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Ubisoft entertain : Ces éditeurs de jeux vidéo cotés qui peuvent encore être des cibles à racheter

mercredi 19 janvier 2022 à 11h23
Ubisoft pourrait faire l'objet d'une OPA

(BFM Bourse) - Après les rachats coup sur coup de Zynga par Take-Two puis d'Activision par Microsoft, le nombre de cibles se réduit drastiquement pour les GAFAM et autres géants de la tech en quête d'éditeurs de jeux vidéo.

À qui le tour? Et à quel prix? L'annonce, par Microsoft, de son projet de rachat d'Activision (Call of Duty, World of Warcraft, etc.) pour près de 69 milliards de dollars a rebattu les cartes ce lundi, faisant de facto du groupe fondé par Bill Gates le n°3 mondial du secteur des jeux vidéo derrière les géants asiatiques Tencent et Sony. Elle a également dû faire grincer des dents dans certains sièges de la Silicon Valley, et au-delà.

Pour le secteur, "l'énorme annonce" de ce lundi "a le mérite de mettre au pied du mur certains des leaders actuels et prétendants sur le secteur et notamment Sony, puis Google, Amazon et Netflix" explique en effet Charles-Louis Planade, analyste chez Midcap Partners. Il ne fait en effet nul doute, selon lui, que les jeux phares d’Activision finiront à terme en exclusivité sur les plateformes de Microsoft, "privant ces prétendants d’un énorme contenu et leur imposant à court terme de réagir en acquérant les dernières capacités de production existantes".

Problème pour les GAFAM et autres ambitieux du secteur: le projet de rachat annoncé par Microsoft, qui constituerait la plus grosse opération de l'histoire de l'ensemble du secteur technologique, intervient une semaine seulement après le rachat de Zynga par Take Two pour 12.7 milliards de dollars, et les cibles se raréfient donc sensiblement.

"Par sa capacité de production unique, la taille et la diversité de son catalogue, ainsi que la propriété de la majorité des IP ("propriétés intellectuelles", soit les licences, NDLR) qu’il commercialise, Ubisoft est la prochaine cible naturelle" juge Charles-Louis Planade. "À ceux qui argueront la volonté farouche d’indépendance d’Ubisoft, nous rappellerons qu’elle était similaire en 2016 chez Activision lorsque ceux-ci ont salué le départ définitif de Vivendi de leur tour de table" (le groupe français avait cédé 85% du capital de l'éditeur pour 8,2 milliards de dollars à l'été 2013, NDLR)" répond l'analyste. "Idem pour les problèmes de ressources humaines, largement supérieurs chez Activision et qui sont potentiellement traitables par les géants prémentionnés aux effectifs largement supérieurs" balaie-t-il, en référence aux faits de harcèlements et d'agressions sexuelles révélés chez Ubisoft et Activision.

Deux grands groupes américains

Et parmi les autres éditeurs -encore- indépendants, force est de constater que peu sont d'une envergure comparable à celle d'Ubisoft. Deux sont néanmoins plus grands: les américains Electronic Arts (qui jouit notamment des droits de licences sportives comme celle de la FIFA, la NBA ou encore la NFL) et Take Two (éditeur de Grand Theft Auto, Red Dead, etc.), qui pourrait lui-même bientôt faire l'objet d'une OPA (offre publique d'achat) alors qu'il vient d'avaler Zynga, selon Charles-Louis Planade. Les deux sont respectivement valorisés près de 40 et près de 20 milliards de dollars, contre 6,3 milliards d'euros pour Ubisoft à la clôture de ce lundi.

Les cibles restantes à plus d'un milliard d'euros de valorisation sont européennes, à commencer par l'éditeur polonais CD Projekt, principalement connu pour sa saga The Witcher et le récent flop Cyberpunk 2077, qui a fait fondre la capitalisation boursière de plus de 10 milliards d'euros fin 2020 à 4 milliards ce mardi. Le suédois Paradox, réputé pour l'édition de jeux de stratégie historiques (Crusader Kings, Europa Universalis, Cities Skylines) et valorisé près de 2 milliards d'euros, fait également figure de cible de choix.

Dans un registre différent, Charles-Louis Planade cite également Embracer (ex- Nordic Games puis THQ), une autre société suédoise spécialisée dans l'acquisition de petits éditeurs indépendants. Elle dispose à ce jour de 86 studios de développement internes répartis en 10 groupes. Valorisé près de 10 milliards d'euros, Embracer a par ailleurs mis la main sur le géant français de la création de jeux de société Asmodee en décembre dernier pour la somme de 3 milliards de dollars.

Quentin Soubranne - ©2022 BFM Bourse
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