Connexion
Mot de passe oublié Pas encore de compte ?

AIRBUS GROUP

AIR - NL0000235190 SRD PEA PEA-PME
194.320 € -0.66 % Temps réel Euronext Paris

Airbus group : Au salon aéronautique de Farnborough, Airbus prend un rendez-vous avec la Bourse à très grands enjeux

Aujourd'hui à 07:00
Un catalyseur à venir pour Airbus?

(BFM Bourse) - Le salon aéronautique du Royaume-Uni, qui alterne une année sur deux avec celui du Bourget, se déroulera de lundi 20 à vendredi 24 juillet. Airbus tiendra mardi un "business update" où il pourrait annoncer des objectifs de moyen terme pour sa division d'aéronautique civile.

Le salon aéronautique de Farnborough n'a pas forcément le même prestige que celui du Bourget, avec lequel il alterne une année sur deux, ou même celui de Dubaï, qui aura lieu en novembre prochain.

"Farnborough a tendance à susciter moins d'intérêt chez les investisseurs (l'accès aux entreprises y est plus limité que lors du Salon aéronautique de Paris)", résume d'ailleurs Royal Bank of Canada.

Les opérateurs de marché auraient toutefois tort de sous-estimer cette édition 2026, qui se déroulera de lundi 20 à vendredi 24 juillet.

>> Accédez à nos analyses graphiques exclusives, et entrez dans la confidence du Portefeuille Trading

La défense prendra plus de place

Certes, ces salons sont surtout l'occasion d'annoncer ou d'officialiser des commandes pour les groupes aéronautiques comme Airbus et Boeing, ce qui porte assez rarement leurs cours de Bourse. Selon Jefferies, 28% des commandes d'avions depuis 2010 ont été annoncées durant le salon de Farnborough, avec une moyenne par édition de 577 appareils. La banque table d'ailleurs sur des annonces pour cette édition 2026 représentant environ 500 avions.

Mais dans la mesure où les carnets d'ordre d'Airbus et Boeing sont bien remplis, le marché se focalise davantage sur la bonne montée en cadence de leurs productions, synonyme de livraisons plus importantes et donc de rentrée de cash plus élevées, les avionneurs étant essentiellement payés quand ils livrent en bonne et due forme les appareils à leurs clients.

Néanmoins, "ce salon devrait être l'occasion de rencontrer divers fournisseurs afin de prendre le pouls du marché de l'aéronautique et de la défense", explique Royal Bank of Canada. Par ailleurs, la défense devrait occuper une place importante durant cette édition, comme cela avait été le cas pour le Bourget l'an passé. Dans la mesure où les groupes de défense vacillent actuellement en Bourse, les commentaires des différents dirigeants sur l'activité de leur société.

"Le sentiment sur le secteur de la défense reste baissier. Toutefois, lors du salon aéronautique, nous nous attendons à des commentaires positifs concernant les perspectives de commandes pour le deuxième trimestre 2026, et les fondamentaux à court terme restent favorables", explique Royal Bank of Canada.

Un manque d'indications à rattraper

Surtout, ce salon constituera un évènement clef pour Airbus, de l'avis de plusieurs analystes. Le groupe européen d'aéronautique et de défense tiendra mardi, en marge de Farnborough, un "business update", autrement dit un point sur son activité.

L'an passé, lors du Salon du Bourget, l'ex-EADS avait fait de même. Airbus avait alors détaillé division par division l'état actuel de son activité ainsi que ses ambitions, tout en élaborant sa vision financière à moyen terme.

L'entreprise annonçait alors vouloir passer en mode "création de valeur" à compter de 2025, relevant son taux de distribution, c'est-à-dire la part de ses résultats consacrée au versement du dividende, tout en évoquant la possibilité d'effectuer des rachats d'actions ou de décider d'un dividende exceptionnel.

Le groupe avait également livré des perspectives de moyen terme pour deux de ses trois activités à savoir, la division "défense et espace" et Airbus Helicopters, qui devront toutes deux générer 1 milliard d'euros de résultat opérationnel ajusté d'ici à 2028.

Toutefois, certains analystes regrettaient que le groupe n'ait pas fourni ce type d'indications pour sa division d'aéronautique civile, de loin la plus importante. En 2025, cette division a représenté 72% du chiffre d'affaires et 76% du résultat opérationnel ajusté.

Airbus pourrait bien les contenter mardi. Bank of America s'attend ainsi à ce que le groupe donne des perspectives de moyen terme pour sa division d'aéronautique civile et juge que cette annonce constituera un catalyseur pour l'action du groupe européen. Au point d'ailleurs que la banque américaine a placé Airbus dans sa liste des meilleures idées d'investissement pour le troisième trimestre.

