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Cac 40 : Les analystes voient le cac 40 gagner 7% d'ici fin décembre

Les analystes voient le cac 40 gagner 7% d'ici fin décembreLes analystes voient le cac 40 gagner 7% d'ici fin décembre

par Blaise Robinson

PARIS (Reuters) - L'indice CAC 40 devrait progresser d'ici la fin de l'année, les investisseurs espérant pouvoir acheter à bon compte pour peu que la situation s'éclaircisse sur le front de la crise de la dette en zone euro.

Selon la prévision médiane des 27 analystes et gérants de fonds interrogés par Reuters sur une semaine, le Cac 40 devrait être à 3.200 points d'ici la fin décembre, soit une hausse de 6,8% par rapport à son niveau de clôture de 2.995 points mercredi.

Si cette prévision se révèle exacte, le CAC 40 aura accusé une perte d'environ 16% sur l'année 2011.

A la fin juin 2012, les analystes voient le CAC à 3.450 points, soit une hausse de plus de 15% par rapport à la clôture de mercredi.

Ces deux prévisions sont en forte baisse par rapport à la dernière enquête menée fin juin. Les analystes prévoyaient alors un CAC à 4.160 points à la fin de l'année et à 4.350 points à la mi-2012, avant qu'une série de mauvais indicateurs économiques et un regain d'inquiétudes concernant la dette grecque ne fassent chuter les marchés.

"Nous pensons que la Grèce connaîtra finalement un défaut 'ordonné' si toutefois les décideurs politiques arrivent à limiter les risques de contagion", commente Patrick Moonen, chargé de la stratégie d'investissement chez ING Investment management. Il voit pour sa part le CAC 40 à 3.100 points à la fin 2011 et à 3.200 points à la mi-2012.

"Afin d'y parvenir, les banques devront être recapitalisées. Et la Banque centrale européenne devra continuer à acheter de la dette périphérique."

Le CAC 40 a perdu plus de 20% depuis le début de l'année, tiré à la baisse en grande partie par les interrogations du marché sur l'exposition des banques BNP Paribas, Crédit agricole et Société Générale à la dette souveraine grecque et italienne.

Les trois banques ont perdu environ deux tiers de leur capitalisation boursière depuis la mi-février, les investisseurs craignant les dégâts que causerait un défaut grec. Les difficultés des banques à se procurer des financements en dollars sur un marché monétaire tendu jouent aussi en défaveur de la Bourse.

Du fait de la déroute des marchés boursiers, les ratios de valorisation des trois grandes banques se retrouvent très bas. Leur ratio cours/actif net est environ de 0,3 et le PER de 4, soit un des plus bas en Europe.

De ce fait, il n'est pas étonnant que les analystes et gérants interrogés s'attendent à voir les bancaires être à la pointe du rebond boursier attendu.

Ce rebond devrait toutefois être limité par un horizon économique qui s'assombrit.

"La possibilité d'un règlement de la crise de la dette souveraine en Europe nous fait penser que les indices européens pourraient rebondir, tirés par les valeurs bancaires et les assurances. Néanmoins, le ralentissement économique mondial se constate déjà dans les données macro, et la distribution de crédit va ralentir à cause de la volonté des banques d'améliorer leur bilan, ce qui impactera plus encore la croissance mondiale et donc limitera le rebond initial", commente Joffrey Ouafqa, gérant chez Convictions Asset management.

Il voit le Cac 40 à 3.200 points d'ici la fin de l'année et à 3.300 points à la mi-2012.

Danielle Rouquié pour le service français, édité par Jean Décotte

Copyright © 2011 Thomson Reuters


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