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METROPOLE TV

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Metropole tv : Le rachat de RTL et le recentrage du groupe M6 portent leurs fruits

mercredi 20 février 2019 à 11h24
Le titre M6 bondit après une excellente publication

(BFM Bourse) - Mardi après Bourse, le groupe M6 a dévoilé d'excellents résultats avec, notamment, un chiffre d'affaires en hausse de 7% et un résultat net qui bondit de près de 15%. Ces bénéfices ont été dopés par le recentrage stratégique opéré par le groupe en 2018. Le titre en profite.

Le groupe de télévision M6, abréviation de Métropole Télévision et du canal de diffusion n°6, a enregistré "le meilleur résultat opérationnel de son histoire" selon les termes de son directeur financier Jérôme Lefébure. Ce dernier, qui correspond ici à l'Ebita*, a progressé de 5% en 2018 par rapport à l'exercice précédent pour s'établir à 266 millions d'euros, tandis que les revenus du groupe ont de leur côté augmenté de 7,3% à 1,421 milliard d'euros. Mieux encore, le bénéfice net a bondi de 14,8% à 181,8 millions d'euros.

"Ces résultats démontrent la solidité de notre cœur de métier et l'efficacité de notre recentrage stratégique" se félicite Jérôme Lefébure, qui ajoute que "les activités médias, TV et radio font une belle année malgré un environnement difficile au niveau des audiences".

Hausse des recettes pub malgré une part d'audiences en léger repli

Le chiffre d'affaires et le résultat opérationnel courant du groupe sont portés par la croissance globale des recettes publicitaires (+12,6%), elles-même tirées par les activités numérique via la plate-forme 6play et l'intégration du pôle radio (RTL, Fun Radio et RTL2), pour la première fois sur quatre trimestres au lieu d'un seul en 2017 (année de leur rachat). De fait, si les revenus publicitaires des chaînes gratuites du groupe sont restés quasiment stables sur l'exercice 2018 (+0,5% à 834 millions d'euros), les autres revenus publicitaires ont presque doublé (+96% à 233 millions d'euros).

En moyenne, sur l'année 2018, M6 a réalisé 9,1% de part d'audience, en recul de 0,4 point par rapport à 2017. Pour redresser la barre et dans une optique de renouvellement des programmes, la chaîne mise principalement sur la fiction française avec plusieurs lancements prévus au cours de l'année 2019. Sur la TNT, l'audience de W9 se maintient (à 2,6%) tandis que celle de 6Ter baisse (à 1,6%). Ces deux dernières ont vu leurs recettes publicitaires stagner (+0,5%) en 2018, ce qui n'est "pas une contre-performance" selon Jérôme Lefébure qui précise que ces chaînes sont "dans le marché".

Le directeur financier du groupe évoque également la Coupe du monde de football et les Jeux olympiques qui "ont attiré des budgets publicitaires chez deux de nos concurrents (TF1 et France TV, NDLR)". Il considère que M6 a tout de même "continué à croître" parce que "la télévision est un média très efficace", tout comme le sont les audiences du groupe.

Recentrage stratégique

De son côté, le bénéfice net a profité des plus-values réalisées sur les cessions de monAlbumPhoto (+12,4 millions d'euros), un acteur du e-commerce spécialisé dans l'impression et le façonnage d'albums photos, et du club de football des Girondins de Bordeaux (+4,9 millions d'euros) pour toucher un plus haut depuis 2007, année lors de laquelle le groupe avait cédé TPS. À noter que le bénéfice net de M6 intègre le résultat net du FCGB (club de football) sur la période de détention par le groupe, à savoir les 10 premiers mois de l'année 2018 (+2,4 millions d'euros). Là encore, le directeur financier s'est félicité de la vente de "deux actifs jugés non stratégiques, pour laisser au groupe sa pleine capacité d'investissement".

Dans cette volonté de recentrer ses activités, M6 est par ailleurs entrée fin janvier en négociations exclusives avec le groupe Lagardère en vue d'acquérir son pôle télévision (hors Mezzo) qui comprend entre autres la chaîne gratuite Gulli et les payantes Canal J et Tiji. Si l'opération se concluait, le groupe détenu à 48% par RTL Group (lui-même sous le contrôle de la société allemande Bertelsmann, appartenant à la famille Mohn) mettrait également la main sur les chaînes payantes de divertissement du groupe Lagardère (Elle Girl TV, MCM, MCM Top ou encore RFM TV), ainsi que sur les plateformes de replay et sur les activités de distribution à l'international et de régie publicitaire associées. Ces activités représentaient, en 2017, à peine moins de 100 millions d'euros de revenus et leur acquisition devrait permettre à M6 de devenir "leader sur le segment en très forte croissance des contenus jeunesse à la demande", tout en se développant à l'international, grâce aux accords de distribution qui ont permis au pôle télévision de Lagardère d'être "présent dans plus de 91 pays", assure Jéröme Lefébure.

Flambée du titre

Au surlendemain du bond du titre TF1 (+16,8%) en réaction aux résultats annuels positifs présentés par le groupe de médias français, c'est au tour de l'action Métropole TV de flamber sur la cote parisienne mercredi matin avec une hausse de 11,2% -deuxième meilleure performance du SRD- à 15,96 euros vers 11h, dans un volume d'échanges représentant 0,2% du tour de table. Une envolée qui permet au titre de revenir à son niveau de début novembre dernier.

Oddo et Barclays en soutien

L'analyste d'Oddo BHF spécialiste du dossier a annoncé, mercredi matin, maintenir sa recommandation à l'achat sur le titre M6, après la publication de "bons résultats 2018" et "un début d'année publicitaire positif". Le broker réaffirme au passage son objectif de cours de 21 euros. Il laisse entrevoir un potentiel de hausse de 46% par rapport au cours de clôture de la mardi. La publication du groupe de médias français a également été saluée par Barclays, qui souligne des résultats "supérieurs aux attentes" et relève aussi "une bonne tendance publicitaire sur le mois de janvier 2019". L'analyste de la banque britannique réitère aussi sa recommandation à "surpondérer" avec un cours cible de 17 euros et juge le titre "peu cher" donc "attractif", puisque celui-ci s'échange selon un ratio capitalisation sur Ebitda estimé pour 2019 de 5,4, ce qui correspond à un "rabais de 5% par rapport à ses pairs" note Barclays.

*L'Ebita correspond au résultat opérationnel (ou EBIT) avant prise en compte des amortissements et perte de valeur des actifs incorporels (à l’exception des droits audiovisuels) liés aux acquisitions et résultat de cession d’actifs financiers et de filiales

Quentin Soubranne - ©2019 BFM Bourse
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