Barclays partage cet avis, qualifiant également le "business update" du 21 juillet de "catalyseur".

Un objectif de moyen terme et un cadre important

"Après publication des objectifs à moyen terme pour les divisions 'hélicoptères' et 'défense & espace' lors du Salon du Bourget, les investisseurs souhaitent de plus en plus que la direction précise le potentiel de rentabilité à moyen terme de la division d'aéronautique civile une fois que les cadences de production visées auront été atteintes", poursuit la banque britannique.

Pour rappel, Airbus compte parvenir à une cadence mensuelle de production de 75 avions de sa famille A320 neo, son best-seller, d'ici à fin 2027 début 2028. Ce qui constitue son objectif principal. Le groupe vise aussi une cadence mensuelle de 13 A220 et de 12 A350 en 2028. Pour l'A330, la cible est fixée à 5 en 2029.

Bank of America table sur un objectif financier prudent de la part du groupe aérien pour sa division d'aéronautique civile. L'établissement retient 10 milliards d'euros de résultat opérationnel à un horizon de moyen terme, sans donner d'horizon précis. L'an passé, la division d'aéronautique civile a généré 4,6 milliards d'euros de résultat opérationnel et 5,47 milliards d'euros de résultat opérationnel ajusté.

Bank of America convient que cette indication pourrait dans un premier temps décevoir les investisseurs, puisque le consensus (la prévision moyenne des analystes) Visible Alpha retient un chiffre de 10 milliards d'euros en 2029 et 11 milliards en 2030.

Mais une telle réaction reviendrait à "passer à côté de l'essentiel", explique Bank of America. "Le principal avantage serait l'introduction d'un cadre autour des résultats de cette division d'aéronautique civile, ce qui permettra aux investisseurs d'évaluer le potentiel des bénéfices de cette même division", prévient Bank of America.

"Airbus a historiquement fourni des informations limitées à moyen terme, ce qui rend difficile l'évaluation des risques et opportunités liés à la montée en cadence de ses livraisons", appuie l'établissement.

Bank of America estime ainsi que le "cadre" que devrait fournir Airbus sur cette division permettra de "changer l'histoire" boursière que raconte le groupe au marché. Et pourrait déplacer l'attention des investisseurs davantage vers le moyen terme et moins vers le suivi mensuel des livraisons du groupe, ce qui serait "plus sain".

Royal Bank of Canada souligne qu'Airbus est la seule grande entreprise du secteur à tenir un tel évènement à Farnborough.

La banque canadienne est plus ambitieuse sur les projections du groupe aéronautique pour sa division d'aéronautique civile. L'établissement table sur un objectif 2028 de résultat opérationnel ajusté compris entre 10 et 10,5 milliards d'euros, contre des estimations de 11 milliards à cet horizon. La banque pense toutefois que les "buy-side", c'est-à-dire les investisseurs pourraient se contenter d'un montant de 10 milliards.

Royal Bank of Canada juge par ailleurs qu'Airbus devrait aussi tabler sur 1.000 à 1.050 avions livrés en 2028, tout en adoptant un ton positif pour 2026. L'établissement considère toutefois que le groupe ne relèvera pas son objectif pour l'année en cours, à savoir environ 870 appareils.

"Nous pensons que les investisseurs seront déçus si Airbus prévoit moins de 1.000 livraisons en 2028, ou un résultat opérationnel ajusté en dessous de 10 milliards d'euros, ou si l'entreprise s'abstient de fournir une vision consolidée à moyen terme (après l'avoir retenue l'année dernière en raison de l'incertitude sur les droits de douane)", prévient Royal Bank of Canada. La banque note que les attentes sont "élevées".

L'établissement juge également qu'Airbus pourrait éventuellement relever ses objectifs de résultat opérationnel ajusté de moyen terme pour sa division 'défense et espace" et Airbus Helicopters au vu de leurs "solides performances de l'an passé'.

Julien Marion - ©2026 BFM Bourse
Vous suivez cette action ?

Recevez toutes les infos sur AIRBUS GROUP en temps réel :

Par « push » sur votre mobile grâce à l’application BFM Bourse


Par email

Forum suspendu temporairement
Portefeuille Trading
+318.20 % vs +67.75 % pour le CAC 40
Performance depuis le 28 mai 2008

Newsletter bfm bourse

Recevez gratuitement chaque matin la valeur du jour