(BFM Bourse) - Le spécialiste du petit éléctroménager a annoncé la nomination de Loïc Moutault en qualité de directeur général du groupe à compter du 1er octobre. TP ICAP Midcap a aussi fait un point sur la situation commerciale du groupe au Brésil, dans une note publiée ce mardi.
Même en plein déploiement d'un plan stratégique, une entreprise peut décider d'un bouleversement soudain de sa gouvernance. C'est le cas de Seb qui a ainsi annoncé ce mardi 15 septembre la nomination de Loïc Moutault en qualité de directeur général du groupe.
Le futur dirigeant prendra ses fonctions à compter du 1er octobre prochain, après avoir passé l’essentiel de sa carrière au sein du groupe Mars, où il a notamment présidé Royal Canin, puis Mars Petcare au niveau mondial.
À la Bourse de Paris, l'action Seb recule de 4,1%, accusant le plus fort repli du SBF 120 vers 12h, à la suite de ces annonces. Seb gagne encore plus de 11% depuis le début de l'année, malgré le repli du jour.
Prochaine étape du développement du groupe
Loïc Moutault succédera à Stanislas de Gramont, qui exercera ses fonctions jusqu’au 30 septembre 2026 inclus, et qui occupait ces fonctions depuis 2022.
"Le Conseil d’administration a choisi Loïc Moutault pour conduire la prochaine étape du développement du groupe. Son expérience internationale, sa connaissance approfondie des marques mondiales et des consommateurs, ainsi que sa capacité à mobiliser et à transformer des organisations complexes seront des atouts majeurs", a déclaré Thierry de La Tour d’Artaise, Président du Conseil d’administration de Seb dans un communiqué.
"Le plan Rebond est engagé et commence à produire ses effets. Avec Loïc, nous entendons renouer avec notre dynamique de croissance rentable, intensifier l’activation de nos innovations et préparer les prochaines étapes du développement du groupe", a-t-il aussi ajouté.
Annoncé en février dernier, le plan "Rebond" est un vaste programme qui prévoit des économies ciblées de 200 millions d’euros en rythme de croisière d’ici fin 2027, et jusqu'à 2.100 suppressions de postes.
Le spécialiste du petit éléctroménager a commencé à bénéficier des premiers effets concrets de ce plan stratégique. Fin juillet, Seb a communiqué un redressement de sa rentabilité au premier semestre, témoignant des premiers effets de son plan "Rebond" annoncé un peu plus tôt cette année.
Seb avait aussi confirmé ses ses objectifs annuels, dont une croissance de son principal indicateur de rentabilité en 2026, avec un effet positif du plan Rebond estimé entre 40 et 60 millions d’euros.
Attention au Brésil
TP ICAP Midcap a aussi consacré ce mardi, une note dans laquelle il se penche sur la situation commerciale de Seb au Brésil, avec le retour de l'épisode climatique El Niño.
Ce phénomène climatique se traduit par une hausse de la température à la surface de l'eau et provoque des épisodes de chaleur et de sécheresse.
Selon le bureau d'études, le retour attendu d'un épisode El Niño potentiellement très fort en 2026-2027 pourrait doper la demande au Brésil. Citée par TP ICAP Midcap, l'Agence américaine d'observation océanique (NOAA), a relevé à 75% le 10 septembre 2026 (contre 69% un mois plus tôt) la probabilité qu'octobre-décembre 2026 batte tous les records depuis 1950, avec plus de 90% de probabilité d'un épisode "très fort".
Le pic est attendu entre octobre et décembre 2026, soit pendant l'été austral. Pour Sarah Thirion, l'analyste en charge de la couverture de Seb chez TP ICAP Midcap, ce basculement pourrait améliorer les ventes de Seb au Brésil.
Un second semestre qui devrait trancher le débat
Au premier semestre, les ventes du spécialiste du petit électroménager avaient reculé dans le pays, citant un "contexte moins porteur". Le groupe expliquait que la performance des ventes en ligne avait alors été pénalisée par un recul de la distribution physique, en particulier au deuxième trimestre.
Cette disparité pourrait s'expliquer par deux hypothèses non exclusives, avance TP ICAP Midcap, évoquant soit un repositionnement du marché vers l'entrée de gamme en ligne, segment où Seb, plus haut de gamme, reste structurellement moins présent ; soit un effet de captation lié à un leadership historiquement construit via le circuit physique, canal aujourd'hui en repli.
"Un signal à l'appui de cette seconde lecture : Mallory, acteur local positionné sur l'entrée de gamme, table sur une croissance de ses ventes de ventilateurs supérieure à 30% en 2026", remarque le bureau d'études.
Pour TP ICAP Midcap, le second semestre 2026 devrait permettre de trancher ce débat.
"Si l'épisode El Niño se confirme aussi fort qu'anticipé et que Seb ne parvient pas à en capter les effets au Brésil (résultats annuels du 24 février 2027), cela confirmerait un problème structurel de positionnement digital plutôt qu'un simple effet météo défavorable, l’inverse serait rassurant", avance le bureau d'études qui reste à l'achat sur Seb, avec un objectif de cours de 69,5 euros.
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