Bourse > Societe generale > Societe generale : Socgen dévisse en bourse, dément des rumeurs de marché
SOCIETE GENERALESOCIETE GENERALE GLE - FR0000130809GLE - FR0000130809
50.210 € +0.86 % Temps réel Euronext Paris
49.605 €Ouverture : +1.22 %Perf Ouverture : 50.710 €+ Haut : 49.270 €+ Bas :
49.780 €Clôture veille : 4 252 710Volume : +0.53 %Capi échangé : 40 555 M€Capi. :

Societe generale : Socgen dévisse en bourse, dément des rumeurs de marché

Socgen dévisse en bourse, dément des rumeurs de marchéSocgen dévisse en bourse, dément des rumeurs de marché

par Matthieu Protard

PARIS (Reuters) - La Société générale a formellement démenti mercredi une série de rumeurs de marché liées à sa solidité financière et à des spéculations sur la note souveraine de la France après avoir dévissé de plus de 21% dans l'après-midi à la Bourse de Paris.

L'ensemble des valeurs bancaires françaises chutaient lourdement, également plombées par les spéculations sur le "triple A" de la France et par un regain des craintes d'extension de la crise de la dette à l'Italie.

"La Société générale dément catégoriquement toutes les rumeurs de marché", a déclaré à Reuters une porte-parole de la banque française.

L'action Société générale perdait encore près de 12,42% vers 17h20 après ce démenti. Les autres bancaires, comme BNP Paribas et Crédit agricole, perdaient entre 9% et 14%.

"Il y a trois rumeurs aujourd'hui, dont deux ont été démenties", a déclaré Alban Tourrade, gérant chez Aviva Investors.

"Il y a tout d'abord la dégradation de la note souveraine de la France, démentie par les trois agences. Deuxièmement, le plan d'aide à la Grèce pourrait être étendu aux obligations à échéance 2024, ce qui alourdirait les pertes des banques françaises et de la Société générale en particulier."

"Enfin, et c'est la pire de toute, il se préparerait un plan de sauvetage de la Société générale avec une nationalisation de la banque, une rumeur également démentie par la banque. Le marché est tellement averse au risque en ce moment, que la moindre rumeur surtout comme la dernière fait tout chuter."

Un trader parisien a quant à lui évoqué un article du Daily Mail à l'origine des rumeurs sur la SocGen.

Après les Etats-Unis, dont la note a été abaissée vendredi soir par l'agence de notation Standard & Poor's, c'est au tour de la France et de son "triple A" d'être scrutés par le marché, qui attend des autorités françaises des réformes budgétaires concrètes.

Interrogés par Reuters, Moody's et Fitch ont redit que la note AAA de la France était assortie d'une perspective stable.

A la mi-journée, Fitch Solutions avait estimé dans une étude que l'incertitude en Europe affectait beaucoup la France sur le marché des dérivés de crédit.

"L'évolution des spreads sur la France et l'Allemagne pourrait constituer un signe montrant que les marchés sont de plus en plus préoccupés par la capacité de la zone euro à soutenir les pays les plus affaiblis de l'UE", écrivait Fitch.

Standard & Poor's a quant à elle confirmé la note AAA et la perspective stable de la France dimanche, dans la foulée de la dégradation de la note américaine.

"Quand on voit comment les choses ont évolué, il y a beaucoup de pression maintenant sur la France. C'est assez ciblé", souligne un analyste financier basé à Londres qui n'a pas souhaité être nommé, à propos de la chute des bancaires françaises.

"C'est un peu pour défier le système français: 'vous promettez des réformes. C'est bien mais maintenant il faut des annonces concrètes'", ajoute-t-il.

Le gouvernement français a annoncé en fin de matinée que la France prendrait le 24 août les mesures nécessaires pour que ses objectifs de réduction des déficits publics soient atteints quelle que soit l'évolution de la situation économique.

INQUIÉTUDES EN ITALIE

Les banques françaises sont aussi attaquées en raison de leur forte exposition à l'Italie, pays sous la pression des responsables européens pour redresser sa situation budgétaire.

D'après les chiffres de la Banque des règlements internationaux (BRI), les établissements bancaires français sont exposés à hauteur de 410 milliards d'euros à l'Italie, suivis par les banques allemandes avec une exposition de 165 milliards.

BNP Paribas et Crédit agricole sont tout particulièrement exposés à l'Italie en raison de leur filiale locale, respectivement Banca Nazionale del Lavoro et Cariparma.

A la Bourse de Milan, la cotation des titres Intesa Sanpaolo et Unicredit a été suspendue dans l'après-midi en raison d'une volatilité excessive.

Le marché s'inquiète de la capacité des banques italiennes à se refinancer. En réponse à ces rumeurs qui circulent sur le marché, l'ABI, l'association bancaire italienne, a assuré mercredi matin que les banques italiennes n'avaient pour le moment aucune difficulté à se refinancer.

"L'Italie semble être ce qui inquiète le marché bien que les rendements (de la dette italienne) soient retombés après l'intervention de la BCE", faisait remarquer plus tôt dans la matinée un trader parisien.

EXTENSION DE L'AIDE À LA GRÈCE?

A ces craintes s'ajoutent aussi des informations selon lesquelles l'Union européenne et l'Institut de la finance internationale (IFI) réfléchiraient à un élargissement du plan d'échange de titres de dette souveraine grecs afin d'inclure des obligations à maturité 2024 au lieu de 2020.

Pour certains analystes, cela pourrait donc se traduire par des dépréciations plus importantes pour les banques qui détiennent de la dette souveraine grecque au-delà de 2020.

"Les banques qui n'ont pas déprécié 100% de leurs positions pourraient avoir un impact supplémentaire", explique un analyste basé à Paris. "C'est vrai pour BNP."

BNP Paribas a indiqué la semaine dernière qu'elle détenait de la dette souveraine grecque au-delà de 2020 sur laquelle elle n'a pas appliqué de décote de 21%.

La Société générale a en revanche fait savoir qu'elle ne détenait plus de dette publique grecque après 2020.

Avec Julien Ponthus, Blaise Robinson et Alexandre Boksenbaum-Granier, édité par Dominique Rodriguez

Copyright © 2011 Thomson Reuters


Je donne mon avis

TÉLÉCHARGEZ GRATUITEMENT L’APPLI
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez nos CGU et l'utilisation de cookies afin de réaliser des statistiques d'audiences et vous proposer une navigation optimale, la possibilité de partager des contenus sur des réseaux sociaux ainsi que des services et offres adaptés à vos centres d'intérêts.
Pour en savoir plus et paramétrer les cookies...