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MAUREL ET PROM

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Maurel et prom : Les États-Unis n'accordent toujours pas de licence pétrolière clef à Maurel & Prom au Venezuela, l'action recule

Aujourd'hui à 12:19
Maurel & Prom recule après une décision défavorable au Venezuela

(BFM Bourse) - Le groupe français spécialisé dans l'extraction de pétrole et de gaz naturel a été écarté de la liste des entreprises autorisées par les États-Unis à opérer au Venezuela. Maurel & Prom espère toujours obtenir cette licence clef en vue de de tripler sa production dans le pays.

Maurel & Prom est l'auteur d'un parcours boursier plus que convaincant, avec une action qui gagne plus de 35% depuis le début de l'année à la Bourse de Paris.

Le titre du groupe pétrolier a été placé au premier plan des différents développements géopolitiques qui ont animé le Venzeuela début janvier. Les États-Unis ont mené une opération militaire dans ce pays d'Amérique Latine, ce qui a entretenu les anticipations du marché autour d'un meilleur accès à l'or noir vénézuélien. Le pays détient l'une des plus importantes réserves prouvées de pétrole au monde.

"Nos très grandes compagnies pétrolières américaines, les plus importantes au monde, vont se rendre sur place, dépenser des milliards de dollars, réparer les infrastructures gravement endommagées (...) et commencer à générer des revenus pour le pays", avait déclaré Donald Trump début janvier.

C'est toujours "non"

A fortiori lorsqu'un exploitant évolue dans un pays comme le Venezuela, à l'image de Maurel & Prom, qui exploite le champ pétrolier d'Uraneta Oesta dans le lac Maracaibo, via une société mixte appelée Petroregional del Lago. Le groupe français détient 40% de cette société, les 60% restants appartiennent à PDVSA, (Petroleos de Venezuela).

Depuis l'entrée en vigueur des sanctions américaines, en avril 2019, le site continuait de produire, à faible cadence, mais sans la possibilité d'exporter et d'en tirer des bénéfices.

Pour opérer dans le pays, l'Office for foreign assets control (Ofac) donne en effet son blanc seing ou non aux groupes américains et étrangers pour effectuer des transactions et des activités liées à la production, au captage, à la vente ou à l'exportation de pétrole ou de gaz au Venezuela.

Les espoirs du marché quant à une hausse de l'activité de Maurel & Prom dans le pays se sont légèrement évanouis après la publication ce lundi 16 février d'un communiqué de presse sobrement intitulé "Point sur le Venezuela", qui apporte une réaction à la récente décision de l'Ofac.

Cet organisme américain a en effet a émis, vendredi 13 février, sa Licence Générale 50 ("GL 50") qui donne donc les autorisations pour exploiter le sol du Venezuela. Maurel & Prom explique qu'il ne figure pas, pour l'heure, dans la liste des entités couvertes par cette licence.

L'Ofac a autorisé les groupes pétroliers BP, Chevron, Eni, Repsol et Shell à opérer au Venezuela. "Le texte officiel de l’Ofac ne donne aucune raison expliquant pourquoi ces cinq opérateurs ont été sélectionnés et pourquoi d’autres, comme Maurel &Prom, ne le sont pas. Ainsi aucune motivation formelle (risque, conformité, historique, type d’actifs, nationalité…) n’a été communiquée", indique Ahmed Ben Salem, l'analyste en charge de la couverture de Maurel & Prom pour Oddo BHF.

Un "GL 50 appelé à être élargi"

Pour autant, Maurel & Prom ne jette pas l'éponge. La société dit considérer cette évolution comme une étape constructive et "demeure en dialogue actif avec les autorités compétentes, en vue d’obtenir une autorisation dès que possible".

"Les équipes sont prêtes à engager la prochaine phase de redéveloppement du champ dès que les conditions réglementaires et commerciales le permettront", affirme Maurel & Prom. Pour Oddo BHF, rien n’indique donc que Maurel & Prom sera exclu durablement de cette licence.

"Il est possible que l’Ofac ait retenu dans une première vague les majors pour ouvrir à nouveau le secteur à d’autres acteurs, la politique Ofac en 2024–2026 a déjà montré des extensions successives des licences", tient à préciser Ahmed Ben Salem.

À la Bourse de Paris, l'action Maurel & Prom contient son repli à moins de 3% vers 12h10 après avoir lâché plus de 6% dans les premiers échanges, ce lundi 16 février. Après avoir été cueilli à froid, le marché tient à relativiser cette déconvenue au Venezuela.

Un excellent catalyseur

Tout n'est pas si sombre pour autant. Maurel & Prom rappelle dans sa communication du jour que les opérations sur le champ d’Urdaneta Oeste "se poursuivent normalement". La production moyenne à 100% s’est élevée à environ 21.000 barils par jour en janvier 2026, ce qui représente 8.400 barils par jour (au prorata de la participation de Maurel & Prom dans ce projet).

Son directeur général, Olivier de Langavant espérait encore jeudi 12 février reprendre les activités pétrolières dès la fin de la semaine écoulée.

"On a un très beau gisement, qui faisait à l'origine 13.000 barils par jour. On l'a fait monter à 20.000 et on voudrait tripler la production pour atteindre 60.000, voire 80.000", avait expliqué le dirigeant dans l'émission Good Morning Business sur BFM Business.

Dans un scénario optimiste, dans lequel Maurel & Prom récupère sa licence et augmente sa production, les analystes de Kepler Chevreux estiment la juste valeur de ces actifs à environ 2,10 euros par action.

Pour Oddo BHF, Maurel & Prom "se trouve dans une position très confortable" en dépit de la situation d'enlisement du groupe au Venezuela.

Le groupe présente "un point mort particulièrement bas à 30 dollars le baril et en incluant les "capex" (dépenses d'investissement à environ 55 dollars le baril ce qui offre une bonne résilience et se trouve en position de trésorerie très solide pour accélérer ses initiatives en matière de M&A (fusions acquisitions)", apprécie le bureau d'études, qui reste à surperformance sur le titre avec un objectif de cours de 6,3 euros.

Ce cours cible ne prend pas en compte la levée des sanctions au Venezuela, qui serait "un excellent catalyseur" et placerait le curseur à 8,6 euros.

Sabrina Sadgui - ©2026 BFM Bourse
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