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Cac 40 : Malgré le déconfinement, la Bourse de Paris a le blues

lundi 11 mai 2020 à 12h23

(BFM Bourse) - L'optimisme initial sur le CAC 40 lundi sur fond de mesures de déconfinement en Europe s'est rapidement évaporé lundi, face au risque d'une seconde vague de contamination dont on a observé quelques exemples ce weekend en Allemagne ou en Corée du Sud. L'indice phare perd près de 1% à la mi-séance.

Le début de la phase de déconfinement en France est loin de susciter l'enthousiasme à la Bourse de Paris, dont le principal indice recule de 0,98% à 4505,11 points vers 12h00. Les opérateurs ont bien conscience de la difficulté de l'exercice consistant à faire repartir l'économie, tout en continuant de limiter la diffusion du virus. Et si les statistiques montrent une nette baisse de l'intensité de la pandémie au sein des principaux foyers de contamination en Europe (Espagne, France et Italie), elles témoignent au contraire d'une accélération dans des pays tels que le Brésil ou la Russie, ou encore en Afrique. Sans parler des regains observés en Allemagne, en Chine ou en Corée du Sud...

L'atmosphère se veut donc très circonspecte, alors que les marchés d'actions ont poursuivi en avril le rebond entamé depuis la mi-mars, faisant fi des mauvaises données économiques. De plus, l'actualité est particulièrement clairsemée, que ce soit du côté des entreprises ou des indicateurs macro-économiques.

Au sein de la cote parisienne, Renault se distingue par une hausse de 3,5% alors que le ministre de l'Economie et des Finances, Bruno Le Maire, s'est dit sur BFM Business prêt lundi à aider les acteurs de la filière automobile française (en contrepartie d'efforts de relocalisations). Mais les progressions se font rares puisqu'en dehors du constructeur au losange, seuls Essilor, Carrefour et Danone, valeurs défensives par nature, progressent au sein du CAC 40.

Unibail plombé par la fermeture des grands centres commerciaux

À l'inverse, Unibail (-4,6%) est affecté par la décision du gouvernement de ne pas rouvrir toute de suite certains grands centres commerciaux de plus de 40.000 M2, décision que regrette le Conseil national des centres commerciaux au motif que les centres les plus vastes sont aussi les mieux équipés humainement et techniquement pour mettre en œuvre les mesures barrières.

L'aéronautique fait toujours face à un contexte compliqué, avec par exemple l'annonce par la compagnie Qantas qu'elle ne prendrait plus livraisons de nouveaux appareils cette année, entraînant un recul de 4% d'Airbus et de 3,3% pour Safran. De son côté Air France-KLM retombe de 3%.

ArcelorMittal, qui avait fini la semaine dans le vert malgré l'annonce d'une lourde perde trimestrielle, cède finalement 2,6% alors que l'agence Moody's a dégradé sa note de crédit en catégorie "spéculative".

Divergences dans la zone euro

Après un léger mieux en fin de semaine dernière, l'euro cède 0,18% à 1,0818 dollar en matinée. Même si, comme l'ensemble des actifs considérés plus à risque, la devise européenne a repris un peu de terrain depuis la mi-mars, elle perd encore plus de 3% depuis le début de l'année face au billet vert alors que les membres de l'union monétaire font une fois de plus étalage de leurs divergences au moment où tous devraient s'atteler à faire face à la plus grave récession depuis l'institution de la zone euro.

"Les inquiétudes autour des répercussions politiques et monétaires de la décision la semaine dernière d'une Cour de justice allemande de remettre en cause la politique d'un organisme européen restent persistantes", souligne Guillaume Dejean, analyste chez Western Union Business Solutions.

Du côté du Bitcoin, à quelques heures du "halving", la crypto-devise perd 1,23% à 8593,64 dollars.

Au chapitre pétrolier, le contrat à terme sur le brut texan WTI flanche de 3,44% à 23,89 dollars et le Brent européen perd 3,29% à 29,95 dollars. Même si un certain redressement s'est opéré depuis quinze jours, dans l'hypothèse d'un retour de la demande alors que l'activité reprend graduellement dans plusieurs pays, les cours sont encore à moins de la moitié de leur niveau fin 2019, vu l'importance des stocks accumulés à ce jour.

"Il y a des raisons de penser que le pire est déjà passé pour le pétrole et que la situation va s’améliorer au fil du temps. Les prix bas vont créer de la demande, et historiquement, les faibles niveaux de prix ont toujours ouvert la voie à la reprise économique, à mesure que les entreprises très énergivores en profitent", observe Peter van der Welle, stratégiste au sein de l’équipe Multi-actifs de Robeco. "Mais cela prend du temps, en moyenne 18 mois".

Guillaume Bayre - ©2020 BFM Bourse
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