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CAC 40

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CAC 40 : Pas de fédération du camp vendeur

lundi 11 mars 2019 à 08h36

(BFM Bourse) - Alors que se multiplient les preuves statistiques d'un ralentissement marqué de l'activité économique mondiale, sur fond de guerre commerciale interminable entre Washington et Pékin, les marchés d'actions français ont significativement reflué vendredi, en clôturant toutefois loin de leur plus bas de séance. Le CAC 40, indice phare tricolore, a perdu 0,70% à 5 231 points.

Après la révision à la baisse de la croissance chinoise par l'exécutif et la publication du plus important recul des exportations chinoises sur une période de trois ans, c'est désormais au tour de l'inflation de l'Empire du Milieu de montrer des signes de ralentissement.

Pour rappel, l'OCDE ne prévoit "que" 3.3% de croissance dans le monde cette année, contre 3.6% en 2018, pour rappel. Et le Premier Ministre chinois a officiellement annoncé s'attendre à une croissance du PIB comprise entre +6.0 et +6.5% cette année, sur fond de guerre commerciale interminable avec les Etats-Unis. Et la Zone Euro vient de confirmer en données révisées la faiblesse de la croissance de son PIB au 4ème trimestre 2018 (+0,2%, données conformes au consensus et aux précédentes estimations).

La Banque Centrale Européenne, qui achevait jeudi une réunion clef de son Conseil des Gouverneurs, a clairement pris acte de cette nouvelle donne. M. Draghi a indiqué que les taux directeurs resteraient à leurs niveaux actuels "au moins jusqu'à la fin de 2019". L'horizon précédemment évoqué était "au moins jusqu'à l'été 2019", ce qui laissait en théorie une brève fenêtre avant son départ fin octobre pour un éventuel modeste durcissement. Pour l'anecdote, ses prédécesseurs -Wim Duisenberg et Jean-Claude Trichet- avaient eu l'occasion d'ajuster leur politique dans les deux sens, Mario Draghi deviendra donc le seul à n'avoir opéré que des baisses de taux.

Au chapitre macroéconomique, la journée de vendredi a été marquée par un rapport mensuel fédéral sur l'emploi américain pour le moins déstabilisant. Le taux de chômage a certes battu le consensus, en ressortant à 3.8% de la population active, mais le volume des créations de postes dans le secteur privé est ressorti à 20 000, un niveau famélique par rapport aux précédentes échéances, et très largement en-deçà du consensus (180K). Un coup dur alors même que les différentes antennes de la Fed, dans leurs analyses compilées au sein du Livre Beige, se basaient sur la puissance du marché de l'emploi pour se montrer rassurantes face aux craintes des conséquences du ralentissement mondial sur l'économie américaine.

Sur le front de l'immobilier en revanche, les mises en chantier de logements et les permis de construire sur le mois de janvier ont battu leurs cibles respectives.

Quelques bonnes surprises en revanche à signaler côté français, avec des cibles très largement battues pour la production industrielle au mois de janvier (+1.3%) et un creusement moins fort qu'anticipé de la balance commerciale.

Ce matin une heure avant l'ouverture des marchés d'actions, deux chiffres décevants en provenance d'Allemagne, sur la production industrielle et la balance commerciale, viennent d'être publiés, largement en deçà de leurs cibles respectives.

Côté valeurs, les valeurs bancaires, déjà affectées la veille par les propos de M. Draghi, ont une nouvelle fois souffert vendredi, à l'image de Crédit Agricole (-0,54% à 10,60 euros), Société Générale (-2,47% à 25,30 euros), Natixis (-1,57% à 4,528 euros), ou BNP-Paribas (-1,93% à 42,345 euros).

Le secteur automobile au sens large continuait de subir les craintes d'un ralentissement marqué de la santé économique mondiale, à l'image de Renault (-0,94% à 57,19 euros), Peugeot (-1,03% à 21,13 euros), Michelin (-1,47% à 100,70 euros), Plastic Omnium (-1,91% à 24,10 euros), Valeo (-1,32% à 26,17 euros), ou encore Faurecia (-0,84% à 39,91 euros).

CGG a plongé de 7,59% à 1,485 euro, les investisseurs marquant leur défiance après la publication de perspectives mitigées.

Plongeon également du géant de l'optique ophtalmique Essilor Luxottica (-6,30% à 101,80 euros), dans de puissants volumes d'échanges, après la publication de ses résultats annuels.

De l'autre côté de l'Atlantique, les principaux indices sur actions, dans un premier temps vendredi assommés par le contenu du rapport mensuel fédéral sur l'emploi, ont regagné du terrain tout au long de la séance, pour finalement clôturer la journée à des niveaux proches de l'équilibre: -0,09% à 25 450 points pour le Dow Jones et -0,18% à 7 408 points pour le Nasdaq Composite, indice) à forte "coloration" technologique. Le S&P 500, baromètre de référence de l'appétit pour le risque aux yeux des gérants de fonds, s'est légèrement contracté, de 0,21% à 2 743 points.

Un point sur les autres classes d’actifs à risque : vers 08h00 ce matin sur le marché des changes, la monnaie unique se traite à un niveau proche des 1.1230$. Le baril de WTI, un baromètre de l’appétit pour le risque sur les marchés financiers, s’échangeait autour de 56.40$.

Sur le plan macroéconomique ce lundi, à suivre côté américain les ventes au détail à 13h30, et les stocks des entreprises à 15h00. Les investisseurs noteront que la côte Est des Etats-Unis est passée à l'heure d'été ce week-end, et que la France n'y passera que dans trois semaines. A savoir que dans l'intervalle, Wall Street n'ouvrira pas à 15h30 mais à 14h30, et que les traditionnels rendez-vous macroéconomiques de 14h30 seront par conséquent publiés, en heure française, à 13h30.

Les investisseurs cette semaine s'intéresseront naturellement aux nouveaux développements sur les conditions de sortie du Royaume-Uni de l'Union Européenne. L'approche de nouvelles échéances à l'issue incertaine et aux conséquences économiques potentiellement lourdes ne provoque à ce stade aucun mouvement de peur.

ELEMENTS GRAPHIQUES CLES

Si la semaine passée aura marqué un reflux des cours, complètement légitime à ce stade de l'avancée des cours, nous n'avons pas assisté à ce stade à la formation d'une quelconque figure de retournement. Il est à ce titre particulièrement intéressant de noter que la bougie hebdomadaires formée la semaine passée n'a aucune structure remarquable de retournement baissier (en particulier aucune structure d'englobante). Par ailleurs, la réaction positive quasi immédiate vendredi en fin de séance, a montré qu'une partie des investisseurs, à l'affût de la moindre occasion d'entrer sur le marché, reste impatiente. Avis positif dès la séance de ce lundi.

PREVISION

Au regard des facteurs graphiques clés que nous avons mentionnées, notre avis est positif sur l'indice CAC 40 à court terme.

Ce scénario haussier est valable tant que l'indice CAC 40 cote au dessus du support à 5205.00 points.

Idée d'investissement
avec Société Générale
Si vous souhaitez miser sur notre scénario, le Turbo Société Générale 5817S est adapté.

Le conseilLogo TradingSat

CAC 40
Positif
Résistance(s) :
5300.00 / 5445.00 / 5560.00
Support(s) :
5205.00 / 5081.00 / 4730.00

Graphique en données horaires

CAC 40 : Pas de fédération du camp vendeur (©ProRealTime.com)

Graphique en données quotidiennes

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