(BFM Bourse) - L'indice parisien recule nettement à la mi-séance de ce mardi 22 octobre, alors que la pression s'accentue sur la dette française et qu'une des valeurs phares de la Bourse de Paris, Hermès, souffre fortement.
Après un bref répit mercredi (+1,06%), le CAC 40 plonge à nouveau ce mercredi 22 octobre. L'indice phare de la Bourse de Paris abandonne 1,6% à 7.800,55 points à la mi-séance.
Le marché parisien est dans le dur alors que les cours du pétrole remontent. Le contrat sur le Brent de mer du Nord prend 3% à 112,13 dollars le baril tandis que celui de décembre sur le WTI coté à New York avance de 2,5% à 99,61 dollars le baril.
Le pétrole continue d'être porté par la situation au Moyen-Orient où aucun signe de désescalade ne s'observe.
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Hermès plonge
"Le New York Times a rapporté que les États-Unis et Israël avaient élaboré des plans en vue de nouvelles frappes contre l’Iran après les élections de mi-mandat, précisant que les cibles incluraient probablement les infrastructures énergétiques iraniennes", écrit Deutsche Bank.
"Par ailleurs, les frappes contre l’Arabie saoudite se sont poursuivies : deux personnes ont été tuées lors d’une attaque contre le champ pétrolier de Shaybah en Arabie saoudite, tandis qu’une autre a trouvé la mort lors d’une frappe contre l’aéroport international du roi Fahd", ajoute la banque allemande.
En parallèle, les investisseurs font le tri sur le marché obligataire et continue de mettre la pression sur la France. Le taux de la dette française à 10 ans grimpe de 7 points de base (0,07 point de pourcentage) à 5,08%, et est désormais passé devant celui des États-Unis (5,07%) qui recule de 5 points de base. Celui de l'Allemagne à 10 ans baisse de 4 points de base.
"Le rendement de l’OAT (le titre de dette de la France, NDLR) à dix ans a franchi la barre symbolique des 5%, tandis que le spread avec le Bund allemand dépasse les 160 points de base, contre 137 points vendredi dernier. Ces mouvements reflètent aussi bien la hausse des doutes sur la capacité de tout futur gouvernement à faire adopter les réformes et les économies nécessaires que les craintes qui pèsent sur les perspectives économiques françaises", décortique Charlotte de Montpellier, économiste chez ING France.
"C’est un cercle vicieux, car dans le même temps, cette nouvelle détérioration des conditions financières assombrit encore les perspectives de croissance déjà très faibles en renchérissant le coût du crédit", ajoute-t-elle.
Du côté des valeurs, Hermès plonge, lesté par une activité une nouvelle fois décevante au troisième trimestre avec une croissance de seulement 4%.
Les banques sont une nouvelle fois dans le dur avec les tensions sur la dette française, BNP Paribas chute de 3,7%, Société Générale abandonne 2,9% et Crédit Agricole 2,6%.
SMCP (-12,2%) est pénalisé par sa publication du troisième trimestre au contraire d'IDlogisitics (+9,8%) qui passe l'épreuve haut la main.
Sur les changes, l'euro abandonne 0,1% face au dollar à 1,1211 dollar.
