Connexion
Mot de passe oublié Pas encore de compte ?

CAC 40

PXI - FR0003500008
5 575.00 +0.07 % Temps réel Euronext Paris

Cac 40 : Comment les daytraders ont pris leur mal en patience pendant la panne du marché parisien

lundi 19 octobre 2020 à 17h15
Comment les daytraders se sont adaptés à la panne géante?

(BFM Bourse) - Une panne a interrompu les échanges pendant près de 3 heures lundi matin à la Bourse de Paris, du jamais-vu depuis le 29 octobre 2018. Les "daytraders", ces investisseurs individuels qui s'efforcent de dégager des revenus au jour-le-jour, ont été contraints à observer une pause.

Et soudain, l'écran noir. Très précisément 48 minutes après l'ouverture des cotations sur le marché parisien au sortir du week-end, les échanges ont été suspendus sur les places boursières gérées par Euronext (à l'exception de celle d'Oslo). Si l'opérateur a avancé un "problème technique", ce genre d'événement reste rarissime "en dehors d'une séance de krach" souligne Adrien, investisseur sur le marché parisien.

Auprès de l'AFP, le responsable de la recherche économique de Saxo Bank Christopher Dembik a constaté que les clients se sont montrés "assez patients", malgré la durée exceptionnelle de la panne (près de 3 heures). Moindre mal pour les opérateurs, l'incident est survenu alors que l'actualité ce lundi était en tout état de cause plutôt calme.

Pris de court, certains traders particuliers se sont néanmoins demandés à quelle sauce ils allaient être mangés. Le fait que cette panne intervienne à l'entame de la semaine n'a pas fait les affaires de tout le monde. "Le lundi matin est souvent un super moment en "daytrading" pour des "breaks" rapides. Tu achètes et vends en moins d'une heure car souvent le soufflet retombe vers 10h mais là, ça a tout changé" regrette Virginie, une spécialiste des petites valeurs. "Ça m'a frustrée car Genomic Vision, Atari et Navya étaient lancées, et de la même manière que les réservations à la hausse [le fait de suspendre momentanément la cotation d'un titre, en raison d'une variation de cours trop importante, NDLR] freinent les progressions, cette "suspension" inattendue a pu créer un ralentissement" ajoute-t-elle.

De son côté, Jérémy indique qu'une "part non-négligeable du volume se fait le lundi matin, qui est également propice à la matérialisation de la bougie hebdo" mais estime que c'est "la purge du carnet d'ordres qui a vraiment inquiété les investisseurs, avec le risque de non prise en compte des ordres passés avant la coupure et un excès de volatilité sur la reprise des cotations". Finalement, cet excès de volatilité redouté ne s'est pas concrétisé à la reprise, à 12h45, souffle toutefois Virginie. Ce qui n'a pas empêché Stéphane d'annuler par précaution tous ses ordres en carnet "par peur d’une volatilité à la reprise suite à l’accumulation des ordres ou, au contraire, par crainte d'un changement de tendance à cause de l'annulation de tous les ordres en carnet si la coupure dure trop longtemps".

"Je ne parlerai pas de panique mais oui, quand on a des positions ouvertes et qu'il se produit ce type de panne, on peut penser à beaucoup de choses. J'imagine par exemple ceux qui avaient des positions importantes sur des valeurs très spéculatives..." ajoute Jérémy, pour qui "le fait qu'Euronext a communiqué très vite a pas mal rassuré" les investisseurs.

L'incident a toutefois tempéré la bonne humeur dont jouissaient les acteurs du marché en tout début de séance, dans le sillage de chiffres de croissance chinoise plutôt favorables et de l'espoir d'un accord bipartisan au Congrès américain sur un plan de relance économique. Suspendu en progression de 0,82%, l'échantillon principal de la cote parisienne a lâché du lest dès la reprise, jusqu'à tomber en territoire négatif peu après 16h - avant de revenir légèrement dans le vert (+0,19% à 4.945 points vers 16h35).

Outre les craintes concernant la purge des carnets d'ordre ou la volatilité induite par une telle suspension, c'est la frustration qui a prédominé chez les investisseurs ce matin. "Pour certains, le plus embêtant était l'impossibilité de "trader" pendant plusieurs heures après une privation pendant tout le week-end" raille Adrien, qui en a personnellement profité pour "retravailler [ses] stops de protection".

"La panne a un peu cassé le mouvement sur certaines actions ou inversement, ce qui a pu offrir une sorte de deuxième chance [à ceux qui n'avaient pas pu se positionner avant l'interruption des échanges NDLR], mais rien de catastrophique" juge Mickaël. Loïc dédramatise également le gel des plate-formes opérées par Euronext ce matin, considérant que cela n'a pas inquiété outre mesure les investisseurs, "tout le monde attendant simplement sagement la reprise" des cotations.

"C'était une première fois pour moi mais pas de panique, juste l'attente de la reprise en étant prêt à ce que ça secoue (après la suspension, NDLR) avec une réflexion sur les possibilités de réaction" abonde en ce sens Paul. C'était "beaucoup de bruit pour pas grand chose" au final, ajoute-t-il, avant de rappeler que "la panique est mauvaise conseillère" donc il évite de la laisser le gagner (en Bourse ou ailleurs) car "c'est contre productif".

Quentin Soubranne - ©2020 BFM Bourse
Votre avis
TradingSat
Portefeuille Trading
+329.20 % vs +12.15 % pour le CAC 40
Performance depuis le 28 mai 2008

Newsletter bfm bourse

Recevez gratuitement chaque matin la valeur du jour sélectionnée par Logo TradingSat