(BFM Bourse) - À l'issue de sa revue trimestrielle des indices, le conseil scientifique d'Euronext a opté pour le statu quo sur le CAC 40. Sur le SBF 120, Genfit et Inventiva font leur entrée dans l'indice, évinçant Interparfums et Verallia.
La composition du CAC 40 restera inchangée pour au moins trois mois. Le conseil scientifique d'Euronext, organe qui décide d'intégrer ou sortir des valeurs des indices de la Bourse de Paris, a opté pour le statu quo à l'issue de sa dernière revue trimestrielle, tenue ce jeudi 10 septembre.
En revanche, deux changements s'opéreront sur le SBF 120, le deuxième grand baromètre de la place parisienne. Pour cette nouvelle révision trimestrielle des indices, le conseil scientifique d'Euronext n'a pas été insensible aux deux sociétés évoluant dans l'univers des biotechs.
La biotech Genfit va ainsi revenir dans l'indice, après l'avoir quitté en septembre 2020, tandis que pour Inventiva c'est une grande première depuis son introduction en Bourse en 2017.
À contrario, le concepteur de parfums sous licence Interparfums quittera le SBF 120 tout comme que le fabricant de bouteilles et d'emballages en verre Verallia.
Ces changements seront effectifs à la clôture du vendredi 18 septembre. Les actions en question seront ainsi intégrées au SBF 120 lors de la séance du lundi 20 septembre.
Genfit prend sa revanche
Genfit fait donc partie des heureux promus pour cette saison estivale des révisions des indices d'Euronext Paris. La biotech lilloise spécialisée dans les maladies rares du foie flambe de 160% depuis le début de l'année après avoir enchaîné les très bonnes nouvelles sur le plan clinique et réglementaire.
En début d'année, les États-Unis ont accordé à Genfit le statut de médicament orphelin pour un traitement visant une maladie rare du foie pour laquelle aucune thérapie approuvée n’existe actuellement.
En juillet, Genfit avait annoncé que son test sanguin NASHnext pour détecter la maladie du foie gras allait bénéficier de la couverture et d'un remboursement par Medicare aux États-Unis.
Enfin, la veille de sa promotion dans le deuxième indice de la Bourse de Paris, la biotech spécialisée dans les maladies rares du foie a annoncé anticiper des ventes supérieures à 1,5 milliard de dollars aux États-Unis à l'horizon 2033, liées au diagnostic de la maladie du foie gras. Cette cible de ventes correspond à un volume de plus de 7 millions de tests par an.
La société fait aussi son entrée dans l'indice Euronext CAC Mid 60.
"Nous sommes ravis d’avoir été intégrés aux indices Euronext CAC Mid 60 et SBF 120. Cette intégration fait suite à une dynamique positive pour Genfit et à la confiance croissante des investisseurs dans notre stratégie et notre capacité à la mettre en œuvre. Cette étape importante confirme une nouvelle fois notre engagement constant à proposer des traitements et des solutions diagnostiques innovantes aux patients atteints de maladies hépatiques rares et potentiellement mortelles, tout en créant de la valeur à long terme pour nos actionnaires",genfit.com/news-releases/news-release-details/genfit-join-cac-mid-60-and-sbf-120-indices-euronext-paris"> a déclaré son dirigeant Pascal Prigent.
Cela n'a pas toujours été ainsi. En septembre 2020, le conseil scientifique d'Euronext avait décidé de son exclusion lors de la révision indicielle, suite à l'effondrement de sa capitalisation boursière provoquée par l'échec clinique de son étude de Phase III (phase clinique avancée avant une potentielle commercialisation, NDLR) sur l'elafibranor (dans la NASH) en mai de cette même année.
Cette annonce avait débouché sur une sanction boursière historique pour la société de biotechnologies Genfit, dont le cours s'était alors effondré de près de 70%, le 12 mai 2020. Une chute encore supérieure à celle qu'avait enregistré le titre en mars 2015 après une première déception sur sa molécule phare élafibranor (initialement désignée GFT-505).
Une grande première pour Inventiva
En revanche pour Inventiva, cette intronisation dans le deuxième indice de la Bourse de Paris fait office de grande première. Pourtant, l'action de la société biotechnologies bourguignonne, elle aussi spécialisée dans le développement de médicaments contre la maladie du soda, est en légère baisse de 5% depuis le début de l'année.
La société a cependant annoncé cet été des données particulièrement encourageantes en phase II (phase intermédiaire des essais cliniques, NDLR) sur le lanifibranor, son principal candidat-médicament d'Inventiva pour le traitement de la MASH, une maladie métabolique du foie pouvant entraîner une fibrose progressive.
Selon les analystes de KBC, les résultats de phase III attendus au quatrième trimestre constitueront un catalyseur important pour la biotech. Un résultat positif pourrait susciter l'intérêt de grands groupes pharmaceutiques, le bureau d'études évoquant des scénarios de rachat d'Inventiva compris entre 4 et 7 milliards d'euros.
