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Cac 40 : Le référendum grec met la pression sur les marchés actions

(Tradingsat.com) - Les Bourses européennes dégringolaient logiquement lundi, après l’annonce surprise, vendredi soir, du gouvernement grec d’organiser un référendum sur le plan d’aide européen, provoquant une rupture des négociations.

A Paris, le CAC 40 a dévissé de plus de 4% dans les premiers échanges avant de réduire quelque peu ses pertes (-3,2% à 4895 points en fin de matinée). L’ensemble des valeurs de l’indice phare évoluent en territoire négatif (idem sur le SBF 120) avec des valeurs bancaires particulièrement sous pression, à l’image de BNP Paribas (-4,9%), Crédit Agricole (-4,6%), Société Générale (-4%).

Si l’exposition à la Grèce de ces établissements a été fortement réduite depuis 2012, leurs coûts de financement pourraient néanmoins subir des effets de contagion d’une sortie de la Grèce de la zone euro.

Ailleurs en Europe, la sanction est de même ampleur à Francfort sur le DAX (-3,2% à 11 100 points), à Madrid (-3,7%), à Amsterdam (-2,8%), tandis que Londres cédaient moins de 2% (-1,6%), limitant la casse.

La volatilité devrait rester forte d’ici le 5 juillet et les prochaines séances s’annoncent compliquées. La Grèce a jusqu'à demain soir minuit pour rembourser 1,6 milliard d'euros au FMI, une échéance qui ne sera pas tenue compte tenu des derniers événements.

Phase d’inconnu

Ensuite, les marchés seront suspendus au vote du référendum. « La phase d’inconnu va donc s’étendre du mercredi 1er juillet (toutes les aides expirent le mardi 30 juin, celle de l’Europe et celle du FMI) au dimanche 5 juillet, le référendum organisée en Grèce », souligne Vincent Ganne, analyste FXCM.

D’ici là, les marchés devraient évoluer au gré des sondages concernant l'issue du référendum. Ceux-ci donnent pour l’instant le gouvernement perdant. Alors que le Premier ministre grec a appelé les électeurs grecs à refuser le plan des créanciers, la population pourrait au contraire manifester dans les urnes son souhait de rester dans la zone euro en voter « oui » aux réformes.

A l’inverse, un « non » du peuple grec signerait le divorce avec l’Europe et conduirait tout droit Athènes à un retour à sa monnaie nationale, posant la question d’une éventuelle contagion.

Toutefois, selon les analystes d’Oddo Securities, « le risque de voir d’autres pays pousser dans la même voie paraît extrêmement minime », en particulier parce que la BCE « a tous les moyens techniques et légaux pour court-circuiter les tensions des marchés (écartement des spreads) si celles-ci devaient être excessives et durables ».

Par ailleurs, pour aussi négative qu’elle soit, la surprise causée par le gouvernement grec avec son référendum, aura pour mérite de savoir plus précisément où l’on va et de redonner de la visibilité d’ici une semaine.

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