(BFM Bourse) - Le fabricant de pneumatiques a indiqué mercredi soir qu'il dépasserait largement son objectif de flux de trésorerie libre. Ce qui met un peu de baume au cœur d'une action qui a souffert ces derniers mois.
Le statut boursier de Michelin, une action censée être réputée pour sa résilience, s'est clairement effrité l'an passé. Le groupe au bibendum a chuté de 11% en 2025, accusant la septième plus forte baisse du CAC 40.
La société clermontoise a grippé à plusieurs reprises les investisseurs, avec des résultats semestriels décevants, et, surtout, un important avertissement sur résultats, mi-octobre.
Le groupe avait notamment abaissé ses perspectives 2025 de résultat opérationnel des secteurs, son principal indicateur de rentabilité (et une mesure très proche du résultat opérationnel). Le cours de Bourse avait alors dévissé de près de 9% en une séance.
La société expliquait alors pâtir de l'atonie du marché américain, notamment sur la première monte pour les véhicules poids lourds et les engins agricoles.
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Rebond des volumes en 2026?
Au-delà de cet avertissement sur résultats, Michelin enchaîne depuis plus de deux ans les baisses de volumes, avec quatorze trimestres consécutifs de replis, selon Bernstein. Selon une récente note de l'intermédiaire financier, la direction a indiqué mi-janvier en attendre un quinzième, le groupe voyant encore les volumes baisser sur la période allant d'octobre à décembre.
Michelin compte, certes, renouer avec des volumes positifs cette année. Mais Bank of America juge que l'action ne présente pas de catalyseur à court terme. La banque s'attend à ce que l'année 2026 marque "un exercice de transition" pour le pneumaticien.
Le segment automobile et deux roues devra digérer des hausses de prix tandis que celui des camions et poids lourds souffrira de conditions économiques délicates, anticipe la banque.
L'entreprise dirigée par Florent Menegaux retrouve néanmoins de l'allant en Bourse, ce jeudi 22 janvier.
L'action grimpe de 2,6% alors que la société a prévenu qu'elle dépasserait son objectif de génération de trésorerie (qui avait donc été abaissé en octobre) pour 2025.
Michelin a expliqué que, sur la base de données préliminaires non auditées, son flux de trésorerie libre avant acquisitions avait atteint 2,1 milliards d'euros, soit bien plus que l'intervalle de 1,5 à 1,8 milliard d'euros livré en octobre dernier.
"Cette surperformance résulte principalement du pilotage des dépenses d'investissement et d'une gestion rigoureuse des opérations impactant le besoin en fonds de roulement (stocks, dettes fournisseurs et créances clients)", a expliqué la société.
Rendez-vous le 11 février
Selon un consensus cité par Berstein, les analystes tablaient, en moyenne, sur un flux de trésorerie de 1,66 milliard d'euros.
"Un flux de trésorerie libre supérieur aux attentes se traduira par une nouvelle année de désendettement, déjà à son plus bas niveau depuis 20 ans, et la manière dont Michelin choisira d'allouer son capital entre le retour à l'actionnaire (dividendes et rachats d'actions, NDLR) et les réinvestissements sera déterminante pour le dossier (en Bourse, NDLR)", explique l'intermédiaire financier.
Cette forte génération de cash et le récent message positif livré il y a deux semaines lors d'une conférence téléphonique "devrait permettre à Michelin de poursuivre son récent rebond en Bourse, tant de façon relative qu'absolue", juge de son côté Citi.
Michelin a par ailleurs confirmé anticiper un résultat opérationnel des secteurs compris entre 2,6 et 3 milliards d'euros.
Bernstein pense toutefois que la société est prudente et qu'elle pourrait avoir atteint le haut de cette fourchette.
La société publiera ses résultats annuels le 11 février après la clôture.
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