Connexion
Mot de passe oublié Pas encore de compte ?

SOCIETE GENERALE

GLE - FR0000130809 SRD PEA PEA-PME
52.360 € +0.11 % Temps réel Euronext Paris

Societe generale : La société générale ne croit pas à une nouvelle consolidation

mercredi 4 août 2010 à 19h17
La société générale ne croit pas à une nouvelle consolidation

par Matthieu Protard et Lionel Laurent

PARIS (Reuters) - Dans un contexte de reprise économique molle dans la zone euro et aux Etats-Unis et de réformes réglementaires, la Société générale n'entrevoit pas de nouvelle vague de consolidation dans le secteur bancaire européen dans les 18 prochains mois, déclare son PDG Frédéric Oudéa.

Frédéric Oudéa estime dans une interview à Reuters que les banques doivent dans l'immédiat se concentrer sur leurs activités et sur le retour aux bénéfices, et que tirant les enseignements de la crise financière, les régulateurs restent vigilants sur la taille des établissements financiers.

"Je ne crois pas du tout à un round de consolidation", affirme le PDG de la SocGen à propos du secteur bancaire européen. "On est toujours dans une période où les banques se concentrent sur leurs métiers. (...) Pour moi, c'est la priorité pour les dix-huit prochains mois".

"Nous sommes dans un environnement où les régulateurs continuent à questionner la taille des banques, où les régulateurs continuent à dire 'attention au risque systémique'", ajoute-t-il.

Deuxième banque française par la capitalisation boursière après BNP Paribas, Société générale a fait état ce jour d'un deuxième trimestre supérieur aux attentes grâce à un recul de ses provisions pour perte sur le crédit et à des pertes moins importantes que prévu dans ses actifs toxiques.

Interrogé plus spécifiquement sur l'indépendance de la SocGen, Frédéric Oudéa répète que la banque est en mesure de se développer seule, écartant l'idée d'être contrainte à un adossement ou à une fusion.

"Il ne suffit pas d'ajouter les métiers pour avoir une banque performante", fait remarquer celui qui a succédé à Daniel Bouton à la tête de la Société générale en mai 2009.

"Notre stratégie nous permet de nous développer seul, et j'exclus donc les autres scénarios".

DES CESSIONS POUR FINANCER DES ACQUISITIONS

Depuis la révélation de la perte record de trading en janvier 2008 et avec la crise financière, les investisseurs se sont interrogés sur la capacité de la banque à rester indépendante, surtout depuis le rachat de Fortis par BNP Paribas l'an dernier.

De nombreuses rumeurs de fusion avec BNP, le Crédit agricole ou encore Dexia avaient à cette époque circulé sur les marchés.

Lors de la présentation de son nouveau plan de développement "Ambition 2015" mi-juin, la banque a indiqué qu'elle n'excluait pas de procéder à des acquisitions, précisant toutefois que les opérations de croissance externe ne seraient pas financées par une augmentation de capital.

Elle entend au contraire les financer en arbitrant dans son portefeuille d'actifs, c'est-à-dire en cédant certaines de ses activités.

"Cette respiration de notre portefeuille, ces arbitrages d'actifs nous donnent de la flexibilité stratégique. On va continuer à le faire dans les trente-six prochains mois", insiste Frédéric Oudéa.

"Toutefois, il n'y a apparemment pas beaucoup d'opportunités stratégiques en ce moment, ce qui montre à quel point les banques se concentrent sur l'optimisation de leurs activités", fait remarquer l'ancien conseiller technique de Nicolas Sarkozy - de 1993 à 1995 - lorsque ce dernier était ministre du Budget.

DÉBUT DE REPRISE EN EUROPE DE L'EST

Lors de la conférence de presse de présentation des résultats trimestriels, la banque a dit être attentive aux opportunités d'acquisitions en Europe centrale et orientale, une région où elle accéléré son développement au cours de la dernière décennie, après avoir perdu en 1999 la bataille face à BNP pour le rachat de Paribas.

Malgré les critiques des investisseurs, la banque défend ce choix stratégique avec des présences en Roumanie avec BRD, en République tchèque ave Komercni Banka ou encore en Russie avec Rosbank.

"C'est vrai que cela va être beaucoup plus difficile de croître dans l'Europe développée qu'ailleurs. C'est pour cela que je me félicite des positions de Société générale dans des pays en forte croissance, en Europe centrale et orientale mais aussi dans le Bassin méditerranéen et en Afrique", insiste Frédéric Oudéa.

"Nous avons en tête une reprise progressive, une croissance plutôt modérée de la zone euro et des Etats-Unis dans les deux ou trois prochaines années", poursuit-il. "La reprise ne fait que démarrer en Europe centrale et orientale".

Pour convaincre aussi les marchés de la capacité de la banque à tourner la page de la crise, Frédéric Oudéa assure que "trimestre après trimestre, nous atteindrons nos objectifs".

édité par Gilles Guillaume

Copyright © 2010 Thomson Reuters

Vous suivez cette action ?

Recevez toutes les infos sur SOCIETE GENERALE en temps réel :

Par « push » sur votre mobile grâce à l’application BFM Bourse


Par email

Forum suspendu temporairement
Portefeuille Trading
+335.60 % vs +55.73 % pour le CAC 40
Performance depuis le 28 mai 2008

Newsletter bfm bourse

Recevez gratuitement chaque matin la valeur du jour