,07 points, ce mardi 6 octobre.
L’indice parisien a été relancé par un mouvement global de baisse des rendements obligataires. Le taux à 10 ans de la France se stabilise à 4,752%, celui de l’Allemagne se détend à 3,47% et celui de l’Italie évolue autour de 4,54% à la clôture des marchés européens. Cette détente généralisée des taux a pris racine dans le repli des cours du pétrole.
Un repli des cours pétroliers
Le contrat de décembre sur le Brent de mer du Nord perd 1,1% à 99,19 dollars le baril tandis que celui de novembre sur le WTI coté à New York cède 0,8% à 88,75 dollars le baril.
Deutsche Bank observe que la baisse des prix est "soutenue par l'annonce d'une augmentation de la remise accordée par l'Arabie saoudite sur le prix de vente du pétrole à l'Asie pour le mois de novembre, ce qui a renforcé l'impression d'une hausse des volumes de brut sortant du Golfe".
À Wall Street, le S&P 500 et le Nasdaq ont inscrit de nouveaux records ce mardi, favorisés par une accalmie sur le marché obligataire et par l’optimisme des investisseurs autour de la thématique de l’intelligence artificielle.
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Les banques respirent
À noter que les marchés ont suivi la présentation par Marine Le Pen, candidate du Rassemblement national (RN) à l'élection présidentielle de 2027, de son plan de redressement des comptes publics français, avec la volonté de revenir à un déficit sous les 3% du produit intérieur brut (PIB).
Le député RN de la Somme et tête pensante économique du parti, Jean-Philippe Tanguy, a lié la baisse des rendements obligataires français à cette présentation. Ce n'est pas l'avis des spécialistes de marché interrogés par BFM Business et BFMBusiness.com.
"Le mouvement avait démarré hier déjà, on était retombé dans la zone des 4,80% [contre 5% en fin de semaine dernière] et il s'est poursuivi aujourd'hui, estime Alexandre Baradez, analyste chez IG. Mais c'est un mouvement global, on observe la même chose sur les taux italiens, grecs ou espagnols."
"Il y a certes une détente sur les taux français et européens, mais quand vous regardez bien le mouvement, notamment sur le Bund allemand, il avait largement commencé avant la prise de parole de Marine Le Pen", estime un spécialiste du marché obligataire.
Par ailleurs, ce spécialiste de marché voit mal ce qui dans le discours de Marine Le Pen a vraiment pu percuter le marché. "Elle a remis la faute sur le gouvernement précédent mais elle a surtout fini par dire que la Banque centrale européenne (BCE) devait intervenir, or on n'est pas sûr qu'il y ait une base légale ou un argument en faveur d'une telle intervention."
Du côté des valeurs, la baisse des rendements obligataires ont soulagé les banques, BNP Paribas a gagné 2,5%, Société Générale 2% et Crédit Agricole 1,1%.
Alstom sur des bons rails
Lanterne rouge du CAC 40, Schneider Electric a perdu 4,5%, plombé par une dégradation de J.P. Morgan qui a abaissé sa recommandation de "surpondérer" à "neutre" et ramené son objectif de cours de 345 à 310 euros. Le bureau d'études a affiché sa préférence pour Legrand (+3,7%) après le récent Capital Markets Day du groupe à Singapour.
Hors CAC 40, Forvia a progressé de 8,7% après avoir tenu une conférence rassurante avec les analystes en amont de ses résultats.
Alstom s'est adjugé 4,8% après avoir fait état de prises de grandes commandes supérieures aux attentes au titre du deuxième trimestre, selon Citi.
Medincell a bondi de plus de 16% alors qu'un feu vert des autorités sanitaires à son traitement contre la schizophrénie semble se profiler selon Stifel.
Sur les changes, l'euro grimpe de 0,45% face au billet vert à 1,1265 dollar.
