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Cac 40 : Les valeurs bancaires plombent le cac 40, l'italie inquiète

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PARIS (Reuters) - Les valeurs bancaires accusent mercredi les plus fortes baisses de l'indice CAC 40, pénalisées par un regain des craintes d'extension de la crise de la dette à l'Italie, pays auquel les banques françaises sont fortement exposées.

BNP Paribas et Crédit agricole sont tout particulièrement exposés à l'Italie en raison de leur filiale locale, respectivement Banca Nazionale del Lavoro et Cariparma.

D'après les chiffres de la Banque des règlements internationaux (BRI), les établissements bancaires français sont exposées à hauteur de 410 milliards d'euros à l'Italie, suivis par les banques allemandes avec une exposition de 165 milliards.

A la Bourse de Paris, BNP Paribas et Société générale sont en repli de 2,5% et 3,8% respectivement à 12h30, tandis que le CAC 40 avance de 0,68% et que l'indice bancaire européen est légèrement positif (+0,1%).

Crédit agricole abandonne 2,1% et Natixis 1,3%.

A la Bourse de Milan, les titres Intesa Sanpaolo et Unicredit reculent de respectivement 4% et 3,5% en raison d'inquiétudes sur la capacité des banques italiennes à se refinancer.

En réponse à ces rumeurs qui circulent sur le marché, l'ABI, l'association bancaire italienne, a assuré mercredi matin que les banques italiennes n'avaient pour le moment aucune difficulté à se refinancer.

"L'Italie semble être ce qui inquiète le marché bien que les rendements (de la dette italienne) soient retombés après l'intervention de la BCE", remarque un trader parisien.

A ces craintes s'ajoutent aussi des informations selon lesquelles l'Union européenne et l'Institut de la finance internationale (IFI) réfléchiraient à un élargissement du plan d'échange de titres de dette souveraine grecs afin d'inclure des obligations à maturité 2024 au lieu de 2020.

Pour certains analystes, cela pourrait du coup se traduire par des dépréciations plus importantes pour les banques qui détiennent de la dette souveraine grecque au-delà de 2020.

"Les banques qui n'ont pas déprécié 100% de leurs positions pourraient avoir un impact supplémentaire", explique un analyste basé à Paris. "C'est vrai pour BNP."

BNP Paribas a indiqué la semaine dernière qu'elle détenait de la dette souveraine grecque au-delà de 2020 sur laquelle elle n'a pas appliqué de décote de 21%.

La Société générale a en revanche fait savoir qu'elle ne détenait plus de dette publique grecque après 2020.

Matthieu Protard et Blaise Robinson, édité par Dominique Rodriguez

Copyright © 2011 Thomson Reuters


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