Bourse > Vivendi > Vivendi : Mediaset pourrait céder sa TV payante à Vivendi
VIVENDIVIVENDI VIV - FR0000127771VIV - FR0000127771
20.000 € +1.27 % Temps réel Euronext Paris
19.700 €Ouverture : +1.52 %Perf Ouverture : 20.110 €+ Haut : 19.700 €+ Bas :
19.750 €Clôture veille : 3 811 950Volume : +0.30 %Capi échangé : 25 746 M€Capi. :

Vivendi : Mediaset pourrait céder sa TV payante à Vivendi

tradingsat

par Giancarlo Navach

MILAN (Reuters) - Le groupe italien Mediaset, créé par Silvio Berlusconi, est sur le point de conclure la vente de ses activités de télévision payante à Vivendi, a-t-on appris mercredi de trois sources proches du dossier.

Une telle opération permettrait à Vivendi de se développer sur deux fronts simultanés en Italie puisque le français est déjà le premier actionnaire de Telecom Italia.

Les discussions en cours sont conduites par l'administrateur délégué de Mediaset, Pier Silvio Berlusconi, fils de l'ex-président du Conseil, et par le président de Vivendi, Vincent Bolloré. "Pier Silvio est déterminé à vendre et un accord pourrait être signé prochainement", a assuré l'une des sources.

Vivendi, ajoute-t-on, cherche à racheter la totalité des 89% de Mediaset dans la filiale en les payant pour moitié en numéraire et pour le solde en actions Vivendi.

Le groupe français s'est refusé à tout commentaire.

Le solde du capital de Mediaset Premium est détenu par l'espagnol Telefonica, entré au tour de table l'an dernier sur la base d'une valorisation totale d'environ un milliard d'euros.

Une autre source a expliqué que Mediaset et Vivendi pourraient aussi créer une coentreprise européenne dans les contenus avec pour objectif de "créer un acteur capable de rivaliser avec Sky au niveau européen".

Mediaset Premium perd de l'argent mais détient depuis 2014 les droits de diffusion exclusifs en Italie des matches de la très convoitée Ligue des champions de football, acquis pour un montant estimé à 700 millions d'euros, ce qui lui assure un avantage commercial non négligeable sur son principal concurrent, Sky Italia.

Certains banquiers jugent toutefois difficile de comprendre en quoi Mediaset Premium peut intéresser Vivendi, faute de synergies avec Canal+, la filiale de télévision payante du français.

MEDIASET EN FORTE HAUSSE EN BOURSE

D'autres banquiers et des analystes jugent néanmoins qu'un rachat de Mediaset Premium pourrait constituer une première étape en vue d'une opération plus importante pour Vivendi qui, fort d'un trésor de guerre de 6,4 milliards d'euros, pourrait avoir pour ambition de prendre le contrôle de Mediaset, voire de fusionner ce dernier avec Telecom Italia.

Certains observateurs notent néanmoins que convaincre la famille Berlusconi de réduire son influence sur la télévision pourrait être difficile, même si, à 79 ans, Silvio Berlusconi pourrait vouloir faire avancer sa succession.

Chez Telecom Italia, Vivendi a adopté dès l'an dernier une stratégie offensive, ce qui lui a permis d'obtenir quatre sièges sur 17 au conseil d'administration tout en augmentant régulièrement sa participation, portée récemment à 23,8%.

Certains médias ont rapporté la semaine dernière que le groupe français cherchait un remplaçant à l'administrateur délégué de l'opérateur, Marco Patuano.

Vincent Bolloré n'a toutefois pas encore détaillé ses ambitions pour Telecom Italia, un flou qui favorise les spéculations sur de possibles rapprochements dans les médias ou avec d'autres opérateurs de télécommunications.

A la Bourse de Milan, tandis que Mediaset gagnait 6,8%, l'action Telecom Italia a pris 1,55% mercredi au lendemain des déclarations de François Hollande, à l'occasion d'un déplacement à Venise, sur de possibles coopérations franco-italiennes dans certains secteurs, dont les télécoms.

Le président du Conseil italien, Matteo Renzi, a quant à lui déclaré qu'il accueillerait favorablement tout investissement sérieux, créateur d'emplois et susceptible de favoriser la croissance.

Quelques heures plus tôt, le PDG d'Orange, Stéphane Richard, avait déclaré que son groupe étudierait la possibilité d'un accord avec Telecom Italia s'il était sollicité, tout en précisant qu'il ne s'agissait que d'une hypothèse.

(avec Gwenaëlle Barzic à Paris et Sophie Sassard à Londres, Marc Angrand pour le service français, édité par Véronique Tison)

Copyright © 2016 Thomson Reuters


Je donne mon avis

TÉLÉCHARGEZ GRATUITEMENT L’APPLI