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Orange : Stéphane Richard soutenu par le gouvernement et l'opposition

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PARIS (Reuters) - Le PDG d'Orange, Stéphane Richard, paraît avoir le soutien du gouvernement comme de l'opposition pour rester à son poste malgré sa mise en examen pour "escroquerie en bande organisée" dans le dossier de l'arbitrage contesté en faveur de l'homme d'affaires Bernard Tapie.

Le conseil d'administration d'Orange se réunit ce lundi pour statuer sur son sort mais selon Le Monde.fr et le Journal du dimanche, l'Etat actionnaire, qui a trois représentants dans cette instance, a décidé de ne pas demander sa tête et d'autres administrateurs seraient aussi favorables à son maintien.

"L'Etat veut se donner du temps pour voir comment tout cela va évoluer. Nous verrons si le sujet devient très politique", explique une source gouvernementale citée par le JDD.

Contacté par Reuters, le ministère de l'Economie s'est refusé à commenter ces informations.

Interrogé par France 2, l'ex-ministre UMP de l'Economie François Baroin a pour sa part estimé que l'ancien directeur de cabinet de Christine Lagarde à ce poste était un "bon patron".

"C'est rare qu'un patron soit autant soutenu par les syndicats", a-t-il déclaré. "Si j'étais à Bercy et si j'étais le ministre de l'Économie et des Finances en titre, je demanderais à ce que les représentants de l'Etat maintiennent la confiance à quelqu'un qui a lui-même la confiance de ses salariés."

L'ancien Premier ministre UMP Jean-Pierre Raffarin, qui a pour sa part confirmé une tentative de médiation entre Bernard Tapie et le Crédit Lyonnais dès 2004, s'est dit "reconnaissant" envers Stéphane Richard pour avoir "apaisé une très belle entreprise".

Il faisait allusion au climat social qui prévalait dans l'ex-France Télécom, avec une série de suicides de salariés, avant l'arrivée de Stéphane Richard à la tête de l'entreprise.

Ce facteur pourrait peser dans la décision du gouvernement actuel, soucieux de ne pas déclencher une nouvelle crise au sein de l'opérateur public.

"Deuxièmement, il a droit comme les autres à la présomption d'innocence", a ajouté Jean-Pierre Raffarin sur Europe 1 et i>TELE. "Troisièmement je souhaite que le conseil d'administration (...) prenne sa décision non pas en fonction d'intérêts politiques mais en fonction d'intérêts de l'entreprise et de ses salariés."

Emmanuel Jarry, édité par Marc Angrand

Copyright © 2013 Thomson Reuters


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