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PERNOD RICARD

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Pernod ricard : Grâce à la Chine et l'Inde, Pernod Ricard n'a jamais autant vendu d'alcool dans le monde

jeudi 29 août 2019 à 11h20
Le titre Pernod Ricard pulvérise son record historique

(BFM Bourse) - Le groupe fondé en 1975 par le rapprochement de Ricard et Pernod devient la quinzième plus forte capitalisation du CAC : véritable valeur de luxe, Pernord Ricard pèse ainsi une fois et demi Crédit Agricole ou trois fois Renault. Grâce à Martell notamment, le numéro 2 mondial des spiritueux a fait mieux qu'attendu en 2018/2019 et promet une nouvelle accélération pour l'exercice en cours, sans oublier de récompenser ses actionnaires.

Nouveau plus haut historique pour Pernod Ricard en Bourse. Au vu de résultats encore supérieurs aux attentes pour son exercice 2018-2019 (clos fin juin), qui conduisent à accroître le rendement pour ses actionnaires via un dividende bonifié et un programme de rachat d'actions, l'action décolle vers 10h20 de 4,23% à 173,70 euros, battant ainsi nettement son précédent record historique. À ce niveau, le propriétaire du cognac Martell, du champagne Perrier-Jouët et de la vodka Absolut est désormais valorisé à plus de 46 milliards d'euros, ce qui en fait l'une des plus grandes capitalisations tricolores.

Ré-admis au sein du CAC 40 en 2003 seulement, Pernod Ricard peut se prévaloir d'un "excellent exercice 2018/2019, avec une nette accélération de l'activité". Son chiffre d'affaires a en effet progressé de 5,3% en données brutes, à 9,182 milliard d'euros, soit une croissance organique de 6% au-delà de ce que projetaient en moyenne les analystes financiers. Cette croissance a été principalement tirée par la Chine et l'Inde (+21% et +20% respectivement, marquant une nouvelle accélération par rapport à un exercice 2017/2018 déjà dynamique).

En Chine, où le succès de Martelle ne se dément pas, avec également de bonnes performances des marques Absolut, Jacob’s Creek, Ballantine’s Finest et The Glenlivet, ainsi que du segment champagne, le groupe a d'ailleurs pris la décision d'investir 1 milliard de yuans (125 millions d'euros) au cours de la prochaine décennie en édifiant à Emeishan, dans le Sichuan, sa première distillerie locale.

Chute des ventes en France

Aux Etats-Unis, le niveau de ventes a crû de 2% (stable en données brutes, ce qui était attendu compte tenu de la phase de déstockage chez les grossistes sur le segment des vins). En Europe, qui ne représente plus que 30% du chiffre d'affaires du groupe, la progression s'est limitée en +1%, avec des performances très contrastées d'un pays à l'autre puisque la Russie a connu une augmentation de 11% des ventes, alors qu'elles ont chuté de 5% en France notamment sur le segment premium et celui des anisés.

Quant au résultat opérationnel courant (ROC) de Pernod Ricard, il a progressé de 9,5% (+8,7% en données organiques ne tenant pas compte des acquisitions ni de l'effet favorable des changes) à 2,581 milliards d'euros, là aussi nettement au-dessus des prévisions formulées par les analystes, grâce à la capacité d'augmenter les tarifs sur les marques stratégiques, aux mesures d'optimisation ayant permis de gommer la hausse des matières premières et à une progression des frais généraux moindre que celle des ventes. Depuis 2011/2012, jamais le ROC n'avait progressé aussi vigoureusement.

Le résultat net part du groupe pour l'exercice écoulé est ressorti à 1,455 milliard d'euros, facialement en recul de 8% par rapport à un bénéfice 2017/2018 gonflé par des éléments exceptionnels financiers non récurrents. En données courantes, le bénéfice net aurait affiché une progression de 9,5%.

Nouvelle réduction de la dette

Au niveau du bilan, Pernod Ricard a généré un free cash flow de 1,366 milliard d'euros, permettant une nouvelle réduction de la dette nette malgré un dividende augmenté et les acquisitions tel le whiskey Rabbit Hole .

Compte tenu de la poursuite d’une forte génération de cash et de la baisse du ratio d'endettement, la direction -qui a fait l'objet en début d'année d'une offensive du fonds Elliott Capital- décide de faire évoluer la politique financière du groupe en accélérant la distribution du dividende, visant à redistribuer environ 50% du bénéfice net dès maintenant ce qui aboutit à une proposition de 3,12 euros par titre pour 2018/2019, contre 2,36 euros au précédent exercice.

En complément, Pernod Ricard va procéder à un programme de rachat d'actions doté d'un budget de 1 milliard d'euros sur les exercices 2019/20 et 2020/21, en fonction du cours de Bourse. Les actions acquises dans ce cadre auront vocation à être annulées, l'objectif étant d'améliorer mécaniquement le taux de bénéfice par action.

Pour l’exercice 2019/2020 entamé en juillet, "nous poursuivrons la mise en œuvre de notre plan 2019/21 Transform & Accelerate", a déclaré le PDG Alexandre Ricard. "Nous continuerons à soutenir nos marques et nos marchés prioritaires, nos investissements stratégiques et l’exécution de notre feuille de route de Développement Durable 2030. Dans un environnement particulièrement incertain, notre objectif pour 2019/20 est une croissance interne du résultat opérationnel courant entre +5% et +7%", a ajouté le dirigeant, petit-neveu du co-fondateur Paul Ricard.

Guillaume Bayre - ©2020 BFM Bourse
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