Connexion
Mot de passe oublié Pas encore de compte ?

PUBLICIS GROUPE SA

PUB - FR0000130577 SRD PEA PEA-PME
23.330 € +2.06 % Temps réel Euronext Paris

Publicis groupe sa : Tirés par les acquisitions, les résultats annuels de Publicis ressortent en ligne avec les attentes

jeudi 6 février 2020 à 16h20
Arthur Sadoun fixe le nouveau cap à suivre pour Publicis

(BFM Bourse) - Le géant français de la publicité a dévoilé des résultats annuels conformes aux attentes et à ses prévisions, en dépit de nouvelles coupes budgétaires de quelques clients dans la publicité traditionnelle.

Publicis poursuit sa mue et le marché apprécie. Dans un contexte de méforme des activités traditionnelles, le géant français de la publicité est tout de même parvenu à publier des résultats annuels conformes à la fois à ses attentes et aux prévisions des analystes. Sur l'année 2019, le chiffre d'affaires ressort à 11 milliards d'euros, en hausse de 10,6% par rapport à l'exercice précédent, notamment grâce à la contribution de la nouvelle plateforme technologique Epsilon acquise en juillet pour 4,4 milliards d'euros. Le résultat net chute en revanche de 8,5% sur la période, à 841 millions d'euros.

Le titre Publicis, appartenant au CAC 40 et qui a perdu quelque 20% de sa valeur depuis début 2019, s'adjugeait près de 4,5% à l'ouverture du marché parisien jeudi, avant de réduire sa hausse à +2,7% à 41,23 euros vers 15h30, dans un volume d'échanges correspondant à plus de 0,4% du tour de table.

Si le groupe dirigé par Arthur Sadoun a vu ses revenus croître sensiblement lors de l'exercice précédent, ceux-ci ont diminué de 2,3% à taux de change et périmètre constants. Ce repli est légèrement moindre que celui anticipé (-2,5%), même s'il s'est accentué au dernier trimestre (-4,5%), notamment en raison de "coupes budgétaires de quelques clients dans la publicité traditionnelle" et des coûts de repositionnement de sa filiale Publicis Sapient sur le conseil en transformation numérique.

Les difficultés rencontrées par Publicis dans son cœur de métier sont persistantes puisque le groupe justifiait déjà la stagnation de ses revenus lors de l'exercice 2018 par "une attrition plus forte que prévue dans la publicité traditionnelle, à hauteur d’environ 150 millions d’euros, provenant principalement de plusieurs clients du secteur de la grande consommation aux Etats-Unis".

Face à cette érosion constante des revenus publicitaires, Publicis tente depuis quelques années de changer de modèle pour préserver les budgets médias dont il a la charge et conquérir de nouveaux clients. Il souhaite s'appuyer sur la technologie pour proposer à ses clients une alternative aux plateformes publicitaires des géants du web américain Google et Facebook et développer une offre de conseil pour résister à la concurrence grandissante de cabinets comme Accenture.

"Transformation finalisée"

"Notre transformation est désormais finalisée, à la fois en termes d'actifs et d'organisation", s'est réjoui le président du directoire Arthur Sadoun, cité dans un communiqué. Et le dirigeant de fixer le cap pour 2020, exercice lors duquel il compte "renouer avec la croissance organique", ce qui passe par un "redressement progressif des activités traditionnelles". "On a l'impression que la baisse des dépenses publicitaires aux Etats-Unis, notamment dans les produits de grande consommation et les services, est en train de se tasser, mais on ne le voit pas encore dans nos chiffres", a-t-il précisé lors du point presse qui suivait la publication des comptes annuels du groupe.

Le groupe pourra également compter sur de nouveaux budgets alloués par de gros clients comme Disney, annoncé en octobre, et Bank of America, signé début février, ainsi que sur l'intégration des résultats d'Epsilon à sa croissance organique à compter du second semestre. Arthur Sadoun a par ailleurs prévenu qu'il n'y aura pas de prochaine grosse acquisition, Publicis devant pour le moment rembourser en quatre ans l'acquisition de sa filiale technologique, dont la partie dédiée à l'affiliation marketing, jugée non stratégique, a été placée sous "revue stratégique" en prévision d'une cession.

L'endettement financier net du groupe s'établit à 2,7 millions d'euros au 31 décembre, et son augmentation résulte principalement du financement de l'acquisition d'Epsilon, réalisé en grande partie par l'émission d'un emprunt obligataire de 2,25 milliards d'euros en trois tranches.

Pour l'exercice en cours, les perspectives -révisées à la baisse en octobre dernier- sont confirmées. Publicis table donc toujours sur une croissance organique comprise entre -2% et +1% mais prévient que le premier semestre "et particulièrement le premier trimestre" sont attendus dans le rouge. Le groupe indique par ailleurs qu'il a fermé ses bureaux en Chine en raison de l'épidémie de coronavirus qui sévit dans ce pays, et qu'il encourage les employés à faire du télétravail.

S'il est "un peu tôt pour juger de l'impact économique", Arthur Sadoun a déclaré s'attendre à un effet indirect sur les clients.

Quentin Soubranne - ©2020 BFM Bourse
Vous suivez cette action ?

Recevez toutes les infos sur PUBLICIS GROUPE SA en temps réel :

Par « push » sur votre mobile grâce à l’application TradingSat Bourse


Par email

Votre avis
TradingSat
Portefeuille Trading
+307.80 % vs -11.92 % pour le CAC 40
Performance depuis le 28 mai 2008

Newsletter bfm bourse

Recevez gratuitement chaque matin la valeur du jour sélectionnée par Logo TradingSat