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Cac 40 : Poursuite du déclin à Paris, les télécoms en berne

(Tradingsat.com) - La fin de semaine n'est pas de tout repos à la Bourse de Paris, où l'actualité financière reste chargée avec de nombreuses publications d'entreprises mais aussi une offre surprise d'Iliad sur le quatrième opérateur américain, T-Mobile US. Il y a beaucoup de déceptions dans les résultats, notamment chez Vinci et Areva, ce qui plombe l'ambiance avant une série de statistiques attendues aux Etats-Unis. Les investisseurs seront surtout attentifs aux chiffres de l'emploi et à l'indice ISM manufacturier. A la mi-séance, le CAC 40 recule de 1,5% à 4 184 points. A l'exception des titres Axa, Sanofi et BNP Paribas, toutes les valeurs du CAC évoluent dans le rouge.

Vinci (-7%). Le groupe de construction et de concession a enregistré une légère croissance organique (+0,7%) de son chiffre d'affaires à 18,5 milliards d'euros (-1,3% à structure réelle). Le résultat brut d'exploitation (EBITDA) a légèrement augmenté (+0,2%) pour s'élever à 2,4 milliards d’euros, alors que le résultat opérationnel sur activité (ROPA) – qui mesure la performance opérationnelle des filiales consolidées par intégration globale - progresse de 3,6 %, à 1,5 milliard d’euros. Des résultats plutôt décevants. "Vinci a publié un résultat opérationnel en deçà de nos estimations (5,2 en dessous) et de celle du consensus (3,1% en dessous)", commente ainsi Bryan Garnier.

Société Générale (-2,4%). La banque rouge et noire a publié ce matin des résultats supérieurs aux attentes des analystes, les profits de la banque ayant grimpé de 7,8% au second trimestre, à 1,03 milliard d'euros, contre 852,7 millions d'euros anticipés (consensus FactSet). Cette performance s'explique notamment par un gain de 210 millions d’euros lié à l’acquisition et à la première consolidation de Newedge Group. Le produit net bancaire s’inscrit en léger retrait au deuxième trimestre par rapport à l’année précédente, à 5 893 millions d’euros contre 6 120 millions d’euros au deuxième trimestre 2013.

Arkema (-22,2%). Arkema plonge de plus de 16% ce vendredi matin sur le marché parisien, à 58 euros, de retour sur des plus bas depuis juillet 2012. Le chimiste français a prévenu hier soir qu'il décalait d'un an la réalisation de ses objectifs moyen terme (chiffre d’affaires de 8 milliards d’euros et marge d’EBITDA de 16%), "pour prendre en compte un retour plus progressif à des conditions normalisées". Le Groupe a indiqué que ses résultats du deuxième trimestre étaient inférieurs à ses attentes du fait de volumes plus faibles qu’attendus dans les acryliques et de plusieurs éléments spécifiques dans les polyamides.

Areva (-19%). Le champion du nucléaire enregistre vendredi une chute vertigineuse de près de après l'annonce de résultats semestriels dégradés accompagnés d'un avertissement sur les comptes 2014. Le groupe nucléaire a vu son chiffre d'affaires reculer de 12,4% à 3 889 millions d'euros au 1er semestre 2014. Le résultat opérationnel est passé d'un bénéfice de 290 millions d'euros au 1er semestre 2013 à un perte de -305 millions d'euros un an plus tard. Le résultat net ressort en perte de -694 millions d'euros, contre un résultat nul à la même période de l'exercice précédent.

Alcatel-Lucent (-6,4%). Le titre poursuit son recul au lendemain de la publication de l'équipementier en télécoms. Le Groupe a fait état d'un résultat d’exploitation ajusté de 136 millions d’euros au deuxième trimestre 2014, un chiffre qui a triplé par rapport aux 45 millions d’euros enregistrés l'année dernière sur la même période. Toutefois, la perte nette s'est élevée à 298 millions d’euros, et c'est son ampleur qui semble avoir jeté un froid au sein de la communauté financière. "Ces résultats ont semé des doutes sur les perspectives de l’IP, division qui doit être le moteur de la croissance du groupe à moyen-terme", a commenté Natixis, qui reste néanmoins à "Acheter" sur le dossier avec un objectif de cours de 3,5 euros.

Iliad (-7,5%). Le quatrième opérateur français a fait une offre de 15 milliards de dollars en cash pour acquérir 56,6% de T-Mobile US, soit 33$ par action, coupant l'herbe sous le pied de Sprint qui étudie le dossier depuis plus de six mois. Iliad évalue les 43,4% restant de T-Mobile US à 40,5$ par action sur la base de 10 milliards de dollars de synergies au bénéfice des actionnaires de T-Mobile US. Cela conduit à une valeur globale de 36,2$ par action, soit une prime de 42% par rapport au cours de bourse non affecté de T-Mobile US de 25,4$ par action, a précisé jeudi le groupe français dans un communiqué. L’offre en numéraire serait financée par une combinaison de dette et de fonds propres. Iliad s’est assuré du soutien de banques internationales de premier plan pour la dette d’acquisition. Le financement en fonds propres serait d’environ 2 milliards d’euros et M. Xavier Niel participerait à l’augmentation de capital.

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