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Cac 40 : L'activité du cac 40 au 3e trimestre est très contrastée

L'activité du cac 40 au 3e trimestre est très contrastéeL'activité du cac 40 au 3e trimestre est très contrastée

par Mehdi-Nicolas El Moueffak

PARIS (Reuters) - Les publications trimestrielles du CAC 40 achevées mercredi avec les résultats de Vivendi sont très contrastées, les sociétés tournées vers les pays émergents s'en sortant mieux que celles exposées au marché européen dans le contexte de crise des dettes souveraines de la zone euro.

Le chiffre d'affaires cumulé des entreprises de l'indice phare de la Bourse de Paris est légèrement supérieur au consensus des analystes, qui anticipent également une croissance atone des bénéfices annuels 2011.

"Les publications sont beaucoup plus contrastées que par le passé car on commence à voir l'impact de la détérioration des conditions macroéconomiques, du problème sur le secteur financier qui touche les banques en premier lieu mais aussi des groupes à forte cyclicité comme Schneider", résume Yves Maillot, responsable actions et produits diversifiés chez Robeco Gestion.

"On voit clairement une forte dichotomie entre les sociétés qui sont exposées aux pays émergents ou aux produits de consommation de type luxe, et les valeurs exposées à l'Europe, les premières s'en sortant mieux que les secondes", observe Joffrey Ouafqa, analyste gérant chez Convictions AM.

Alors que les analystes anticipaient une croissance agrégée des bénéfices sur l'année de l'ordre de 14% pour le CAC 40 début 2011, Yves Maillot prévoit désormais une croissance "très faiblement positive, voire négative en raison de la détérioration des indicateurs macroéconomiques en Europe et en particulier en France".

Si l'ensemble du secteur bancaire est fragilisé en raison d'une décote plus élevée que prévu sur les titres de dettes grecs, on a parfois au sein d'un même secteur des disparités, principalement dans l'automobile.

PSA Peugeot Citroën a signé son deuxième profit warning en trois mois, imputable à sa forte exposition au marché européen, tandis que Renault a annoncé des ventes records au troisième trimestre (+12%) grâce notamment à ses marchés hors d'Europe, Brésil et Russie en tête.

Le groupe au losange fait partie de ces "bonnes surprises", au même titre que les parapétrolières comme Technip ou encore PPR, tiré par la vigueur de la croissance de ses marques de luxe.

"Sur les 'utilities' c'est pas brillant, voire assez compliqué pour des groupes comme Suez environnement ou Veolia, j'ai noté aussi une grosse déconvenue sur le secteur électronique avec STMicroelectronics", tempère Yves Maillot.

PLUS DE RESISTANCE AUX ETATS-UNIS

Alors que les entreprises se montrent particulièrement prudentes sur leurs objectifs 2012, le chiffre d'affaires cumulé des sociétés du CAC 40 ressort en hausse de 4,0% à 324,34 milliards d'euros, un chiffre supérieur aux 318,95 milliards attendus par les analystes.

"Les résultats n'ont pas déçu par rapport aux attentes du consensus, les analystes avaient largement anticipé un ralentissement au niveau mondial", explique Joffrey Ouafqa, analyste gérant chez Convictions AM.

"Toutes les entreprises se veulent très prudentes pour 2012, il n'y a aucune visibilité pour personne", ajoute-t-il.

Un peu plus de la moitié (55,0%) des sociétés du CAC 40 ont fait état d'une activité meilleure qu'attendu, les consensus des économistes ayant été revu à la baisse dès juin en raison des incertitudes concernant la crise des dettes souveraines dans la zone euro.

Si les analystes tablaient encore en juillet sur une croissance des résultats du Stoxx 600 de 12% pour l'exercice 2011, le consensus n'anticipe plus aujourd'hui qu'une progression de l'ordre de 3%.

En ce qui concerne les sociétés américaines, elles sont beaucoup moins exposées à l'Europe. Les analyses révisent désormais leurs estimations à la hausse au vu d'une saison des publications rassurante, après avoir fortement abaissé leurs consensus.

"On aura sur les résultats des sociétés du S&P 500 aux Etats-Unis une croissance des bénéfices qui va être positive, alors qu'en France et en Europe c'est moins évident (...) finalement, on a plus de résistance aux Etats-Unis", note Yves Maillot.

De même que les entreprises, les gérants se montrent prudents pour la suite. "Le contexte de flou n'incite pas les entreprises à investir. Pour ces raisons nous mettons davantage l'accent sur la visibilité que sur la valorisation dans nos choix d'investissement. Nous préférons les entreprises exposées à la croissance des marchés émergents, comme le secteur du luxe", estime Véronique Rosier, directeur de la gestion actions à La Banque Postale Asset Management.

"Il faut garder en tête que la corrélation entre toutes les zones géographiques est relativement forte en ce moment, si la crise en zone euro s'étend, il n'y aura pas de havre de paix", conclut Joffrey Ouafqa.

Avec Alexandre Boksenbaum-Granier, édité par Jean-Michel Bélot et Benjamin Mallet

Copyright © 2011 Thomson Reuters


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