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Societe generale : Le secteur bancaire poursuit plus timidement sa remontée

Le secteur bancaire poursuit plus timidement sa remontée Le secteur bancaire poursuit plus timidement sa remontée

(Tradingsat.com) - L'immense soulagement des marchés au lendemain du plan d'aide européen à la Grèce est encore tangible mais laisse place à un peu plus de retenue vendredi à la mi-séance, après trois séances de progression consécutives à la Bourse de Paris. Le CAC 40 reste tout de même bien orienté avec une hausse de 0,88% à 3 850 points, tandis que le secteur bancaire poursuit sa remontée, mais plus timidement. Crédit Agricole affiche un gain de 2,8%, suivi de près par BNP Paribas (+1,5%) et Société Générale (+1,1%). Natixis s'adjuge 0,8% et Dexia +3,2%.

Les marchés boursiers réagissent donc positivement au lendemain du nouveau plan d'aide européen accordé à la Grèce, dans l'espoir d'une résolution de la crise de la dette dans la zone euro. Mais qu'en est-il des analystes ? Si les premières conclusions du sommet européen de Bruxelles ont été plutôt bien accueillies par les intermédiaires financiers, une certaine retenue est palpable dans leurs discours.

"En plus de l'annonce d'un deuxième plan d'aide à la Grèce, les dirigeants européens ont réussi à s'entendre pour améliorer leurs outils de gestion de crise. C'est la conclusion positive du sommet, à condition que les outils soient bel et bien utilisés. Pour l'essentiel, on corrige les erreurs faites depuis le début de cette crise : sousdimensionnement de l'aide à la Grèce, conditions exorbitantes de l'aide, étroitesse des champs d'intervention de l'EFSF. En contrepartie, il y a des risques non négligeables. Le défaut grec n'est plus une virtualité, c'est une réalité", a commenté ce matin Bruno Cavalier, chef économiste chez Oddo Securities.

"L'enjeu maintenant est de savoir combien de temps ces annonces vont faire effet et comment s'assurer de leur crédibilité afin de dissuader les spéculateurs de poursuivre leurs attaques contre la zone", a souligné de son côté le CM-CIC, pour qui "le plan européen consiste à repousser les échéances et à gagner du temps en attendant que la Grèce mette en place les réformes promises".

"Les solutions adoptées ne règlent cependant pas le problème de fond qui est celui d'une dette à 350 milliards d'euros que les Grecs ne parviendront pas à rembourser, ni par des aides financières, des mesures de privatisations ou encore des promesses de réduction des dépenses tant leur PIB est faible et leurs charges d'intérêts élevées", a-t-il ajouté.

Barclays Capital s'est dit quant à lui favorablement surpris par ce qui a été annoncé hier, mais pas assez pour pouvoir "dormir tranquille". "Le document officiel manque de précisions sur des sujets clés tels que l'implication du secteur privé pour la Grèce et les besoins collatéraux", a déploré le broker qui semblait regretter également l'absence de détails concernant la réforme envisagée du Fonds européen de stabilité financière (EFSF).

"De bonnes surprises, mais ce n'est pas encore le Big Bang", ironisaient de leur côté Laurence Boone et Silvia Ardagna, économistes chez Bank of America Merrill Lynch.


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