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Vivendi : Une journée décisive pour les télécoms en France

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(CercleFinance.com) - Un épisode décisif du feuilleton de la concentration des télécoms hexagonaux devrait se jouer aujourd'hui. Le premier rôle : SFR, filiale que Vivendi a mis en vente et pour laquelle le groupe a reçu deux offres de Bouygues et de Numericable. Le conseil de surveillance de Vivendi doit se réunir à ce sujet en fin de matinée, à partir de 11 heures a priori. En outre, l'offre de Numericable expirera aujourd'hui.

Rappelons qu'hier, Bouygues a annoncé le relèvement de son offre sur SFR afin de contrer Numericable. Jeudi, le groupe dirigé par Martin Bouygues a donc proposé à Vivendi 11,3 milliards d'euros en numéraire, soit une augmentation de 800 millions d'euros de l'offre initiale, et 43% du capital du nouvel ensemble.

Officiellement, Numericable n'a pas relevé son offre mais selon différents organes de presse, tel aurait cependant été le cas. On parle en sous-main d'une offre initiale de 10,9 milliards en espèces revalorisée de 850 millions d'euros, même si rien n'est officiel. En revanche, Altice, maison mère de Numericable, a prévenu en clair que sa proposition expirerait ce jour.

Les positions des uns et des autres sont des plus variables. Arnaud Montebourg, ministre du Redressement productif, a déclaré ce matin sur Europe 1 qu'il avait 'crû comprendre' que la direction de Vivendi voulait, 'coûte que coûte', céder SFR à Numericable. C'est aussi ce que rapporte une partie de la presse.

A l'antenne, le ministre a taclé Numericable, dont le principal actionnaire est Altice, holding de droit luxembourgeois coté à Amsterdam contrôlé par un français résident fiscal en Suisse, Patrick Drahi. Il a aussi allégué du “surendettement” qui pénaliserait alors Numericable, selon lui.

Mais Bouygues aurait, là encore selon la presse, mené une campagne de lobbying auprès du gouvernement (et ce bien que l'Etat ne soit actionnaire que d'Orange, l'opérateur historique, et d'aucun de ceux qui sont concernés) en faveur de son offre, en alléguant notamment du volet “emploi”.

Autre argument déployé par Bouygues : revendre son réseau et ses fréquences mobiles à Iliad, maison mère de Free qui a justement besoin d'une telle infrastructure, afin de passer sous les fourches caudines des autorités de la concurrence. Dans les Echos de ce matin, Xavier Niel, premier actionnaire d'Iliad, critique vertement le rapprochement éventuel de SFR et de Numericable, et se montre plus accommodant sur l'offre de Bouygues..

Les Echos ajoutent cependant que rien n'est joué chez Vivendi : 'les poids lourd du conseil de surveillance de Vivendi semblant toujours partagés sur la décision à prendre', indique ce matin le quotidien des affaires.

En effet, l'un des piliers du conseil de Vivendi, Claude Bébéar, serait réservé sur l'offre de Numericable, et Vincent Bolloré, le vice-président de l'instance, n'aurait pas pris parti. Mais on dit le second proche du premier.

Enfin, chez Aurel BGC ce matin, les analystes ajoutent une hypothèse : “Vivendi pourrait également estimer qu'il lui faut plus de temps pour prendre sa décision.” A suivre.


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