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Edenred : Une éclaircie sur la régulation au Brésil propulse Edenred et Pluxee en Bourse

Aujourd'hui à 15:45
Edenred rebondir en Bourse

(BFM Bourse) - Les deux spécialistes des avantages aux salariés grimpent fortement ce mercredi 21 janvier. Plusieurs analystes évoquent, notamment, la suspension temporaire d'un décret portant une évolution favorable de la réglementation au Brésil. Cette suspension ne concerne pour l'heure qu'Edenred.

Edenred et Pluxee ont mordu la poussière en Bourse, ces derniers trimestres. Sur un an, les deux spécialistes des avantages aux salariés (titres restaurant, titres cadeaux) perdent respectivement 41% et 46,5%, et Edenred a été éjecté du CAC 40 en décembre dernier par Eiffage.

Les deux titres ont été plombés par une évolution défavorable de la régulation en Italie, survenue en septembre dernier, et de risques réglementaires en France et au Brésil.

Si ces menaces sont pour le moment restées lettre morte en France (le pays n'ayant toujours pas de loi de Finances pour 2026), cela n'est pas le cas au Brésil.

Le président Luiz Inacio Lula da Silva a signé en novembre un décret modifiant le "PAT", le programme d'alimentation des travailleurs, qui régit les règles des titres-alimentaires et titres-restaurants au Brésil. Ce qui avait alors fait plonger les actions des deux entreprises.

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Le secteur rebondit

Aussi bien Pluxee qu'Edenred retrouvent toutefois des couleurs en Bourse ce mercredi 21 janvier. Edenred s'adjuge 8,6% tandis que Pluxee gagne 7,9%, vers 15h40.

Plusieurs éléments peuvent expliquer cette hausse. Un intermédiaire financier évoque une note de recherche de Kepler Cheuvreux qui souligne la faible valorisation des deux groupes tout en avançant que les risques sur la régulation sont désormais contenus.

Surtout, deux analystes lient ce mouvement à la régulation au Brésil. "Un juge des référés a suspendu le décret (celui signé en novembre par le président Lula, NDLR)", explique l'un d'entre eux.

"Edenred a obtenu la suspension temporaire et pour lui seulement du décret. On attend ce que diront les autres juges pour les autres groupes. Mais le marché comprend aujourd'hui que si un juge dit que mettre en place un plafond sur les commissions n'est pas forcément légal c'est que le risque réglementaire n'est peut-être pas aussi élevé qu'on le redoutait", développe un second analyste.

Contacté par BFM Bourse, Edenred a confirmé ces informations. "Dans le cadre d'une procédure de référé, un juge a temporairement suspendu tous les effets du décret. Cette décision ne s'applique qu'à Ticket (Edenred), même si d'autres émetteurs ont également saisi la justice", a indiqué la société française.

"Le gouvernement dispose de 30 jours pour faire appel de cette décision du juge. Dans ce cas, un rapporteur sera nommé par la Cour et, une fois nommé, une décision devrait être rendue dans les semaines qui suivent afin de confirmer la décision du juge (c'est-à-dire confirmer la suspension des effets du décret à Edenred) ou d'invalider cette décision (c'est-à-dire confirmer les effets du décret à Edenred)", développe l'entreprise.

"Comme pour la décision de première instance rendue dans le cadre de la procédure de référé, cette décision d'appel constituera une mesure provisoire jusqu'à ce qu'un jugement définitif soit rendu sur le fond du décret présidentiel", ajoute encore Edenred.

Le groupe explique que le jugement définitif, qui tranchera le litige au fond, devrait être rendu fin 2026 ou début 2027, et pourrait faire là encore l'objet d'un appel.

Un lourd décret au Brésil

Rappelons que le décret brésilien contient une batterie de mesures défavorables au secteur avec un plafonnement des commissions payées par les restaurateurs et marchands auprès des émetteurs de titres-restaurant ou une réduction du délai maximal de remboursement des titres restaurant.

Ce délai correspond à la période entre le moment où l'argent est utilisé par le salarié dans un restaurant ou chez un commerçant et celui où l'argent est effectivement transféré de l'émetteur vers le restaurateur ou le commerçant.

Le décret brésilien introduit également l'interopérabilité sur le marché des titres-restaurant. Pour simplifier, l'idée serait de permettre à un potentiel nouvel entrant sur le marché des titres restaurant et alimentaires de bénéficier des réseaux des acteurs déjà établis. En clair, ses titres seraient acceptés chez les commerçants qui acceptent déjà les systèmes de ses concurrents.

"Cela signifierait que les petits opérateurs auraient accès au réseau commercial plus important des opérateurs historiques, ce qui, à notre avis, rendrait le marché plus concurrentiel", expliquait Barclays en novembre.

Ces mesures ont un impact significatif sur Edenred et Pluxee, le Brésil étant le premier marché des avantages aux salariés.

Edenred expliquait que si l'ensemble des modalités était mis en œuvre, son résultat brut d'exploitation (Ebitda) baisserait de 8% à 12% en 2026, alors que la société table (pour le moment) sur une hausse de 2% à 4% pour cette même année. Ce qui représente donc un impact allant de 16 à 10 points de pourcentage sur l'Ebitda.

Pluxee de son côté avait abaissé ses objectifs pour son exercice clos en 2026, anticipant un chiffre d'affaires stable et une marge d'Ebitda récurrent en légère hausse, alors que la société tablait précédemment sur une hausse "high single digit" (entre 7% et 9%) de ses revenus et une hausse de sa marge d'Ebitda récurrent de 1 point de pourcentage.

Julien Marion - ©2026 BFM Bourse
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