(BFM Bourse) - La biotech, descendante de la société Lyonnaise Industrielle Pharmaceutique, attend de nouveaux progrès pour sa molécule phare iméglimine dans le diabète, mais aussi pour ses projets PXL065 et PXL770 dans d'autres troubles métaboliques. De quoi relancer quelque peu son cours de Bourse.
Après un début d'année porteur, le titre de la société lyonnaise de biotechnologies Poxel n'a pas échappé à la correction des marchés du printemps. Dans le sillage du succès de la phase finale d'essais de son antidiabétique iméglimine, l'action s'échangeait à plus de 12 euros le 2 janvier - sommet inédit depuis 2016 en Bourse. Mais l'action a perdu ensuite plus de la moitié de sa valeur en dépit de nouvelles avancées sur différents programmes. Mais la publication mardi soir des résultats financiers du premier semestre et le rappel des nouveaux jalons attendus par la société d'ici la fin de l'année remet Poxel dans le viseur des investisseurs, entraînant vers 10h30 un rebond de 3,4% à 6,69 euros.
"Depuis le début de l’année, nous avons atteint un certain nombre d’objectifs cliniques et corporate importants pour la société, notamment le renforcement de notre position de trésorerie grâce à plusieurs sources de financement, dont la souscription en mars de 10 millions d’euros dans le cadre de l’emprunt conclu avec IPF, une augmentation de capital de 17,7 millions d’euros en mai et un paiement d’étape de 4 millions d’euros reçu au troisième trimestre de notre partenaire Sumitomo Dainippon Pharma au titre du dépôt de la demande d’enregistrement de l’Imeglimine au Japon", a souligné Thomas Kuhn, le directeur général de Poxel.
"Nous avons également réalisé des progrès significatifs dans nos programmes en cours de développement. Nous avons publié des résultats positifs d’études précliniques et cliniques pour le PXL770 et nous poursuivons l’évaluation d’autres maladies métaboliques, notamment chroniques et rares, pour nos plateformes AMPK et de molécules de TZD deutérées", s'est félicité le dirigeant, artisan de la création de Poxel en reprenant certains actifs d'un ancien labo tricolore, la Lipha, racheté par Merck.
46 millions d'euros de trésorerie
En termes comptables, le premier semestre correspond à un chiffre d’affaires de 6,4 millions d’euros. Sans redevances commerciales à ce stade, le chiffre d'affaires comprend principalement une partie du versement initial de 36 millions d’euros reçu de Sumitomo dans le cadre du partenariat stratégique signé en 2017, ainsi que la refacturation à ce partenaire des coûts de développement résiduels du programme de phase 3 de l’iméglimine au Japon, montant comptabilisés au fur et à mesure des coûts engagés dans le programme, désormais bouclé avec succès. Il comprend également le paiement de 500 millions de yens (4,1 millions d’euros) au titre du dépôt du dossier d’enregistrement de la molécule auprès des autorités japonaise au Japon, intervenu en juillet.
Poxel a enregistré 12,6 millions de coûts de R&D sur la période, relatifs principalement aux études cliniques des deux programmes dans la NASH, une maladie du foie (PXL770 et PXL065) et un reliquat de coûts de développement et réglementaires pour l'iméglimine au Japon
Après frais généraux et administratifs (-5,9 millions d’euros) et résultat financier (0,2 million d’euros, le résultat net au titre du semestre clos le 30 juin est une perte de 12,1 millions d’euros. Plus significatif pour une entreprise de biotechnologies à ce stade de son développement, le niveau de trésorerie en fin de semestre s'élevait à 46 millions d’euros, contre 37,2 millions d’euros six mois auparavant. Un solde qui ne tient pas encore compte du dernier versement de 4 millions de Sumitomo.
Pour le reste de l’année, la direction anticipe "des jalons d’étapes et progrès importants", avec dès la fin du mois de septembre les résultats de la phase 2a du PXL770 évaluant l'efficacité de cette molécule chez une centaine de patients susceptibles d’être atteints de NASH, ou stéatohépatite non-alcoolique, une pathologie silencieuse qui affecte peu à peu le foie en raison d'une alimentation trop riche. Toujours d'ici fin 2020, Poxel table sur la finalisation du programme de phase 3 (dernière phase des essais cliniques avant une éventuelle commercialisation) pour l'iméglimine aux États-Unis cette fois, marché où la société s'est associée à Roivant (via la filiale de ce dernier, Metavant) et pense également être en mesure de présenter des données précliniques supplémentaires pour ses plateformes AMPK (une enzyme intervenant dans le métabolisme énergétique) et de molécules de thiazolidinediones deutérées (des nouvelles formulations de molécules antidiabétiques déjà connues).
Et pour faire bonne mesure, la firme promet des présentations tant sur l'iméglimine, le PXL770 et le PXL065 à l’occasion de plusieurs congrès scientifiques ainsi que des publications de résultats dans des revues médicales.
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